• L'inconnu de la Poste
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    L’inconnu de la poste, Florence Aubenas.

    Editions de l’Olivier “Une instruction judiciaire ressemble à une dévastation.” Florence Aubenas a mené 7 ans d’enquête pour raconter et éclairer un fait-divers criminel : l’assassinat brutal d’une postière dans l’Ain. Qui est le tueur, l’inconnu de la Poste ? Premier suspect mais rapidement innocenté : l’ex-mari. Deuxième suspect : un acteur égaré, ancien enfant de la DDASS, au parcours de vie aussi violent que bohème.La journaliste raconte, sans volonté de résoudre ni de simplifier, la vie dans ce village perdu, l’industrie du plastique qui mange la vie agricole, la pauvreté, la solitude et la générosité… Je suis restée un peu perplexe face à cette lecture.Le ton journalistique est parfait…

  • Un crime sans importance
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    Un crime sans importance, Irène Frain.

    Editions Points “Après un suicide ou un meurtre, notre mémoire se transforme en maison hantée et le chaos envahit nos vies.” La sœur de l’auteure est morte des suites d’une agression. Un crime sans importance apparemment car passés les premiers jours, la presse n’en parle plus et l’enquête stagne.Choquée par ce décès et par l’indifférence qui l’entoure, l’auteure tente par l’écriture de ne pas perdre pied et de rendre hommage à sa grande sœur. Ce livre m’a laissée de marbre à un point qui m’a mis mal à l’aise 😳Je n’ai pas aimé la façon dont l’auteure a construit son récit, la distance et la froideur de son analyse et…

  • Sortir les chiens
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    Sortir les chiens, Isabelle Minière.

    Peintures d’Olivia Levêque.Editions Le Chemin de Fer Un fils et sa mère vivent côte à côte dans une maison de famille. Le fils dans la maison principale, la mère dans “ses appartements” mitoyens. La cohabitation est délicate, pleine d’amour et d’attentions.Chaque soir, la mère s’active à sortir les chiens. Des chiens imaginaires dont les noms varient selon son inspiration. Une fois les chiens sortis, il est l’heure de dîner.Lorsque le fils lui pose une question sur cette habitude aussi farfelue que délicieuse, la mère cesse soudainement et sans un mot. Qu’a donc cassé le fils ? Que représentent ces chiens pour sa mère et pour lui ? Comment reprendre le…

  • Nous sommes l'étincelle
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    Nous sommes l’étincelle, Vincent Villeminot.

    @pocket_jeunesse “Notre monde est le vôtre : nous ne pouvons nous en retrancher, mais nous choisirons des lieux, des déserts, des silences, des bibliothèques, des jardins où nous pourrons vivre ; dans les marges ; nous laissant transformer, lentement, durablement par cette vie commune, politique. Et notre seule communauté politique sera désormais l’amitié.“ Un jour, dans un futur proche, les jeunes font sécession. Sans violence ils se retirent du monde et vont s’en inventer un autre, au calme, dans des zones rurales inoccupées. Quête de sens, recherche d’un rapport apaisé à la nature, volonté de connaître véritablement les personnes avec lesquelles ils interagissent : leurs aspirations sont en total décalage…

  • L'autre moitié du songe m'appartient
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    L’autre moitié du songe m’appartient, Alixia Gallienne.

    Un #lundipoésie lumineux avec le recueil d’Alicia Gallienne : L’autre moitié du songe m’appartient.Editions Gallimard J’ai enfin pris le temps de lire les textes d’Alicia Gallienne et c’est une belle découverte. Si certains textes m’ont laissée de marbre ou semblés trop romantiques à mon goût, certains m’ont saisie. Je vous en partage un ici (et quelques lignes d’un autre) et je vous encourage à feuilleter ce recueil. La main personnelle“J’ai écrit jusqu’à devenir mon propre voleurJ’ai écrit jusqu’à l’effacement de ce que j’écrivaisJe me sens comme dépossédéeMais ce n’est que de moi-mêmeJe suis la main qui se démunit de raisonJe suis la main qui pointe à l’horizonEt qui a fait feu de…

  • Lectures

    Derniers jours d’un monde oublié, Chris Vuklisevic.

