• Lectures

    La ville des morts, Sara Gran.

    Traduit de l’anglais par Claire Breton. “Le vrai défi, pour la détective qui doit se déguiser, n’est pas d’endosser un nouveau personnage. C’est de se détacher de son ancien moi. Se départir de soi-même est la vocation ultime de l’être, un état auquel bien peu de gens parviennent. Et un état auquel chacune, qu’elle le sache ou non, aspire.“ Après l’ouragan Katrina, tout se délite à la Nouvelle Orléans, la réalité s’éparpille, les maisons et les rues semblent fantomatiques. La pauvreté et le crime, eux, résistent très bien et fleurissent dans cette période d’abandon.Claire De Witt, détective privée nourrie d’ésotérisme et inspirée par les méthodes d’un enquêteur Français de légende,…

  • Lectures

    Une âme égarée, Olga Tokarczuk et Joanna Concejo.

    Traduit du polonais par Margot Carlier. Un homme réalise un jour qu’il a perdu son âme. Il ne sait plus qui il est, ce qu’il fait là, pourquoi il s’agite, où il va… Sur les conseils d’un sage, il décide d’arrêter sa course effrénée pour laisser le temps à son âme de le rejoindre. Il s’installe et contemple le monde; il attend. Son âme viendra-t-elle lui prendre la main ? J’ai décidé de lire ce livre pour commencer le fantastique bookclub d’@palir_au_soleil (après Ursula K Le Guin et Don Carpenter, pas de raison de s’arrêter en si bon chemin 😊) #cemoiscionlitolgtokarczuk . J’avais déjà beaucoup aimé des textes de cette auteure (vous pouvez…

  • Lectures

    Choses dernières, Umberto Saba.

    Un #lundipoésie profond, charmeur et mélancolique avec les poèmes d’Umberto Saba dans le très beau recueil bilingue “Choses Dernières” paru chez Ypsilon et traduit par Bernard Simeone. Ce poète juif italien a une histoire personnelle intense et douloureuse qui nourrit son attention à la beauté du monde. Entre une enfance marquée par l’absence de son père et l’arrachement à sa nourrice et une vie adulte marquée les deux guerres mondiales (dont une l’aura obligé à fuir de façon répétée avec femme et fille) il aurait pu devenir amer. Sa foi dans la force de l’art et sa découverte de la psychanalyse lui donneront au contraire la force de parler avec simplicité de…

  • Lectures

    Grief cottage, Gail Godwin.

    “Not everybody gets to grow up. First you have to survive your childhood, and then begins the hard work of growing into it.” Une mère meurt dans un accident de voiture. Elle laisse seul son fils de 11 ans, Marcus.Seul ? Pas tout à fait car il va être accueilli par une grand-tante qu’il ne connaissait pas, une grand-tante assez singulière. Artiste peintre reconnue, celle-ci s’est en effet installée sur une île de Caroline du Sud après trois mariages plutôt ratés et vit désormais seule.Marcus va découvrir l’île à sa façon et s’attacher notamment au “Grief Cottage” une maison laissée à l’abandon après que ses habitants aient soudainement disparus lors…

  • Les doux mots du dimanche

    Horizon

    Bon, après le mot de dimanche dernier j’ai décidé d’en choisir un plus engageant aujourd’hui pour #lesdouxmotsdudimanche : horizon. L’horizon c’est la “ligne circulaire où la terre et le ciel semblent se rejoindre et qui limite le champ visuel d’une personne en un lieu ne présentant pas d’obstacle à la vue”. Quelque chose que l’on voit dans le lointain et qui circonscrit ce que nos yeux peuvent saisir : l’horizon est donc une limite.En astronomie, l’horizon était “un cercle idéal dans un plan perpendiculaire à la verticale d’un lieu, divisant la sphère céleste en deux parties, l’une visible l’autre invisible”. Le ciel nous cache toujours une part de ses mystères… Au figuré,…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme, un au-revoir

    Après huit semaines de découvertes de femmes singulières grâce aux belles contributions de @manonlitaussi @readreadbird @palir_au_soleil @ledevorateur @auliedoe @lucioleetfeufollet @theflyingelectra et @papiercrepon il est temps pour moi de clore cette agréable promenade. Vous pourrez dorénavant retrouver les 16 héroïnes sur la page du blog qui leur est dédiée. Je vous encourage à les découvrir au fil des pages si vous ne les connaissez pas déjà. De mon côté, j’ai déjà plongé aux côtés de Claire et Moll m’attend sagement sur mes étagères 😉Bon week-end !

