L’empreinte du renard, Moussa Konaté.

Editions Fayard.

« – Mon commandant, les Dogons sont un monde à part. Ils ont une explication à tout. Ils ont donc des certitudes. Pour eux, le doute n’existe pas. Je pense que c’est cela qui les rend si différents de nous qui avons connu plusieurs civilisations, plusieurs religions. Leur monde à eux est immuable.« 

En pays Dogon, deux jeunes hommes s’affrontent en duel à mort. Peu après, ce sont les conseillers municipaux du village qui sont retrouvés assassinés, le corps affreusement boursouflé.
Le commissaire Habib, respecté pour son expérience et sa sagesse, est envoyé depuis Bamako pour mener l’enquête avec son adjoint Sosso. Dès les premières heures, ils comprennent que cette affaire ne sera pas résolue s’ils ne s’attachent pas à penser en Dogon, à laisser entrer les principes éthiques et spirituels de ce peuple dans leur analyse.
Il va leur falloir décrypter l’empreinte du renard, comprendre le rôle du Hogon et celui du Chat…

Je me suis régalée avec ce polar et l’immersion qu’il propose. Par petites touches et de façon très sobre, le décor et les enjeux sont plantés. L’imaginaire semble primer sur l’action dans le récit mais le regard porté sur la réalité politique et juridique du Mali est tout sauf abstrait.
Je vais voir si je peux trouver une autre enquête du commissaire Habib à la bibliothèque !