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    Dieu, le temps, les hommes et les anges, Olga Tokarczuk.

    Traduit du polonais par Christophe Glogowski. “Imaginer, c’est en somme créer, jeter un pont entre la matière et l’esprit. Surtout quand on pratique cet exercice aussi souvent qu’intensivement. L’image se transforme alors en gouttelettes de matière et s’intègre au courant de la vie. Parfois, en cours de route, elle se déforme quelque peu. En somme, tous les désirs humains se réalisent, s’ils sont suffisamment intenses, et pas toujours de la manière qu’on s’était imaginée.” Antan est un petit village polonais, censément le centre de l’univers. Gardé par quatre archanges aux quatre points cardinaux, baigné par deux rivières aux tempéraments complémentaires, le village est un globe miniature qui va peu à…

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    Une âme égarée, Olga Tokarczuk et Joanna Concejo.

    Traduit du polonais par Margot Carlier. Un homme réalise un jour qu’il a perdu son âme. Il ne sait plus qui il est, ce qu’il fait là, pourquoi il s’agite, où il va… Sur les conseils d’un sage, il décide d’arrêter sa course effrénée pour laisser le temps à son âme de le rejoindre. Il s’installe et contemple le monde; il attend. Son âme viendra-t-elle lui prendre la main ? J’ai décidé de lire ce livre pour commencer le fantastique bookclub d’@palir_au_soleil (après Ursula K Le Guin et Don Carpenter, pas de raison de s’arrêter en si bon chemin 😊) #cemoiscionlitolgtokarczuk . J’avais déjà beaucoup aimé des textes de cette auteure (vous pouvez…

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    Les enfants verts, Olga Tokarczuk

    Traduit du polonais par Margot Carlier. ” Selon moi, le monde est constitué de cercles gravitant autour d’un seul point. Il faut savoir que cet endroit unique, appelé centre du monde, varie avec le temps ‒ jadis, ce fut Rome ou Jérusalem, à présent c’est sans conteste la France, et particulièrement Paris. Ces cercles, on pourrait les tracer avec un compas à verge. La règle est simple ‒ plus on est proche du centre, plus tout paraît véritable, concret, palpable, plus on s’en éloigne, et plus le monde semble flou, telle une toile blanchie par l’humidité. De plus, ce centre du monde se présente comme légèrement surélevé, de sorte que…

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    Sur les ossements des morts, Olga Tokarczuk.

    Traduit du polonais par Margot Carlier. “Je pense qu’en regardant son horoscope toute personne ressent une grande ambivalence. D’une part, elle est fière de constater que le ciel pose son empreinte sur sa vie individuelle, comme le cachet de la poste imprime une date sur une lettre, et la marque ainsi à jamais, la rend singulière. Mais, d’autre part, c’est un enfermement dans l’espace, un numéro carcéral tatoué. Pas moyen d’y échapper. Impossible d’être autre que soi-même. C’est terrible au fond. Nous préférerions tant croire que nous sommes libres et que nous pouvons nous refaire. Que notre vie dépend entièrement de nous. Notre rapport avec une entité aussi démesurée et…