Le pacte du petit juge, Mimmo Gangemi.

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi.
Titre original : Il patto del giudice. 2013.
Editions Points. 1996.

« – C’est que, dans certains cas, les câbles du cerveau s’entortillent et la bouche prononce des mots qui font pas partie du Credo. Faites comme si j’avais rien dit, comme si on commençait à parler maintenant.« 

De quoi ça parle ?

Le juge Lenzi n’a pas changé, il est plutôt paresseux, bon mangeur et séducteur impénitent.
Autour de lui les affaires ne manquent pourtant pas : des travailleurs saisonniers noirs se révoltent contre leurs employeurs, trois cueilleurs d’oranges sont assassinés, un homme est retrouvé mort dans la maison d’une famille influente de la ‘Ndranghetta et une cargaison de cocaïne sous surveillance est dérobée dans le port …

Entre les conseils de son ami Lucio, ses déboires avec Marina, l’enquête avec Chiara et les conversations semi-secrètes avec Don Mico Rota – le pacte du petit juge- saura-t-il naviguer pour résoudre l’enquête sans faillir au code d’honneur ?

Ce que j’en pense

Après avoir lu La revanche du petit juge et avoir apprécié la couleur locale calabraise, j’ai poursuivi.

Mal m’en a pris. Si, la première fois, le machisme du juge m’avait agacée il m’a ici prodigieusement échauffée !

Autant je peux comprendre qu’on choisisse de façonner un personnage avec cette caractéristique, autant quand ce même machisme transparait dans tous les personnages et dans la narration … c’est un grand non.