• Grand Union
    Lectures

    Grand Union, Zadie Smith.

    Traduit de l’anglais par Lætitia Devaux.@editions_gallimard Je poursuis ma découverte de cette auteure grâce au bookclub #cemoiscionlit initié par @palir_au_soleil et mené ce mois-ci par @toutcequejaimais ! Après avoir plongé dans le joli pavé qu’était On Beauty, j’ai enchaîné avec ce recueil de nouvelles et j’en ressors assez mitigée. Je suis passée totalement au travers de certains textes (je ne me souviens déjà plus de leur sujet ni de leur titre), d’autres m’ont semblé incompréhensibles et le ton des textes m’a semblé très monocorde alors que sujets et personnages étaient assez différents… Finalement, trois nouvelles se détachent pour moi : Bien sous tous rapports, Mlle Adèle et les corsets, Pour le roi. J’y ai trouvé un…

  • Axion Esti
    Lectures

    Axion Esti, Odysseus Elytis.

    Un #lundipoésie sous le soleil et le vent grec avec Odysseus Elytis et son recueil saisissant Axion Esti publié @editions_gallimard dans une traduction de Xavier Bordes et Robert Longueville. Je vous ai sélectionné plusieurs extraits mais chaque lecture m’ouvre de nouvelles voies et de nouvelles images mentales. Je vous conseille de feuilleter longuement ce recueil. La Passion (III)“(…) Mais quant à moi,À part le thym dans les fléchettes du soleil je n’ai rien su trouverEt à partL’étincelle d’eau dans ma barbe insoumise je n’ai rien sentiMais rêche j’ai posé ma joue sur le grain le plus rêcheDe la pierrePour des siècles et des siècles.J’ai somnolé longtemps dessus dans l’anxiété du jour qui va venirExactement…

  • Horripiler
    Les doux mots du dimanche

    Horripiler

    Allez, un verbe pas si fréquent et tout à fait évocateur pour #lesdouxmotsdudimanche : horripiler. Horripiler c’est très exactement faire se hérisser les poils de quelqu’un (cela vient du latin horripilare construit avec horreo/se hérisser et pilus/les poils). Je découvre d’ailleurs qu’il y a des muscles horripilateurs (ou pilo-érecteurs) qui permettent aux poils de se dresser. Par extension et dans le langage courant, horripiler c’est irriter profondément quelqu’un, l’agacer prodigieusement. Le même mot racine (horreo) aura mené au mot horreur où l’on se hérisse alors d’effroi ou de dégoût. En ce dimanche de printemps, je vous souhaite de jolis frissons plein d’émoi plutôt que d’être horripilé(e) ou horrifié(e) par le monde qui…

  • Double vitrage
    Lectures

    Double vitrage, Halldora Thoroddsen.

    Traduit du finlandais par Jean-Christophe Salaün.Editions bleu et jaune “Au fond, elle a toujours été à la lisière. Au seuil. Elle voudrait vivre dehors et dedans, la porte ouverte, être là où les gens passent. Une et multiple à la fois. Mais elle reste la plupart du temps seule derrière la fenêtre sud. “ Une veuve vieillit à sa fenêtre. Elle contemple la ville, songe au monde, à sa folie et à sa vigueur. Une pointe d’ironie, beaucoup de douceur et la volonté de demeurer indépendante lorsque tout est fait pour la “réduire” dans son grand âge.Quand l’amour vient par surprise interrompre sa tranquille solitude il soulève d’autres questions sur…

  • On beauty
    Lectures

    On beauty, Zadie Smith.

    Penguin books “He was bookish, she was not; he was theoretical, she political. She called a rose a rose. He called it an accumulation of cultural and biological constructions circulating around the mutually attracting binary poles of nature/artifice.“ Un universitaire quinquagénaire blanc, britannique, de gauche et spécialiste de Rembrandt s’endort intellectuellement dans son université de Boston. Son épouse afro-américaine, infirmière, énergique et coriace, s’active pour dépasser l’infidélité de son mari. Lorsque “l’ennemi juré” de celui-ci, un universitaire anglo-antillais tout à fait de droite débarque avec femme et enfants comme professeur invité… ce n’est que la première étape d’un enchaînement ravageur qui va interroger les convictions et préjugés de chacun. J’apprécie…

  • Tomates de septembre
    Lectures

    Tomates de septembre, Karina Borowicz.

