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    Les poèmes de Rita Mestokosho

    //EN VACANCES//  Aujourd’hui un #lundipoésie qui se poursuivra dans la semaine pour le #jeudiphotographie avec, encore, un excellent ouvrage paru @editions.bruno.doucey : Née de la pluie et de la terre.  Ce recueil mêle poésie et photographie et célèbre la rencontre de Rita Mestokosho, poétesse innue et Patricia Lefebvre, photographe ariégeoise.  Certains des poèmes sont présentés en version bilingue innu et français avec une traduction assurée par l’auteure elle-même, certains sont écrits directement en français. Les thèmes en sont universels, preuve une fois de plus qu’il n’y a pas de langue “anecdotique” et que chaque mot, dans chaque langage, résonne avec le vivant.   Dans la vie d’un Innu.  “Dans la vie…

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    Paris en poésie

    Après un passage éclair de moins de 24h dans le beau Sud-Ouest je remonte “à la capitale” allégée de trois enfants… pour une semaine de travail et de soirées en amoureux ! Du coup, je vous propose un bout de texte de Baudelaire présent dans ce vieux recueil de textes et poésies sur Paris que j’ai pu déguster au petit-déjeuner. “Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une villeChange plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel) :…Paris change ! mais rien dans ma mélancolieN’a bougé ! Palais neufs, échafaudages, blocs,Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.“

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    Une colombe si cruelle, Federico Garcia Lorca.

    Traduit de l’espagnol par Carole Fillière.  Pour ce #lundipoésie je suis fière de vous présenter ce recueil de poèmes en prose dont la traduction est le fruit du travail passionné d’une amie très proche @carole.filliere  De Lorca vous connaissez sans doute les poèmes et l’engagement politique, la vie artistique vibrante et la postérité qui en a fait un classique parfois un peu ennuyeux. Dans ce recueil paru @editions.bruno.doucey vous découvrirez sa prose poétique, singulière, un peu folle, assez surréaliste et très différente à mon avis de l’imposante figure littéraire qui en a été faite.  Je vous partage quelque ligne du prologue d’un texte intitulé “Dans le jardin des pamplemousses de lune”. …

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    Tournesol, Jacques Prévert

    Un poème de Jacques Prévert pour bien commencer la semaine avec un #lundipoésie solaire ! “Tous les jours de la semaineEn hiver en automneDans le ciel de ParisLes cheminées d’usines ne fument que du grisMais le printemps qui s’amène, une fleur sur l’oreilleAu bras une jolie filleTournesol, TournesolC’est le nom de la fleurLe surnom de la filleElle n’a pas de grand nom, pas de nom de familleEt danse aux coins des ruesA Belleville à SévilleTournesol Tournesol TournesolValse des coins des ruesEt les beaux jours sont venusLa belle vie avec euxLe génie de la Bastille fume une gitane bleueDans le ciel amoureuxDans le ciel de Séville, dans le ciel de BellevilleEt même de…

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    La poésie comme mode d’emploi du monde, Pascale Seys.

    “Quelqu’un te donne un livre  il est écrit dessus  voici le mode d’emploi du monde  tu ouvres le livre  il y a un poème  le poème est donc le mode d’emploi qui te permet d’habiter les sombres temps d’aujourd’hui  le poème qui pulvérise le langage  le poème qui travaille la chair du monde  le poème qui ouvre le sens, qui questionne la vie et la mort  le poème, main tendue à l’être et à l’autre  le poème, lieu d’hospitalité  le poème qui t’illumine au plus obscur de toi-même  le poème qui surgit entre boue et étoile  oui ce poème que tu as devant toi, de Rilke, de René Char, de…

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    La poésie de Langston Hughes

    Pour ce #lundipoésie je reviens aux poèmes de Langston Hughes dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps. J’ai choisi de vous présenter le poème “Harlem” extrait du recueil “A dream deferred” que j’aime énormément.Je n’ai pas l’impression qu’il soit traduit en français ce qui est à la fois incompréhensible et bien dommage d’ailleurs… “What happens to a dream deferred?Does it dry uplike a raisin in the sun?Or fester like a sore—And then run?Does it stink like rotten meat?Or crust and sugar over—like a syrupy sweet?Maybe it just sagslike a heavy load.Or does it explode?”

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    La poésie de René Depestre

    Un #lundipoésie haïtien avec le grand poète René Depestre.Activiste politique, essayiste, professeur, exilé, soutien de Cuba puis déçu du régime, ami proche d’Aimé Césaire le poète est un militant dans ses actes comme dans ses textes. Je vous partage aujourd’hui le poème “Les armes de mon sang”, extrait du recueil Minerai noir, une anthologie personnelle publié @editionspoints. “Ils veulent que mon cœur fasse des blessuresDu fouet les lèvres charnues de ses chansonsQue j’envoie des baisers à la torche qui guetteLe rhum noir de ma vie, ils veulent que mon couA l’heure qui précède la potence envoieDes fleurs à la corde que mes chevilles d’esclaveS’en aillent sur les toits crier la louangeDes chaînes que…

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    Yannis Ritsos

    Pour ce #lundipoésie je reviens au beau recueil bilingue de Yannis Ritsos publié aux #editionsletempsdescerises : “Tard, bien tard dans la nuit”J’ai envie de vous faire connaître le poème Le Révolté écrit en juillet 1987. “Des gens, soi-disant désintéressés, cherchaient à le protéger (Protégés eux-mêmes par son nom).Ne fais pas ci,Ne fais pas ça – lui disaient-ils ; ne t’expose pas,Ne dénoue pas tes lacets ou ta ceinture devant eux,Ne te rend pas régulièrement victime de ton honnêteté.Lui,Il leur souriait avec compréhension et saisissait avec deux doigts seulementUn à un leurs “Non” et il les jetaitÀ la poubelleEn même temps que ses habits.Et ainsi tout nu, beau,Révolté,N’ayant plus que ses chaussures trouées (à forceD’escalades),Il…

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    Les poèmes d’Andrée Chedid

    Pour ce #lundipoésie je reviens à Andrée Chedid dont j’ai à nouveau acheté un recueil @librairie_la_flibuste 😊 J’y ai retrouvé un poème que j’aimais énormément et qui me touche encore plus maintenant que j’ai une petite fille.Il s’agit du poème Brève Invitée que l’auteure dédie à sa fille dans le recueil “Seul, le visage” publié en 1960. “Ma lande mon enfant ma bruyèreMa réelle mon flocon mon genêt,Je te regarde demain t’emporteOù je ne saurais aller.Ma bleue mon avril ma filanteMa vie s’éloigne à reculons,A toi les oiseaux et la lampeA toi les torches et le vent.Mon cygne mon amande ma vermeilleA toi l’impossible que j’aimaisA toi la vie, sel et soleil,A toi, brève…

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    Les poèmes de Mary Oliver

    Un #lundipoésie avec une poétesse américaine renommée : Mary Oliver. J’ai un rapport ambivalent avec cette auteure dont la poésie m’émerveille autant qu’elle m’agace. Sa capacité à observer la nature en détail, à décrire l’instant fugace est saisissante et me touche beaucoup. Son rapport presque toujours “moral” avec ce qu’elle observe m’exaspère au bout d’un moment.De la même façon, son écriture simple permet à beaucoup de lecteurs de découvrir une poésie non intimidante et cela me semble essentiel. Mais si vous vous promenez sur les internets vous verrez également comment il semble que tout américain qui veut montrer un peu de profondeur choisit une citation d’elle, créant ainsi une sorte de litanie…