La tendresse des catastrophes, Martin Page.
Éditions Les Escales. 2025.
« Ils s’entendaient même très bien quand ils étaient en désaccord, leur humour, leur singularité et une profonde mélancolie les unissaient. Comme s’ils étaient des âmes sœurs de contradiction.«
De quoi ça parle ?
Harriet n’aime pas les humains. Disons qu’elle préfère rester seule et dialoguer avec les algorithmes qui font d’elle une experte de la finance alors qu’elle vient d’une famille très pauvre.
Max, de son côté, est né dans une famille où l’argent coule à flot et où on ne manque de rien à part, peut-être, de sens éthique. Il essaye à son échelle de rendre le monde meilleur sans se faire broyer.
Lorsqu’ils se rencontrent lors d’un mariage, c’est à côté de la foule festive, ayant tous les deux cherché comment s’esquiver pour ne pas finir englué dans les stéréotypes qui les épouvantent. Ils se parlent cœur à cœur tout en étant d’accord sur rien.
Dis ans plus tard, ils se retrouvent dans la salle d’attente commune de leurs psys respectives. Serait-il possible que la tendresse des catastrophes s’abatte sur eux ?
Ce que j’en pense
J’ai trouvée amusante cette comédie romantique qui veut à tout prix faire croire qu’elle est émancipée des tropes de ce style. Les étapes de la rencontre sont dévoyées, le mariage décrié, la famille acceptable seulement si sa cellule est réinventée, l’hétérosexualité tolérée mais à la seule condition qu’elle s’extraie de la violence patriarcale …
Ce court roman se lit très facilement même s’il m’a semblé un peu trop fourre-tout à mon goût.
