• Ces hommes qui m'expliquent la vie
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    Ces hommes qui m’expliquent la vie, Rebecca Solnit.

    Traduit de l’anglais par Céline Leroy @celine2405Editions de l’Olivier “Pour moi, s’il y a raison d’espérer, c’est tout simplement parce que nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, et que l’improbable et l’inimaginable s’immiscent régulièrement dans nos vies.” Ce recueil compile plusieurs articles que l’activiste, écrivaine et essayiste a dédié à l’analyse du silence que la société patriarcale impose aux femmes.Des tonnes d’idées passionnantes qui sont pour la plupart maintenant rentrées dans la conversation si vous vous intéressez au sujet :• Réflexion sur le mythe de Cassandre, femme condamnée à prédire l’avenir avec justesse sans jamais être écoutée (et ce après qu’elle ait refusé les avances d’Apollon) qui devient…

  • Petit manuel antiraciste et féministe
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    Petit manuel antiraciste et féministe, Djamila Ribeiro.

    Traduit du brésilien et publié par Editions Paula Anacaona “Le silence rend l’individu éthiquement et politiquement responsable de la perpétuation du racisme. Le changement dans la société ne se fera pas uniquement avec des dénonciations, ou avec la répudiation morale du racisme : il dépend, avant tout, de postures à prendre et de l’adoption de pratiques antiracistes. “ Dans ce court texte très pédagogique l’auteure, philosophe et féministe brésilienne, propose un “cadrage méthodologique” pour que chacun puisse entamer sa réflexion sur l’antiracisme et le féminisme et se donner les moyens d’agir. Interroger les récits de sa société pour en comprendre les biais historiques, enquêter sur les points de vue qui sont…

  • Vivre avec nos morts
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    Vivre avec nos morts, petit traité de consolation, Delphine Horvilleur.

    Editions Grasset “Personne ne sait parler de la mort, et c’est peut-être la définition la plus exacte que l’on puisse en donner. Elle échappe aux mots, car elle signe précisément la fin de la parole. Celle de celui qui part, mais aussi celle de ceux qui lui survivent et qui, dans leur sidération, feront toujours de la langue un mauvais usage. Car les mots dans le deuil ont cessé de signifier. Ils ne servent souvent qu’à dire combien plus rien n’a de sens.“ En une série de courts textes, l’auteure -rabbine française de renom – partage ses réflexions professionnelles et personnelles sur la mort. Quelle place lui accorder dans la…

  • Lectures

    Les naufragés et les rescapés, quarante ans après Auschwitz, Primo Levi.

    // VACANCES// Traduit de l’italien par André Maugé. Gallimard “Nous, les survivants, ne sommes pas les vrais témoins. C’est là une notion qui dérange, dont j’ai pris conscience peu à peu, en lisant les souvenirs des autres et en relisant les miens à plusieurs années de distance. Nous, les survivants, nous sommes une minorité non seulement exiguë, mais anormale : nous sommes ceux qui, grâce à la prévarication, l’habileté ou la chance, n’ont pas touché le fond. Ceux qui l’ont fait, qui ont vu la Gorgone, ne sont pas revenus pour raconter, ou sont revenus muets, mais ce sont eux, les “musulmans”, les engloutis, les témoins intégraux, ceux dont la…

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    Why indigenous literatures matter, Daniel Heath Justice.

    WLU Press “This is a book about stories, and how and why they matter. It’s about the stories we tell, and the stories others tell about us. It’s about how stories can either strengthen, wound or seemingly erase our humanity and shared connections, and how our stories are expressed or repressed, shared or hidden, recognized or dissmissed. Stories are bigger than the texts or the bodies that carry them.” Cet essai propose en quatre grandes questions et de nombreuses propositions une vision passionnante sur les littératures autochtones des Amériques.Comment apprendre à être humain ? Comment se comporter en bons membres de la famille ? Comment devenir de bons ancêtres ?…

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    Dans la maison rêvée, Carmen Maria Machado.

