Le crayon du charpentier
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Le crayon du charpentier, Manuel Rivas.

Traduit du galicien par Ramón Chao et Serge Mestre.
@editionsfolio

Ainsi que la musique est liée à l’instrument, l’injustice qui provoque les inégalités et les souffrances sociales constitue la plus terrible machine à détruire les âmes.

Après le coup d’état de Franco, artistes et intellectuels républicains sont enfermés dans une prison de Galice. Herbal est un des gardes civils qui les surveillent. Sans argent et sans éducation, il observe avec attention ces hommes d’idées et de création puis les exécute de façon sommaire à la nuit tombée. Lorsqu’il doit abattre un jeune peintre qu’il a vu dessiner les prisonniers sous les traits des saints de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, il prend l’initiative de le faire rapidement pour lui éviter la torture. Et, second geste spontané, il se saisit du crayon de charpentier de l’artiste et se le place sur l’oreille comme il l’a vu faire.
Il va, dès lors, entendre le peintre lui parler à l’oreille … et celui-ci lui ordonne de sauver un des prisonniers : un docteur charismatique, engagé et solaire.

Quel beau livre !
On y navigue dans les souvenirs les plus atroces comme les plus doux, dans la vie des hommes comme dans la grande Histoire. Tout est décrit avec beaucoup de lumière et d’intensité : les sentiments, les sons, les idées, les goûts, les paysages… Plusieurs scènes m’ont beaucoup touchée, comme des petites merveilles d’évocation.

Merci beaucoup @charlotte.parlotte pour cette idée de lecture! Rendue un peu amorphe par un soleil de plomb, ce livre m’a transportée ailleurs et fait beaucoup de bien.

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