• Lectures

    Strangers and cousins, Leah Hager Cohen.

    “Every healthy person hungers. To know things for himself. Form his own questions, test his own ideas. Funny how a person’s own family is often the first to punish him for that.” Quatre jours avant le mariage de leur fille aînée avec sa compagne, les Blumenthal se préparent à accueillir la cérémonie dans leur maison. Rejoint par la grand-tante Glad vieillissante incarnation de la mémoire de la maison, ils sont sur le point de prendre une décision importante pour leur famille.Le récit rapporte la frénésie des ces préparatifs, le croisement des générations, la force et le poids des liens familiaux ainsi que les réflexions de chacun sur ce qui crée…

  • Lectures

    La constellation du chien, Peter Heller.

    Traduit de l’américain par Céline Leroy. “Je veux être deux personnes en même temps. Une prend la fuite.“ Après la grande grippe qui a décimé la quasi-totalité de la population américaine, deux hommes survivent au cœur du Colorado. Ils sont très différents. L’un est un homme d’action tendance militaire survivaliste; il se charge de défendre leur périmètre, un aérodrome abandonné.L’autre – le narrateur – est un féru de poésie chinoise, épris de la nature et pilote amateur ; il pêche et chasse avec son chien pour les nourrir et survole les alentours dans un petit Cessna – comme une vigie.Après la pandémie, la nature a repris ses droits et les…

  • Lectures

    Les poèmes de Mary Oliver

    Un #lundipoésie avec une poétesse américaine renommée : Mary Oliver. J’ai un rapport ambivalent avec cette auteure dont la poésie m’émerveille autant qu’elle m’agace. Sa capacité à observer la nature en détail, à décrire l’instant fugace est saisissante et me touche beaucoup. Son rapport presque toujours “moral” avec ce qu’elle observe m’exaspère au bout d’un moment.De la même façon, son écriture simple permet à beaucoup de lecteurs de découvrir une poésie non intimidante et cela me semble essentiel. Mais si vous vous promenez sur les internets vous verrez également comment il semble que tout américain qui veut montrer un peu de profondeur choisit une citation d’elle, créant ainsi une sorte de litanie…

  • Lectures

    Population 48, Adam Sternbergh.

    Traduit de l’anglais par Charles Bonnot. “C’est déjà assez difficile de vivre avec ce que vous avez fait, c’est incommensurablement plus dur de vivre en sachant que vous avez fait quelque chose, sans savoir ce que c’était exactement.“ Dans une petite ville isolée du fin fond du Texas se retrouvent des criminels ou des témoins en danger qui ont choisi de faire effacer une partie de leur mémoire pour prendre un nouveau départ. Ils ne savent plus qui ils sont et, en rejoignant cette communauté, acceptent de n’avoir aucun échange avec l’extérieur. Ils savent également que s’ils partent ils ne pourront pas revenir.La bourgade était relativement paisible jusqu’à ce qu’un…

  • Lectures

    Where the crawdads sing, Delia Owens.

    “She knew the years of isolation had altered her behavior until she was different from others, but it wasn’t her fault she’d been alone. Most of what she knew, she’d learned from the wild. Nature had nurtured, tutored, and protected her when no one else would.“ Dans les marais de Caroline du Nord vivent une multitude d’animaux et de plantes. Cet écosystème luxuriant et sublime abrite également une enfant abandonnée par sa famille, qui va survivre seule nourrissant les rumeurs et moqueries sur “la fille des marais”. Le roman raconte son histoire, sa passion pour son environnement, son cœur brisé par les abandons et trahisons successives, et sa force impressionnante.…

  • Lectures

    Biblio des Confins #5

    On ne m’arrête plus : voici ma cinquième contribution à la #bibliodesconfins (initiative chaleureuse, littéraire et vocale lancée par @alremacle) ! Ce coup-ci j’ai décidé de vous lire un texte de Richard Brautigan, un auteur américain fabuleux : il est totalement zinzin et totalement juste. Et il est un des rares à savoir me faire rire et m’émouvoir dans un même mouvement.Le texte est extrait du recueil “La vengeance de la pelouse” qui rassemble de brefs épisodes mêlant émotion, absurdité et sincérité. La traduction est faite par Marie-Christine Agosto. Je ne peux que vous conseiller la lecture de cet auteur… et de batifoler sur le SoundCloud de la #bibliodesconfins !

  • Lectures

    Dear Edward, Ann Napolitano.

    ““Why is it,” an old news anchor growls, “that out of all the terrible news in this terrible world, we care so much about this one downed plane and this one little boy?” Edward a 11 ans quand l’avion qui l’emmenait avec sa famille en Californie se crashe.Il y a 191 morts; il est l’unique survivant.Le roman raconte de façon intercalée les petites histoires de ce vol, les individus et leurs singularités et la vie d’Edward après cette catastrophe. Bien sûr avec une telle amorce, le livre est poignant mais – et c’est important – il n’est jamais tire-larmes ni sensationnaliste. Il s’agit somme toute d’un roman d’apprentissage avec un…

  • Lectures

    Dans la course, Ann Patchett.

    “Il avait l’intonation parfait, jusqu’aux inflexions lyriques des fins de phrases. On se retournait pour regarder ce jeune Noir réciter à un homme blanc plus âgé le discours de Jackson à la Convention. Jackson, au premier rang, le regarda par-dessus ses lunettes, curieux de voir qui contrefaisait sa voix. Il fit un signe de tête à Teddy qui sourit et lui répondit d’un geste discret, mais enthousiaste. Le public se demanda si le jeune homme se moquait de Jackson ou s’il était fou. Après tout, il y avait, en général, au moins un cinglé dans ce genre de conférence ! Ce jeune homme mettait-il mal à l’aise l’homme plus âgé…

  • Lectures

    Je transporte des explosifs on les appelle des mots, poésie et féminismes aux États-Unis.

    Un #lundipoésie combatif et féminin avec une anthologie remarquable : “Je transporte des explosifs on les appelle des mots, poésie et féminismes aux États-Unis.” Je suis passionnée depuis plus de 15 ans par les luttes des femmes amérindiennes et afro-américaines aux États-Unis. Mes lectures m’ont fait découvrir de nombreuses poétesses et m’ouvrent peu à peu à d’autres écrits féminins. Ce livre me faisait donc de l’oeil depuis sa sortie! Il est impeccable et assemble de façon exigeante et pédagogique l’analyse du rôle de la poésie dans le militantisme féministe américain et les textes poétiques de plus de vingt auteures. Comme toujours c’est dur de sélectionner un seul poème ou de devoir les…

  • Lectures

    Le bureau des assassinats, Jack London puis terminé par Robert L. Fish.

    Traduit de l’anglais par Michel Deutsch. “- Et vous voilà encore revenus à la morale ! soupira Hall. – Pourquoi pas ? questionna Lucoville, emphatique. L’univers est fondé sur la morale. Sans elle, il périt. Il existe une rectitude jusqu’au coeur des éléments. Détruisez la morale : vous détruisez la gravitation. Les rochers eux-mêmes voleraient en éclats. Le système sidéral entier s’évanouirait en fumée et sombrerait dans les abîmes d’un impensable chaos.“ Un homme dirige le Bureau des Assassinats, sorte de syndicat international du crime éthique. Les membres de cette organisation sont en effets des érudits philosophes qui n’acceptent de tuer que s’ils sont sûrs de supprimer une personne nocive…