Le messager, Leslie Poles Hartley.
Titre original : The Go-between.
Traduit de l’anglais par Andrée Martinerie et Dennis Morrens.
Editions 10/18.
« Le passé est une terre étrangère : on y fait les choses différemment.«
« The past is a foreign country : they do things differently there.«
Léon Colston est maintenant un vieil homme qui se souvient.
Il se remémore l’été de ses 13 ans, un été marqué de fortes chaleurs qu’il a passé dans un cadre enchanteur : Brandham Hall, le manoir luxueux où son camarade Marc l’a invité. Il y découvre avec étonnement le mode de vie de l’aristocratie britannique, bien loin de sa vie quotidienne. Lorsque Marian, la sœur aînée de son ami, lui accorde une attention bienveillante la vie prend une autre ampleur et il s’attache à lui rendre service autant qu’il le peut. Y compris en jouant le messager pour apporter des petits mots à Ted Burgess qui tient la ferme du domaine …
J’ai découvert l’incipit magique de ce roman dans une newsletter d’Austin Kleon. Il m’a appelé comme une évidence j’ai couru me procurer le livre.
J’ai plongé avec délices dans cet été britannique, dans ce monde disparu. J’ai ressenti les élans du cœur du jeune Léon, ses angoisses, sa sensibilité et sa grande naïveté. L’histoire est de facture très classique, ce qui en fait à mes yeux sa très grande qualité c’est la finesse de ses évocations des pensées et sentiments de la jeune adolescence.
Et cette phrase d’ouverture va continuer à me hanter longtemps je pense.
