Lectures

Des raisons de se plaindre, Jeffrey Eugenides.

Traduit de l’anglais par Olivier Deparis.

En mâchant son hamburger, Kendall avait compris que c’était ainsi que les gens parlaient dans le monde réel : ce monde qui était le sien et où paradoxalement il n’était pas encore entré. Dans ce monde-là, il y avait des logiciels sur mesure, des actionnaires qui touchaient des dividendes, et des grands groupes qui se livraient des luttes machiavéliques et toutes ces choses vous permettaient de vous garer dans votre allée pavée personnelle au volant d’une range rover vert feuillage d’une beauté déchirante.

Dix nouvelles sur des personnages – souvent des hommes – entre deux, entre deux sentiments, entre deux vies… et plutôt cassés en morceaux. L’auteur les observe avec ironie et avec beaucoup de précision : les personnages en sortent rarement grandis mais ils auront gagné une profondeur qu’on ne leur aurait sans doute pas donné dans la vie réelle.

J’ai beaucoup aimé ce recueil un peu sombre et plein d’humour et le format de la nouvelle m’a permis de lire sans avoir à me concentrer trop longuement.

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