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    Oracle : Créer

    Nouvelle carte de cet oracle #puiserdansleslivres avec le maître-mot Créer! Créer comme impulser, produire une étincelle, vitaliser, donner de l’élan, entraîner…  Certains livres sont de vrais moteurs qui allument ou nourrissent notre feu créateur, nous font faire des sauts de côté et gambader dans des champs qu’on croyait trop lointains. Certains livre nous donnent une envie folle de refaire le monde, d’écrire, de peindre, de chanter, d’apporter un peu plus de notre âme à la danse collective. Ce sont ces livres là que j’avais envie de célébrer aujourd’hui.  Je vous présente donc quelques livres qui ont joué ce rôle pour moi et je suis très curieuse d’en savoir plus sur…

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    Medicine River, Thomas King.

    Traduit de l’anglais par Hughes Leroy. “Mais tous ces gens là-bas, en Allemagne, au Japon, en France, même à Ottawa, ils n’ont pas envie d’entendre ces histoires-là. Ils veulent les histoires des Indiens d’autrefois. Moi, j’ai de très bonnes histoires sur le monde d’aujourd’hui, des histoires très amusantes, mais eux, ils me disent : non, parlez-nous des jours anciens. Alors, j’en parle.” A la mort de sa mère Will revient, sans l’avoir véritablement prévu, s’installer à Medicine River – la ville de son enfance- et y ouvrir l’unique studio de photographie autochtone. Il y mène sa vie sous le regard bienveillant et les conseils truculents de son ami Harlen Bigbear,…

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    Zarbie les yeux verts, Joyce Carol Oates.

    Traduit de l’anglais par Diane Ménard.  “Plus tard j’y repenserai comme à un passage. C’est peut-être ce que faisait ma mère aussi. Passer. D’un territoire connu à un territoire inconnu. D’un endroit où les gens vous connaissent à un endroit où les gens pensent seulement vous connaître. Comme si l’on traversait à la nage un vrai fleuve, un fleuve traitre et dangeureux, et que, réussissant à atteindre la rive opposée, on devienne une personne différente de celle qu’on était.“ Francesca préfère qu’on l’appelle Frankie et devient parfois Zarbie mes yeux verts lorsqu’elle se sent devenir indépendante et puissante. En pleine adolescence elle grandit entre un père commentateur sportif adulé des…

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    Vigile, Hyam Zaytoun.

    ” – Si tu reviens, mon amour, qu´est-ce qui en toi aura changé ? Et si je me prépare au pire, parce qu’on me l’a demandé, parce que c’est toujours comme cela que je fais, depuis toute petite, et sans pouvoir faire mieux, je sens, en même temps, tellement présent cet entêtement fou, cette énergie d’amour et de colère, que ces mots tant de fois chuchotés me donnaient à connaître, il y a presque vingt ans. En mon corps le même souffle, le même battement du cœur. Je vais me lever, longer le couloir, pousser la porte de la chambre. Je poserai la main sur ta poitrine et peut-être tu frémiras : – Je suis ta…

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    La poésie comme mode d’emploi du monde, Pascale Seys.

    “Quelqu’un te donne un livre  il est écrit dessus  voici le mode d’emploi du monde  tu ouvres le livre  il y a un poème  le poème est donc le mode d’emploi qui te permet d’habiter les sombres temps d’aujourd’hui  le poème qui pulvérise le langage  le poème qui travaille la chair du monde  le poème qui ouvre le sens, qui questionne la vie et la mort  le poème, main tendue à l’être et à l’autre  le poème, lieu d’hospitalité  le poème qui t’illumine au plus obscur de toi-même  le poème qui surgit entre boue et étoile  oui ce poème que tu as devant toi, de Rilke, de René Char, de…

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    Retour à Birkenau, Ginette Kolinka avec Marion Ruggieri.

    “La dernière fois que je suis retournée à Birkenau, c’était au printemps. Les champs se couvraient de fleurs, l’herbe était verte, le ciel limpide, on pouvait entendre les oiseaux chanter C’était beau. Comment puis-je employer un mot pareil ? Et pourtant, je l’ai dit ce mot, je l’ai pensé : “C’est beau”.”  Le court témoignage d’une rescapée des camps de 94 ans. Après s’être tue pendant 50 ans elle est progressivement intervenue auprès des écoles pour partager son histoire avant de la coucher sur le papier avec l’aide de Marion Ruggieri.  Son long silence est celui d’une grand partie des rescapés. Un silence lié à la fois à la pudeur,…

  • Lectures,  Photographie

    La chambre claire, Roland Barthes.

    Pour ce #jeudiphotographie, retour vers un texte fondateur : La chambre claire, note sur la photographie de Roland Barthes. Un texte essentiel que Barthes écrit peu de temps après la mort de sa mère et qui interroge ce qui différencie la photographie des autres moyens de représentation. De façon à la fois très réfléchie et très personnelle, le philosophe évoque notamment le rapport entre la photographie et la mort; cette idée que ce que l’on voit en photo a existé, était vivant à cet instant et que son impact perdure une fois mort. Au-delà de côté parfois un peu fastidieux du vocabulaire latin utilisé pour expliquer les différents effets de la…

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    Vango T1, Timothée de Fombelle.

    “Avant tout il fallait voir le monde. Il sentit que c’était cette rapidité qui faisait la force de cette rencontre. Des vies qui se touchent plus fort quand elles se bousculent, parce qu’elles passent avec élan.” Tout jeune homme sur le point d’être ordonné prêtre, Vango est accusé de meurtre. Il prend la fuite pour échapper à la police. Il est également poursuivi par d’autres personnes mystérieuses, aux intentions peu aimables. Vango ne sait rien de son passé. Il a grandi auprès de “Mademoiselle” sur une île italienne sauvage et s’interroge sur ses origines. Dans sa fuite, il croisera la course folle du monde des années 30… J’ai lu ce…

  • Lectures

    Moby Dick, Herman Melville.

    Traduit de l’anglais par Armel Guerne.  “Mieux vaut, par conséquent, ne pas trop s’étonner de la conduite extraordinaire de ces cachalots affolés devant nous, car il n’est de folie chez aucun animal sur cette terre que ne surpasse infiniment la démence des hommes.”  Avant d’en dire plus sur mes impressions, il faut que je vous donne un peu de contexte.  Ce livre est un des livres de “référence” de l’homme que j’aime et avec qui je vis depuis plus de 15 ans. Un livre dont il m’a donc chanté les louanges à maintes reprises et dont il m’a offert cet exemplaire afin de m’encourager à le lire. Rien n’y a fait,…

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    La poésie de Langston Hughes

    Pour ce #lundipoésie je reviens aux poèmes de Langston Hughes dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps. J’ai choisi de vous présenter le poème “Harlem” extrait du recueil “A dream deferred” que j’aime énormément.Je n’ai pas l’impression qu’il soit traduit en français ce qui est à la fois incompréhensible et bien dommage d’ailleurs… “What happens to a dream deferred?Does it dry uplike a raisin in the sun?Or fester like a sore—And then run?Does it stink like rotten meat?Or crust and sugar over—like a syrupy sweet?Maybe it just sagslike a heavy load.Or does it explode?”