    Editions Folio “Le matin où les étrangers arrivèrent sur l’île, la Main de Sheltel fut la première à les voir. Elle allait revêtir son masque quand, par la fenêtre, elle aperçut un point sombre à l’horizon. Un mirage, crut-elle ; un tremblement de la chaleur sur l’eau. La mer était vide, bien sûr. Rien ne venait jamais de l’océan.Elle ne lança pas l’alerte.“ Longtemps après la catastrophe, les habitants rescapés d’une île ont structuré leur société autour de trois forces qui s’équilibrent et qui les régissent : le Natif qui gouverne, la Bénie qui protège et la Main qui donne et prend la vie.Lorsqu’un bateau de pirates est aperçu à…

  • Lectures

    Pain perdu, Guy Goffette.

    De passage très rapide chez mes parents, j’ai pioché dans la bibliothèque de mon père le recueil “Pain perdu” de Guy Goffette pour un #lundipoésie plein de désir. Je vous partage le poème “La grande marée” pour commencer la semaine en beauté.Bonne lecture ! “Ainsi nous avions pris rendez-vousPour cette nuit depuis des annéesEt rien, ni le soleil, ni la pluie,Ni les orages de l’amour, ni Ce vieux sac de larmes que l’on traîneTous, avec son ombre dans la nuque,Rien n’a pu nous faire oublier le jourEt l’heure de la grande marée Qui monte dans les chambresEt roule sur le corps des rêveursComme un drap, rien, pas mêmeL’effroi d’être emportés vivants Au…

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    De pierre et d’os, Bérengère Cournut.

    Editions Le Tripode “Durant ma longue nuit d’Inuit, j’ai appris que le pouvoir est quelque chose de silencieux. Quelque chose que l’on reçoit et qui – comme les chants, les enfants – nous traverse. Et qu’on doit ensuite laisser courir.” Une fracture de la banquise sépare soudainement une jeune fille inuit de sa famille. Seule dans le froid et la nuit arctiques, elle se met en marche pour survivre. Au gré des rencontres et des épreuves physiques comme spirituelles, sa singularité et son lien avec les esprits se révèlent… Encore un superbe roman de Bérengère Cournut !J’avais adoré “Née contente à Oraibi” qui se passait chez les Indiens Hopi et…

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    La chute, Albert Camus.

    Publié en Folio “Où commence la confession, où l’accusation ? celui qui parle dans ce lieu fait-il son procès, ou celui de son temps ? Est-il un cas particulier, ou l’homme du jour ? Une seule vérité en tout cas, dans ce jeu de glaces étudié : la douleur, et ce qu’elle promet.“ Dans un bar à Amsterdam, un homme se confie à un autre en un long monologue. Il a tutoyé les sommets, joui de la vie sans retenue, sûr de son droit, sûr de sa singularité, sûr de sa valeur et de sa puissance.Et puis, un soir, parce qu’il n’a pas agi à un moment critique, sa vie…

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    La femme de l’allemand, Marie Sizun.

    Publié chez le Livre de Poche “La chose terrible en elle, la chose mystérieuse, abominable, peut à tout moment se réveiller. Mais c’est peut-être aussi cette présence de l’ombre qui fait d’elle un être magique.” Après la guerre, une petite fille vit seule à Paris avec sa mère. Une mère aimante et fantasque, marquée personnellement et socialement par sa relation amoureuse avec un officier Allemand, le père de la petite fille.Alors que les comportements de sa mère se dégradent et basculent dans la psychose, les rôles s’inversent : la fille va tenter avec tout son amour de créer un cadre apaisant pour elles deux mais aussi de grandir en se…