• Lectures

    Ce qu’elles disent, Miriam Toews.

    Traduit de l’anglais par Lori Saint Martin et Paul Gagné. “Si j’ai bien compris, nous, les femmes, avons déterminé trois choses auxquelles nous estimons avoir droit.Lesquelles ? demanda Greta.Nous voulons que nos enfants soient en sécurité, répond Mariche. Elle s’est mise à sangloter doucement, elle a du mal à parler, mais elle poursuit quand même. Nous voulons rester fidèles à notre foi. Nous voulons pouvoir penser.“ Dans une communauté mennonite de Bolivie, les femmes, les adolescentes et les petites filles se réveillent endolories pendant plusieurs années. Elles ont été chimiquement endormies puis violées par certains hommes de la communauté.Sur la base de ce fait réel, l’auteure imagine qu’à l’occasion du…

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    Son corps et autres célébrations, Carmen Machado.

    Traduit de l’anglais par Hélène Papot. “Elle me fascine, c’est tout ce que je peux dire. Elle est accommodante, mais pas à la manière dont je l’étais – dont je le suis. Elle est comme de la pâte, avec une façon de se laisser pétrir qui masque sa robustesse, ses propriétés.“ 8 nouvelles qui enquêtent sur le rapport au corps et au désir entre homme et femme ou femme et femme. Des nouvelles féministes, parfois inquiétantes ou juste déroutantes… Elles ne m’ont pas toutes convaincues mais Le point du mari, Inventaire et Huit bouchées m’ont beaucoup plu et fait réfléchir. Merci @toutcequejaimais et @ledevorateur de m’avoir fait découvrir cette auteure !

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    Sacrifices, Ellison Cooper.

    Traduit de l’anglais par Cindy Colin Kapen. Une neuroscientifique spécialisée dans le comportement des psychopathes et travaillant pour le FBI (elle a déjà traversé son lot d’épreuves dans le tome 1 de cette série) enquête sur un charnier découvert dans une forêt. Dans un contexte où son département fait l’objet de pressions et où un psychopathe anonyme et bien placé lui propose son aide, la jeune femme n’est pas au bout de ses peines… Tout ceci donne un polar ultra-nerveux aux rebondissements multiples et aux personnages variés. Le lecteur n’a pas de répit et tourne les pages en se demandant où tout cela va mener!Ce rythme intense est parfois un…

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    Le temps de l’innocence, Édith Wharton.

    Traduit de l’anglais par Madeleine Taillandier. “C’est ainsi dans ce vieux New York, où l’on donnait la mort sans effusion de sang; le scandale y était plus à craindre que la maladie, la décence était la forme suprême du courage, tout éclat dénotait un manque d’éducation.“ Dans le New York bourgeois du début du XXème siècle un jeune homme bien sous tout rapport est sur le point de se marier avec une jeune fille bien sous tout rapport. Dans le jeu extrêmement précis des conventions de leur milieu un petit grain de sable apparaît : la très charmante cousine de la fiancée… de retour d’Europe, séparée de son mari et…

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    Le passage, Louis Sachar.

    Traduit de l’anglais par Jean-François Menard. “Beaucoup de gens ne croient pas aux mauvais sorts. Beaucoup de gens ne croient pas non plus aux lézards à tâches jaunes, mais si l’un d’eux vous mord, il importe peu que vous y ayez cru ou pas.“ Stanley Yelnats est un enfant un peu enrobé, maltraité à l’école et qui joue de malchance tout comme son père. Dans sa famille on raconte que cette malchance viendrait d’un sort jeté à un ancêtre parce que celui-ci n’avait pas tenu parole. Un beau jour, Stanley est arrêté a tort et envoyé dans un camp de redressement un peu particulier … il va y passer la…

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    Misery, Stephen King.

    Traduit de l’américain par William Desmond. “Fous un écrivain à poil, fais le tour de ces cicatrices, et il te racontera en détail l’histoire de la plus petite d’entre elles. Les grandes sont à l’origine de tes romans, pas l’amnésie. C’est tout à fait utile d’avoir un peu de talent pour devenir écrivain, mais la seule chose qui soit absolument indispensable, c’est la capacité de se souvenir de la moindre cicatrice. L’art c’est la persistance de la mémoire.” Paul Sheldon est un auteur à succès grâce au personnage de Misery, héroïne romantique d’une série de livre qui a finit par l’ennuyer mortellement. Désireux d’écrire enfin un “vrai” roman il fait…

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    Des raisons de se plaindre, Jeffrey Eugenides.

    Traduit de l’anglais par Olivier Deparis. “En mâchant son hamburger, Kendall avait compris que c’était ainsi que les gens parlaient dans le monde réel : ce monde qui était le sien et où paradoxalement il n’était pas encore entré. Dans ce monde-là, il y avait des logiciels sur mesure, des actionnaires qui touchaient des dividendes, et des grands groupes qui se livraient des luttes machiavéliques et toutes ces choses vous permettaient de vous garer dans votre allée pavée personnelle au volant d’une range rover vert feuillage d’une beauté déchirante.“ Dix nouvelles sur des personnages – souvent des hommes – entre deux, entre deux sentiments, entre deux vies… et plutôt cassés…

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    Where the dead sit talking, Brandon Hobson.

    “The period in my life of which I am about to tell involves a late night in the winter of 1989, when I was fifteen years old and a certain girl died in front of me. Her name was Rosemary Blackwell. It happened when she and I were living with a family in foster care, and though the details are complicated, I still think about her often. I’m alive and she’s dead. I should tell you this is not a confession, nor is it a way to untangle the roots and find meaning.“ Sequoyah, jeune adolescent améridien déplacé de foyer en famille d’accueil, arrive un jour chez les Troutts au…

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    L’homme sans ombre, Joyce Carol Oates.

    Traduit de l’anglais par Claude Seban. “Pour cet homme au cerveau lésé, une grande partie de la vie ordinaire doit être chargée de mystère : où est-il ? Dans quel genre d’endroit ? Qui sont les gens qui l’entourent ? Au-delà de ces perplexités, le mystère plus immense encore de son existence même, de sa survie après une sorte de mort, trop profond pour qu’il s’y appesantisse. Avec une mémoire à court terme très limitée, l’amnésique ressemble à quelqu’un qui approcherait son visage d’un miroir jusqu’à le toucher : il ne peut pas « se voir».“ Elihu Hoopes est devenu amnésique – il a perdu sa mémoire immédiate- après une méningite.…

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    Mon territoire, Tess Sharpe.

    Traduit de l’anglais par Héloïse Esquier. “La première fois que je vois Papa tuer un homme, j’ai huit ans. Je ne suis pas censée voir ça. Mais les dernières semaines depuis que Maman est morte, chaque fois que Tonton Jake s’absente, je suis complètement livrée à moi-même.” La jeune Harley est la fille d’un Caïd dans l’Amérique semi-rurale. Sa mère est morte assassinée et son père l’éduque afin d’en faire à la fois une jeune femme indépendante et une arme fatale.Dans un milieu masculin où violence, drogues et flingues sont le quotidien, on suit le parcours de cette jeune femme et son émancipation entre loyauté à sa famille et volonté…