    Un #lundipoésie avec une découverte faite dans les rayons @librairie_la_flibuste : Tomates de septembre de Karina Borowicz, une édition bilingue traduite de l’anglais par Juliette Mouïren et publié Cheyne Editeur. Je découvre cette poétesse totalement par hasard et je suis heureuse de voir qu’une fois de plus, il y a dans le monde des personnes que je ne connais pas et qui, pourtant, me parlent intimement.Je vous partage un poème dans sa version bilingue et je vous encourage à aller en lire d’autres 😊 (notamment celui qui donne son titre au recueil) A small notebook“Everyone is still asleepExcept the women of the houseWriting pages no one will readAbout how falling snowVeiled the scarred faceOf a…

  • Angoisse
    Les doux mots du dimanche

    Angoisse

    A chaque période ses mots qui s’avancent comme des évidences… pour #lesdouxmotsdudimanche aujourd’hui : angoisse. L’angoisse est une inquiétude extrêmement forte, liée au fait d’attendre ou de douter tout en se sentant seul(e). L’inconnu, l’incompréhension et le sentiment d’impuissance qu’ils suscitent la nourrissent dans une sorte de cercle vicieux.On peut la ressentir très physiquement, elle serre la poitrine et oppresse celui ou celle qui l’éprouve. Impression de manquer d’air, sueurs, frissons, bouffées de chaleur … la crise d’angoisse s’empare du corps en son entier.En philosophie, l’angoisse est un sentiment très vaste : une inquiétude à la portée spirituelle ou morale face à l’inconnu, aux peurs que l’on a pour une personne ou…

  • Et tournent les chevaux de bois
    Lectures

    Et tournent les chevaux de bois, Dorothy B. Hugues.

    Traduit de l’anglais par Claude Gilbert.@editionsrivages “Et là, debout, le malaise revint l’assaillir. Le malaise d’une terre étrangère, de l’obscurité et du silence, des langues étrangères et des gens encore plus étrangers, des odeurs inhabituelles, même la fraîcheur de la nuit inhabituelle. Ce qui pénétrait en lui par tout ses pores en cet instant, c’était une peur panique, bien qu’il eût été incapable de mettre un nom dessus. Peur de la solitude; de lui-même l’étranger, bien qu’il fut inchangé, de la perte menaçante de son identité.” Un tueur américain se retrouve perdu au cœur d’un carnaval mexicain. Dans la ville possédée: sa cible, son poursuivant (un flic qu’il connaît depuis…

  • Baba Yaga a pondu un œuf
    Lectures

    Baba Yaga a pondu un oeuf, Dubravka Ugrešić.

    Traduit du croate par Chloé Billon.Editions Bourgois “Et nous ? Nous allons de l’avant. Tandis que la vie souvent nous gratte et nous blesse, l’histoire à elle seule s’intéresse.“ Une fille regarde sa mère vieillir entre agacement, affection et questionnements. Alzheimer, sa folie et ses routines rythment leurs relations.Trois vieilles dames un peu loufoques partent en goguette dans un hôtel tchèque pour profiter de la vie, du spa et des massages.Une spécialiste du folklore slave partage ses connaissances sur le mythe de Baba Yaga et analyse les deux séquences précédentes.En trois parties qui n’ont rien à voir dans la forme ou le ton et tout à voir dans le fond…

  • Héritage et milieu
    Lectures

    Héritage et milieu, Vigdis Hjorth.

    Traduit du norvégien par Hélène Hervieu.Actes Sud “Elle ne semblait pas comprendre ou ne voulait pas reconnaître que certains conflits ne se résolvaient pas de la manière qui lui aurait plu, qu’il est des contradictions qu’on ne peut pas lever, recouvrir de belles paroles, contourner, où il faut choisir son camp.“ Lorsque les parents d’une fratrie de quatre annoncent que seules les deux filles les plus jeunes hériteront des chalets familiaux, toutes les tensions familiales refont jour.Pour Bergljot, qui a fait le choix de couper les ponts avec ses parents depuis près de vingt ans, les chalets n’ont qu’une importance relative. Ce que cette scission raconte est tout autre :…