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    Un peu de poésie mexicaine

    Un #lundipoésie avec une anthologie que je déguste peu à peu. J’ai décidé de vous faire découvrir deux poèmes. Le premier est d’Alberto Blanco, artiste protéiforme (chanteur, peintre, essayiste, romancier, poète…). Le texte est traduit de l’espagnol par Christine Balta et s’intitule “Plante”. “Je n’ai rien d’autre sous la mainque cette poignée de terre.Je n’ai rien d’autre à faireque boire de l’eau et chercher la lumière.J’occupe seulement l’espace qui me revient,le reste, je ne m’en soucie pas.Une vie sans complicationset un corps à la mesure, rien de plus.” Le deuxième poème s’intitule “Tiens ma robe” et il est de Jennifer Clément, une poétesse américano-mexicaine. II est traduit de l’anglais par Marie Evangéline…

  • Lectures

    The History of Fire, Linda Hogan

    Un #lundipoésie auprès de la poétesse chickasaw Linda Hogan qui invoque la vie du feu pour parler de famille et de nature, d’énergie et de résistance, de transformation et d’espoir. Je vous présente son poème “The History of Fire” (non traduit en français malheureusement) que j’ai découvert dans l’excellente anthologie de poésie des Premières Nations “When the Light of the World Was Subdued, Our Songs Came Through: A Norton Anthology of Native Nations Poetry.”Je vous en avais parlé durant un autre #lundipoésie. “My mother is a fire beneath stone.My father, lava.My grandmother is a match,my sister straw.Grandfather is kindling like trees of the world.My brothers are gunpowder,and I am smoke with gray hair,ash…

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    Duo poétique : Paul Eluard et Maggie Nelson.

    Un #duopoétique évident fait de printemps, d’amour et de douleur à 80 ans d’écart, par-delà les langues et les pays : Paul Eluard et Maggie Nelson. “Je te l’ai dit pour les nuagesJe te l’ai dit pour l’arbre de la merPour chaque vague pour les oiseaux dans les feuillesPour les cailloux du bruitPour les mains familièresPour l’œil qui devient visage ou paysageEt le sommeil lui rend le ciel de sa couleurPour toute la nuit buePour la grille des routesPour la fenêtre ouverte pour un front découvertJe te l’ai dit pour tes pensées pour tes parolesToute caresse toute confiance se survivent.”Paul Eluard, L’amour la poésie, 1929. “Combien de fois ai-je imaginé la bulle…

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    Duo poétique : Henri Michaux et Roberto Juarroz

    Un #lundipoésie philosophique avec le retour du #duopoétique en compagnie d’Henri Michaux et de Roberto Juarroz. Deux poètes incisifs et insistants qui se questionnent sans relâche. Leurs fulgurances sont saisissantes (et parfois agaçantes je vous l’accorde). “C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêverie.”Henri Michaux in Poteaux d’angles. “Tout est un oeil ouvert.Et je fais partie de cet œil.Mais quand le mien se fermera,De quoi ferai-je partie ?D’un oeil fermé ? ” III, 29b.Roberto Juarroz in Poésie Verticale. Bon début de semaine à tous, méditatif et actif !

  • Lectures

    Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus, Richard Brautigan.

    Un #lundipoésie avec Richard Brautigan of course !J’ai relu avec plaisir son recueil “Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus” dans le cadre du bookclub #cemoiscionlitrichardbrautigan d’@palir_au_soleil. J’aime mon édition bilingue traduite par Thierry Beauchamp et Romain Rabier et j’ai choisi pour vous le poème “Le rêveur inconnu” parfait pour commencer la semaine. “SomedayI believe(And soon)We should erectA fragile monumentFor the Unknown DreamerBecauseHe was more importantThan soldiers.“ “Un jourJe pense(Et bientôt)Qu’on devrait érigerUn monument fragileAu Rêveur InconnuVu qu’ilÉtait plus importantQue les soldats.“

  • Pensées

    Poésie découpée (3)

    Un troisième essai, plutôt concis, en découpant des mots dans un livre abandonné.J’aime ce mélange de liberté et de contrainte : il est inutile de chercher à “écrire” un texte en cherchant des mots qu’on ne trouvera pas forcément dans le livre en question; il s’agit plutôt de laisser surgir les phrases en découpant à l’intuition et en associant les idées et images qui apparaissent… “J’ai scrutéla nuit profondeA travers les feuillages“

  • Lectures

    Je suis l’ennemie, Karianne Trudeau Beaunoyer

    Une découverte toute neuve pour ce #lundipoésie : le recueil de poésie “Je suis l’ennemie” de Karianne Trudeau Beaunoyer paru @lequartanier ! Je suis tombée dessus par hasard en librairie et les pages m’ont tout de suite percutées; elles faisaient écho au livre que je venais de finir : “Manger l’autre” d’Ananda Devi.Ici aussi, une jeune femme se débat pour se défaire de ou faire la paix avec une sœur jumelle qui n’a pas vu le jour. A-t-elle disparu dans la matrice ou bien a-t-elle été “absorbée” par celle qui parle ? Ces textes poétiques en prose partent au combat pour démonter le silence, purger la peur, se réapproprier le corps et regarder avec…

  • Lectures

    Les Ronces, Cécile Coulon.

    Un #lundipoésie qui coule de source avec le recueil Les Ronces de Cécile Coulon. J’ai commencé à lire sa poésie en passant dans les librairies ou à la médiathèque mais jeudi dernier j’ai vu que Les Ronces étaient sorties en poche et le beau bleu de la couverture m’a enfin happée… J’aime la simplicité et la clairvoyance de ses poèmes, leurs mots d’une apparente banalité qui vous saisit pourtant soudainement au cœur, la familiarité de ses images qui donnent à voir la beauté de ce qui est là, tout près de nous. J’admire cette façon d’écrire sans forfanterie. Je vous présente un extrait du poème “Difficile”. (…) En vieillissant je sais que…