Mazan, la traversée du Styx, Marion Dubreuil.

Couverture la traversée du Styx

Editions Globe.

« Je suis attachée aux faits, à la recherche d’objectivité. Mon expérience de la justice m’empêche pourtant aujourd’hui de couvrir chaque fait divers comme un fait isolé, de faire comme s’il s’agissait uniquement d' »événements du jour (ayant trait aux accidents, délits, crimes) sans lien entre eux » comme les définit le Petit Robert.« 

De quoi ça parle ?

Marion Dubreuil est dessinatrice et journaliste judiciaire. Elle s’est peu à peu spécialisée sur le sujet des violences sexuelles et sexistes. Elle a couvert le procès de Mazan, celui de Dominique Pélicot et des 150 hommes associés.

Cet essai est l’occasion pour elle de faire le point sur ce qu’elle observe professionnellement depuis plusieurs années : la violence patriarcale, les biais de la justice et ses énormes failles, la façon dont un premier traumatisme en entraine d’autres, l’étouffement lié à la silenciation des victimes. La traversée du Styx, c’est l’idée qu’en allant sur l’autre rive (celles des Enfers) on va peut-être pouvoir observer différemment la rive de départ.

Ce que j’en pense

C’est une lecture éprouvante bien sûr et je me suis demandée comment l’autrice réussissait à rester saine d’esprit en observant quotidiennement tant de violence. Je l’ai plus lu comme un témoignage que comme un essai.