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    Duo poétique : Henri Michaux et Roberto Juarroz

    Un #lundipoésie philosophique avec le retour du #duopoétique en compagnie d’Henri Michaux et de Roberto Juarroz. Deux poètes incisifs et insistants qui se questionnent sans relâche. Leurs fulgurances sont saisissantes (et parfois agaçantes je vous l’accorde). “C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêverie.”Henri Michaux in Poteaux d’angles. “Tout est un oeil ouvert.Et je fais partie de cet œil.Mais quand le mien se fermera,De quoi ferai-je partie ?D’un oeil fermé ? ” III, 29b.Roberto Juarroz in Poésie Verticale. Bon début de semaine à tous, méditatif et actif !

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    Les poèmes de Roberto Juarroz

    Un #lundipoésie argentin avec les textes incroyables de Roberto Juarroz. Ce poète est pour moi une sorte d’oracle, pas forcément le plus joyeux qui soit mais dont les mots prennent de l’épaisseur et du sens à chaque relecture. Expert des bibliothèques, traducteur d’Antonin Artaud, exilé sous Perón, directeur de revue poétique, tous ses recueils de poésie portent le même titre : Poésie verticale. Ils sont ensuite numérotés.Le recueil paru chez @editionspoints rassemble une sélection de poèmes traduits et présentés par Roger Munier. Je vous présente le poème 7 du recueil Poésie verticale VI. ” Comment aimer l’imparfaitsi l’on écoute au travers des chosescomme le parfait nous appelle? Comment parvenir à suivredans la chute ou…

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    Luz ou le temps sauvage, Elsa Osorio.

    // EN VACANCES// Traduit de l’espagnol par François Gaudry. “C’est ce que m’a dit la dame de la glace -et Luz ouvre à peine les yeux, mais lui serre fort la main-, que maman n’est pas ma maman. Et elle ferme les yeux.“ Devenue mère, une jeune femme argentine se met en quête de son passé et découvre peu à peu son histoire familiale tortueuse et violente marquée par les exactions militaires de la dictature. Ce roman remonte, sous forme de conversation, le chemin labyrinthique d’une filiation pour mettre au jour les horreurs multiples de l’histoire argentine. Le livre se lit aisément et il n’est pas tant question de “découvrir”…

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    La poésie d’Alejandra Pizarnik

    Un #lundipoésie à la découverte des textes d’Alejandra Pizarnik, auteure Argentine torturée à la vie bien courte. Une poésie en prose qui semble lutter pour dire ce qui traverse l’esprit et le cœur avec clarté et honnêteté. J’ai sélectionné deux extraits du poème écrit en 1964 et qui donne son nom au recueil : Extraction de la pierre de folie. (C’est initialement le titre inquiétant d’un tableau de Hyeronimus Bosch). La traduction est de Jacques Ancet. “Je parle comme ça parle en moi. Pas ma voix qui s’efforce de ressembler à une voix humaine mais l’autre qui témoigne que je n’ai cessé d’habiter dans les bois.“ “Chaque heure, chaque jour, je voudrais…

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    Ce que nous avons perdu dans le feu, Mariana Enriquez.

    “Marina courut vers le pont sans regarder derrière elle, et se boucha les oreilles de ses mains pleines de sang pour ne plus entendre le bruit des tambours.” Douze nouvelles étranges, inquiétantes et puissantes. J’ai été emportée par l’écriture de Mariana Enriquez, sa capacité à maintenir un équilibre éprouvant entre réalisme violent et fantastique glauque. Ce n’est pas une lecture légère mais elle vaut vraiment le coup.Merci @hopsouslacouette pour cette très bonne idée de lecture!