• Lectures

    Danseur d’herbe, Susan Power

    Traduit de l’américain par Danièle et Pierre Bondil. ” Au lieu de cela, je lui dis :– Nous refusons de nous laisser avilir.Il demeura bouche bée, sa langue pointant puis se retirant comme celle d’un crapaud aux aguets. Il ravala les mots qu’il s’apprêtait à prononcer. J’en appréhendai rapidement la raison. Dans la vision du monde qui était sienne, nous étions déjà un peuple avili qu’il avait l’intention d’élever, à lui tout seul, jusqu’au royaume radieux de la civilisation.” L’histoire d’une famille d’indiens sioux du Dakota à travers les âges racontée par les liens entre ses femmes, les savoirs, les légendes et les dons transmis. Comment être digne de ses…

  • Lectures

    Jonny Appleseed, Joshua Whiteman.

    // EN VACANCES// “Yeah, an NDN home is like a dandelion : pretty but disposable, and imbued with a million little seeds that dissolves into wishes for little white hands that pluck.“ Jeune bispirituel dans le désordre de Winnipeg, Jonny se prépare à revenir dans sa réserve natale pour enterrer son beau-père. Les 7 jours qui le séparent de ce retour symbolique sont l’occasion pour lui, tout en intensifiant ses shows érotiques tarifés pour rassembler l’argent du voyage, de se remémorer les éléments essentiels de son enfance. De ce cheminement se dégagent l’affection décisive de sa grand-mère et de sa mère, son amour pour son ami d’enfance et la conviction…

  • Photographie

    Les photographies de Patricia Lefebvre

    // EN VACANCES//  Ce #jeudiphotographie poursuit donc le #lundipoésie du début de semaine pour vous faire découvrir les images de Patricia Lefebvre, photographe ariégeoise partie en immersion au cœur des terres Innues durant 6 mois.  Elle nous donne à voir de façon sobre et sans cliché la puissance vitale d’une communauté qui s’attache à faire perdurer sa culture en dépit de l’enfermement de la colonisation et des dérives d’une modernité qui l’éloigne de la nature.  Des images intemporelles et réconfortantes tant elles sont pour moi synonymes d’espoir. 

  • Lectures

    Les poèmes de Rita Mestokosho

    //EN VACANCES//  Aujourd’hui un #lundipoésie qui se poursuivra dans la semaine pour le #jeudiphotographie avec, encore, un excellent ouvrage paru @editions.bruno.doucey : Née de la pluie et de la terre.  Ce recueil mêle poésie et photographie et célèbre la rencontre de Rita Mestokosho, poétesse innue et Patricia Lefebvre, photographe ariégeoise.  Certains des poèmes sont présentés en version bilingue innu et français avec une traduction assurée par l’auteure elle-même, certains sont écrits directement en français. Les thèmes en sont universels, preuve une fois de plus qu’il n’y a pas de langue “anecdotique” et que chaque mot, dans chaque langage, résonne avec le vivant.   Dans la vie d’un Innu.  “Dans la vie…

  • Lectures

    Medicine River, Thomas King.

    Traduit de l’anglais par Hughes Leroy. “Mais tous ces gens là-bas, en Allemagne, au Japon, en France, même à Ottawa, ils n’ont pas envie d’entendre ces histoires-là. Ils veulent les histoires des Indiens d’autrefois. Moi, j’ai de très bonnes histoires sur le monde d’aujourd’hui, des histoires très amusantes, mais eux, ils me disent : non, parlez-nous des jours anciens. Alors, j’en parle.” A la mort de sa mère Will revient, sans l’avoir véritablement prévu, s’installer à Medicine River – la ville de son enfance- et y ouvrir l’unique studio de photographie autochtone. Il y mène sa vie sous le regard bienveillant et les conseils truculents de son ami Harlen Bigbear,…

  • Lectures

    Split Tooth, Tanya Tagaq

    “We are our ancestors. The spiritual umbilicus is apparent to all. The dead look upon us with the pure love of a mother’s gaze. But the dead love is even more because of our flawed flesh and eternal confusion. The removal from form allows for total and complete unconditional love. We carry our dead with us like helium balloons. There is no breaking the umbilicus.“ Une jeune adolescente Inuite des années 70 partage ses multiples apprentissages. Liens familiaux intenses et parfois pervertis, expériences en bande d’ados testant tous les moyens de se droguer, découverte des premiers émois, violences en tous genres, relation profonde avec une Nature singulière, retours en classe…

  • Lectures

    La poésie de Joy Harjo

    Un #lundipoésie amérindien (et anglophone) avec la poésie de Joy Harjo dont j’ai découvert l’existence il y a peu en lisant son autobiographie Crazy Brave.Cette artiste poétesse, musicienne, activiste et enseignante est d’origine Creek. Elle est la première amérindienne nommée poète officielle des Etats-Unis (pour un “mandat” allant de 2019 à 2021) dans un contexte où la reconnaissance des violence faites aux amérindiens en est encore à ses balbutiements… J’ai lu ce recueil de poésie avec un grand plaisir, parfois à voix haute tant les textes semblent faits pour être chantés ou racontés. Je n’oserai pas me lancer dans une traduction sauvage c’est pourquoi je partage ici deux textes directement en anglais…

  • Lectures

    Moon of the crusted snow, Waubgeshig Rice.

    “He kicked up frozen shrapnel each time he raised a foot. A fine powder lay underneath. The conditions made him think of the specific time of year. There’s a word for this, he thought, trying to remember with each high step across the hard snow. His knees raised as if to rev his mind into higher gear. He looked up to the lumpy clouds in the hope that the word would emerge like a ray of sunlight through overcast sky. “Onaabenii Giizis,” he proudly proclaimed out loud. “The moon of the crusted snow.” His words fell flat on the white ground in front of him and he wondered which month…

  • Lectures

    Crazy Brave, Joy Harjo.

    “Though we have instructions and a map buried in our hearts when we enter this world, nothing quite prepares us for the abrupt shift to the breathing realm.“ Comment – alors que je lis des auteur(e)s amérindiens avec appétit depuis presque 20 ans – ai-je pu ignorer l’existence de Joy Harjo ?! J’en reste perplexe et un nouveau monde s’ouvre à moi… Je fonce faire l’emplette de ses recueils de poésie. L’auteure retrace ici son enfance et ses chemins de vie jusqu’à ce qu’elle plonge enfin dans la Poésie pour être pleinement elle-même.Un parcours amérindien malheureusement classique marqué par le racisme, la pauvreté, la violence masculine, l’alcool…mais aussi par la…

  • Lectures

    Where the dead sit talking, Brandon Hobson.

    “The period in my life of which I am about to tell involves a late night in the winter of 1989, when I was fifteen years old and a certain girl died in front of me. Her name was Rosemary Blackwell. It happened when she and I were living with a family in foster care, and though the details are complicated, I still think about her often. I’m alive and she’s dead. I should tell you this is not a confession, nor is it a way to untangle the roots and find meaning.“ Sequoyah, jeune adolescent améridien déplacé de foyer en famille d’accueil, arrive un jour chez les Troutts au…