Circé, Madeline Miller.

Titre original : Circe.
Traduit de l’anglais par Christine Auché.
Editions Pocket.

« Laissez-moi vous expliquer ce que la sorcellerie n’est pas : ce n’est pas un pouvoir divin qui vient en un clin d’œil, d’une simple pensée. Elle nécessite d’agir, de manipuler, de planifier, rechercher, fouiller, sécher, couper et moudre, bouillir, parler et chanter. Et même après toutes ces étapes, elle peut échouer, ce qui n’arrive pas aux dieux.« 

Circé vit dans le palais de son père Hélios. Là où ses frères et sœurs sont aussi charmants que puissants, elle est moquée pour sa prétendue laideur, sa voix criarde et son absence de pouvoir. Destinée à rester sans mari ni succès, elle se tait, observe et bouillonne. Quand enfin elle s’exprime c’est avec rage et en usant d’une sorcellerie singulière et nouvelle : elle transforme un homme en dieu puis en hydre la femme qui le lui a ravi. Son père l’exile alors sur l’île de Eéa et la voue à une existence de solitude éternelle.
Mais Circé n’a pas jeté son dernier sort ni vécu sa dernière aventure ..

En voilà un bon pavé à dévorer ! J’ai beaucoup aimé cette réécriture du mythe pour donner toute sa voix à Circé, entendre l’histoire du point de vue de la femme isolée, celle qu’on avait mise de côté et présentée comme un danger sournois. Elle est belle, elle est pleine de désirs, elle crée son propre royaume et sa propre destinée.
L’écriture est très fluide, facile à lire, bref parfait pour un week-end de lecture !