L’aiguille dans la botte de foin, Ernesto Mallo.

Traduit de l’espagnol (argentin) par Olivier Hamilton.
Editions Rivages.

« Mais les peuples ne sont pas des barbares, ils cherchent avant tout leur intérêt. Si vous ne leur donnez rien, alors ils deviennent des barbares, mais dès qu’ils se font une place au soleil, ils deviennent de vrais bourgeois. Donc, la nécessité pousse les gens vers la gauche, alors que la satisfaction les entraîne vers la droite.« 

1979, à Buenos Aires. La femme de « Perro » Lascano est morte depuis quelques temps mais elle habite encore le quotidien de ce policier qui ne se résout pas à faire des affaires sous la dictature de la junte. On lui signale trois cadavres dans un terrain vague mais seulement deux portent les marques d’une exécution militaire. Que faisaient ces trois là ensemble ? Et comment mener l’enquête s’il faut naviguer à la fois entre les dangers officiels et les menaces de la pègre ?

J’ai apprécié ce polar nerveux et mélancolique pour sa capacité à mettre en parallèle les pourris des deux bords. J’ai beaucoup moins aimé la présentation des personnages féminins, assez limitée et parfois misogyne (certes le roman se déroule en 1979 mais il a été écrit en 2006…)
Je vais probablement essayer de lire Un voyou argentin pour savoir comment Perro Lascano poursuit son office.