Faire de la place, Karine Sahler.

Couverture de faire de la place

Les Renversantes. 2025.

« Trier, choisir ce qui nous entoure, nous confronte à ce que nous sommes, aujourd’hui. Et donc ce que nous ne sommes pas. Ce que nous ne sommes plus. Ce que nous ne sommes pas devenu-es alors que c’est ce que nous espérions.« 

De quoi ça parle ?

Trop d’informations, trop de décisions, trop de possessions, trop d’injonctions … la fatigue de la surcharge guette le commun des mortels, qu’elle soit physique ou cognitive.

L’autrice arpente ces différents encombrements avec pour objectif de faire de la place. Elle les inspecte, en décortique les origines, en souligne les effets et encourage chacun.e a retrouver un peu d’espace intérieur comme extérieur pour se sentir re-vivre.

En s’appuyant sur son expérience personnelle, elle décrit l’anesthésie suscitée par ce trop-plein et sa quête du rien, du tout petit qui offre une respiration vitale.

Ce que j’en pense

J’ai beaucoup aimé cette réflexion qui résonne avec un certain nombre de mes lectures.

Je pense notamment à Rendre le monde indisponible d’Hartmut Rosa lu dernièrement ou bien Qui travaille vraiment de Denis Colombi, l’Eloge de l’oisiveté de Bertrand Russel ou bien du roman Paresse pour tous d’Hadrien Klent.

Je conserve ce livre accessible et pratique avec intérêt pour pouvoir y revenir régulièrement.