• Les doux mots du dimanche

    Suivez-moi-jeune-homme

    Pour #lesdouxmotsdudimanche, un mot composé, désuet et charmant, qui ne laisse pas indifférent : suivez-moi-jeune-homme. Un suivez-moi-jeune-homme c’est un ruban composé d’un nœud et de deux bandes flottant au vent que les femmes mettaient sur leurs chapeaux au XIXème. Un mouvement de ruban guilleret et potentiellement fripon pour mettre les messieurs dans tous leurs états on dirait bien… Ce que j’aime c’est qu’il existait au moins deux expressions approchantes tout aussi enlevées !Ainsi, un suivez-moi-gendarme était un type de casquette porté particulièrement par les proxénètes.Enfin, un suivez-moi-mademoiselle c’était tout simplement un veston! Voir ces messieurs en bras de chemise suscitait donc l’émoi mais le veston aussi. D’ailleurs en argot du XIXème…

  • Pensées

    Carnets créatifs

    Le plaisir de #bookstagram, en plus des découvertes à foison de livres et d’individus passionnants, c’est pour moi la découverte de créativités qui nourrissent la mienne. Il y aurait plein de comptes à mentionner bien sûr mais aujourd’hui celle qui me donne envie d’essayer des trucs sans façon dans un carnet c’est @lucioleetfeufollet 🥰Grâce à elle, j’écris où dessine régulièrement dans un carnet pour mon plus grand bonheur. Ça tombe bien, dans le cadre de son activité d’art-thérapeuthe @devenez_qui_vous_etes, elle propose dans une newsletter hebdomadaire des idées simples pour jouer et imaginer. Merci Maryline pour ta passion des carnets et ta générosité !

  • Lectures

    Dans les rapides, Maylis de Kerangal.

    “De ce côté-ci, on dit que c’est sombre et chatoyant, peuplé de jeunes types rageurs et goguenards, de junkies romantiques, de dandys trash, de crétins, de petites frappes frustes et électriques, d’abominables petits poseurs bidons, de chiens fous, de macs qui sniffent la bonne pioche et se pourlèchent les babines devant cette jeunesse qui ne respecte rien, irrévérencieuse, jusqu’au-boutiste, tellement vivante, par là ça chante sans voix et sans solfège, à toute allure, des trucs binaires ultra-primaires, par là ça sent la sueur et l’animal, la drogue, l’alcool, la violence et le sexe, par là ça se fout du monde mais ça s’y plante au milieu pour le faire savoir.“…

  • Photographie

    Ar(t)bres, les arbres dans l’art, Angus Hyland et Kendra Wilson.

    Ce joli petit livre m’attirait depuis un petit moment sur les tables de @librairie_la_flibuste et j’ai fini par me l’offrir 😊 Il rassemble diverses peintures d’arbres à travers les âges et quelques photographies. Il n’est absolument pas exhaustif, se concentre sur les représentations occidentales, n’évoque pas la sculpture ni les arts plastiques, son texte est un mélange un peu brouillon de citations et de commentaires d’œuvre mais quel plaisir d’avoir sous les yeux tous ces arbres peints ! J’y ai découvert les peintures d’Annie Ovenden, artiste britannique aux arbres presque naïfs et tellement familiers. J’y ai aussi trouvé les délicates et superbes photographies de feuilles d’Howard Sooley, artiste passionné de botanique… Et…

  • Lectures

    Une autre femme, Anne Tyler.

    Traduit de l’anglais par Sabine Porte. “Déjà la mer lui semblait loin, dans l’espace comme dans le temps, ce n’était plus qu’un simple murmure sur cette route pavée inondée de soleil, bordées de villas silencieuses, de voitures désertes en train de cuire sous la canicule, de rangées de maillots de bain alignés sur des cordes à linge.” Lors des rituelles vacances en bord de mer, une mère de famille s’en va.Sans préméditation et sans objectif précis, elle quitte les siens et va s’inventer une nouvelle vie. Entre solitude, retrouvailles avec soi-même et questions essentielles cette femme va se prouver qu’elle existe. J’ai beaucoup aimé ce livre.Sa lenteur, la simplicité de…

  • Lectures

    America, T.C. Boyle.

    Traduit de l’anglais par Robert Pépin. “Bien, mais… Où ces gens étaient-ils censés aller ? Rentreraient-ils au Mexique ? Il en douta, tout ce qu’il savait des espèces migratoires et des réactions d’une population qui se fait déloger par une autre lui disait le contraire. Tout cela conduisait à la guerre, à la violence et aux meurtres jusqu’à ce qu’enfin un groupe ait décimé l’autre et rétabli ses droits sur ses territoires de chasse, ses pâturages ou ses aires de nidification. C’était triste, mais les choses se passaient comme ça.“ Dans la banlieue lointaine de Los Angeles, un quadragénaire aisé – journaliste et amoureux de la nature vivant dans un…

  • Lectures

    La poésie de Pauline Delabroy-Allard.

    Un #lundipoésie après un week-end tout gris ; les mots de Pauline Delabroy-Allard et son nouveau recueil @icono.pop : Maison tanière.Un petit livre qui mêle poèmes et photographies et qui a été composé dans la fameuse maison.C’est une retraite solitaire en deux épisodes : un été 2017 accompagné par les disques vinyles et un été 2019 à songer en observant les plafonds. Photographies et textes s’épaulent ou s’unissent pour donner à sentir les jours qui filent….J’ai choisi de vous partager deux textes, un par été. Samedi 5 Août (2017)“there it isjames browninsoutenable à écouterje n’arrive même pas au bout de la side onej’enlève le disquesilence voilà silence ta gueule putainje voudrais entendre ma fille…

  • Les doux mots du dimanche

    Incandescence

    Pour #lesdouxmotsdudimanche un mot comme une flamme : incandescence.J’ai pensé à ce mot en lisant le post d’@alexandriane de vendredi dernier, dédié à son partenaire entre feu et jeu (si vous ne la lisez pas déjà filez-y vite, ses mots sont des pépites). L’incandescence c’est l’état ou la propriété d’un corps qui, soumis à une forte chaleur, se met à émettre un rayonnement lumineux. Une lampe peut être à incandescence par exemple.De façon figurée, c’est aussi une vive excitation, une exaltation ardente et le rougeoiement du visage qui la révèle.Le mot vient du latin incandescere signifiant “être en feu, s’embraser”. En pensée, je mêlais déjà spontanément incandescence et indécence dans une sorte de…

  • Lectures

    La grande peur dans la montagne, C.F. Ramez.

    “Il y avait sur le toit un bruit comme si on marchait sur le toit; à l’intérieur du chalet, il y avait un petit bruit comme si on parlait à voix basse. Il y avait aussi le vent qui se levait. Entre les coups de vent, on entendait meugler les vaches dans l’abri.“ Dans la montagne suisse, un petit village vit de ses troupeaux qu’il peine à nourrir. L’édile local, attiré par un pâturage inutilisé situé en haute altitude, fait voter le conseil pour qu’un cousin à lui y mène les bêtes moyennant finances. Le village est divisé entre ceux qui veulent profiter de cette herbe providentielle et ceux qui…