• Lectures

    L’homme qui savait la langue des serpents, Andrus Kivirähk.

    // VACANCES// Traduit de l’estonien par Jean-Pierre Minaudier.Le Tripode “La forêt n’est plus la même. Jusqu’aux arbres qui ont changé, ou peut-être tout simplement que je ne les reconnais plus, peut-être qu’ils me sont devenus étrangers. Je ne veux pas dire que leurs troncs se sont épaissis, que leurs couronnes se sont élargies, que leurs cimes sont de plus en plus hautes : tout cela est naturel. Il y a autre chose – la forêt s’est faite nonchalante, négligée. Elle pousse au hasard, elle se glisse là où elle n’était pas, elle me traîne dans les jambes. Elle est échevelée, ébouriffée. Ce n’est plus chez moi, c’est une chose en…