Le chant de la pluie, Sue Hubbard.

Traduit de l’anglais par Antoine Bargel.
Editions 10 18

« Parfois ses souvenirs sont clairs et vivaces, mais d’autres jours elle se souvient à peine du passé et son existence semble pleine de projets avortés, de désirs inassouvis. Un sentiment d’angoisse l’envahit lorsqu’elle pense à ces heures dont la mémoire lui échappe.« 

A la mort de son mari, Martha revient sur la côte ouest de l’Irlande où celui-ci venait régulièrement écrire dans un petit cottage. Elle trie ses affaires, répète des gestes quotidiens et se remémore leur vie commune marquée par un deuil et une trahison. Le paysage est comme un écrin à sa solitude et aux sentiments complexes qui l’habitent. Quelques rencontres avec des habitants viennent rythmer ses jours sous le chant de la pluie.

J’ai beaucoup aimé ce roman de facture très classique, presque convenue, et pourtant très émouvant dans sa pudeur. Je me suis plongée dans ce rythme lent et méditatif, mes souvenirs des paysages du Kerry ont habité mon esprit et j’ai suivi Martha sur le chemin de la consolation.