  • Photographie

    Bernard Plossu, tirages Fresson.

    Pour ce #jeudiphotographie, je vous présente un très beau livre qui me faisait de l’œil depuis sa sortie… et que j’ai donc décidé d’offrir à mon cher et tendre pour son anniversaire (ne me dites pas que vous n’avez jamais utilisé cette technique hein 😉).Il s’agit du livre paru chez @editions_textuel : Bernard Plossu, tirages Fresson. Un livre “de toute beauté” qui présente une série de photographies de Bernard Plossu interprétées et sublimées par les tirages de la famille Fresson qui a inventé une méthode particulière de tirage entretenue depuis le XIXème siècle. Les tirages sont doux, très sensuels, comme un peu flous parfois. Rien de théâtral, tout en subtilité et profondément sensible.…

  • Lectures

    Mes dix règles d’écriture, Elmore Leonard.

    Traduit de l’anglais par Johanne Le Ray et jeanne Guyon.Illustré Joe Ciardello. “Ne commencez jamais un livre en parlant de la météo.”“N’utilisez jamais de tournures telles que ‘soudain” ou ‘l’enfer se déchaîna’. Cette règle se passe d’explication. J’ai observé que les écrivains qui utilisent le mot ‘soudain’ ont tendance à se laisser un peu déborder par les points d’exclamation.““Si ça a l’air écrit, je réécris.” J’ai adoré ces 10 conseils plein de bons sens et d’impertinence, qui mêlent hommage aux auteurs admirés et coups de pied aux egos des “Grands qui Ecrivent” !Ecrire au plus près du réel, sans se faire mousser, sans renchérir sur les émotions, avec une économie…

  • Lectures

    Les Grâciées, Kiran Millwood Hargrave.

    Traduit de l’anglais par Sarah Tardy. “Sur le port, le pasteur trépigne, se réchauffe les mains en soufflant dessus. Maren ressent une certaine satisfaction à le voir ainsi frissonner, lui qui leur assène toujours que l’amour de Dieu est la seule chaleur dont elles ont besoin.“ Au XVIIème siècle, un petit village norvégien perd brutalement tous ses hommes lors d’une tempête mortelle. Les femmes sont hébétées puis s’organisent peu à peu pour survivre. Entre celles qui se réfugient dans la foi et le foyer et celles qui prennent les rames pour nourrir les survivantes, la trêve n’est que de circonstance. L’arrivée d’un “délégué” du roi, un Ecossais spécialiste reconnu de…

  • Lectures

    “La petite bête qui monte ça me terrorifie, paroles d’enfants à un psychanalyste”, Eric Didier

    Un #lundipoésie saisissant avec un petit livre singulier publié chez @lenouvelattila : “La petite bête qui monte ça me terrorifie, paroles d’enfants à un psychanalyste” par Eric Didier. Il ne s’agit donc pas d’un livre de poésie à proprement parler mais bien d’un recueil de mots d’enfants plus ou moins grands, saisis au vol par le psychanalyste dans toute la puissance du langage. Tour à tour émouvants, glaçants, enchanteurs ou sans appel ces mots laconiques ont une force d’évocation remarquable qui me donne envie d’en parler ce matin. Je vous partage ici quelques-uns de ces aphorismes pour qu’ils vous accompagnent en ce début de semaine. N’hésitez pas à vous procurer cet ouvrage. “L’existence me…