    Traduit de l’anglais par Hélène Cohen.Editions Bourgois “Il m’est parfois arrivé de ne pas avoir l’impression d’écrire mais de lancer un couteau sur des fragments d’histoires pour les clouer au mur avant qu’ils ne s’envolent ou ne disparaissent.” L’auteure est amoureuse d’une femme qui se met progressivement à la maltraiter. Après un long travail notamment d’écriture, elle essaie ici de capturer l’essence de cette violence, sa malheureuse banalité, les dégâts persistants de l’emprise. Elle essaie de se souvenir, de s’approprier cette histoire et de la transmettre pour qu’elle puisse être utile à d’autres. Un sacré bouquin ! Entre essai, témoignage et autofiction l’auteure a choisi de tendre à son arc…

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    Les végétariens ramènent leur fraise, entretiens, Mia Coiquaud et Caroline Guerin.

    Les végétariens ramènent leur fraise, entretiens, Mia Coiquaud et Caroline Guerin.Editions de l’Harmattan Un recueil qui rassemble les témoignages de plusieurs personnes sur leurs pratiques végétariennes, leurs raisons et leurs relations avec leur entourage. A chaque entretien est associé un portrait photo de la personne et une recette d’un plat qu’elle aime particulièrement ou recommande. J’étais attirée par ce livre car il me semblait fonctionner sur le même principe que “La Décroissance : vivre la simplicité volontaire” que j’ai énormément aimé et qui m’a beaucoup fait réfléchir. J’aime découvrir le cheminement d’autres personnes sur des sujets qui m’interrogent, cela me permet d’avancer pas à pas.Je n’ai finalement pas été très…

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    Le berceau des dominations, anthropologie de l’inceste.

    Dorothée Dussy. Editions Pocket “Dans le monde de l’incesteur, vous avez en permanence un goût de bizarre collé au cerveau, au point que vous finissez par vous demander si vous êtes cinglé(e) ou si ce que vous venez d’entendre ou de dire est normal. Les questions sont bizarres, les réponses aussi, et l’impression d’absurde vient parfois en parade au sentiment d’horreur qui pourrait vous assaillir.” Un essai terrifiant sur l’inceste et les mécaniques du silence qui le laissent prospérer.Je l’ai découvert en écoutant le podcast “Ou peut-être une nuit” de @louimedia mené par Charlotte Pudlowski sur le même sujet. Ce livre me hante, m’interroge encore plus peut-être que le podcast.Face aux chiffres,…

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    Le diable trouve à faire, James Baldwin.

    Traduit de l’anglais par Pauline Soulat.Publié chez Capricci “A quoi pensait-il ? Car je sentais qu’il avait envie de me parler, et je voulais lui parler. Mais aucun de nous n’y parvenait. Ce n’était pas de sa faute, ni de la mienne. Nous ne trouvions pas d’issue à notre trouble commun car on nous avait interdit – sous peine de mort – d’utiliser ou de faire confiance à notre humanité commune, cette confrontation et cette acceptation qui sont tout ce qui peut sauver un autre être humain.“ Un recueil d’essai en trois textes incisifs sur le cinéma américain et ses tentatives, souvent médiocres selon Baldwin, d’exprimer la complexité des rapports…

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    Où va l’argent des pauvres, Denis Colombi.

    Publié aux Editions Payot “S’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils ont un défaut ou parce qu’ils ont fait des erreurs, alors notre propre situation, si elle est plus favorable, est justifiée – et si nous sommes nous-mêmes pauvres, nous pouvons penser qu’au moins, nous ne sommes pas comme ça et que demain, nous nous en sortirons, contrairement aux ‘véritables pauvres’.“ Les pauvres manquent d’argent, de cela nous sommes certains. Mais le peu dont ils disposent qu’en font-ils ? La plupart d’entre nous en a une idée, résultant souvent plus de notre imagination ou de nos croyances que de nos connaissances.Les pauvres le sont-ils car ils ne savent pas maîtriser l’argent…