• Lectures

    Kindred, Octavia E. Butler.

    Une jeune femme noire de 1976 se retrouve soudainement propulsée dans une plantation du Sud des Etats-Unis en 1815. Elle y sauve un jeune garçon blanc de la noyade, fils du propriétaire de la plantation et son lointain ancêtre.Elle va aller et venir entre son monde et l’univers esclavagiste du XIXème, irrésistiblement convoquée à chaque fois que la vie de son ancêtre blanc est menacée. Ses connaissances et convictions vont être brouillées. Elle découvrira dans la douleur l’absolue dépossession d’être Noire à cette période tout comme ce que la volonté de survivre peut conduire à faire. C’est le deuxième roman d’Octavia E. Butler que je découvre en excellente compagnie puisqu’il…

  • Lectures

    Peindre, pêcher et laisser mourir, Peter Heller.

    Traduit de l’anglais par Céline Leroy. @celine2405 “Un bon tableau devrait faire ça. Inviter le regardeur à entrer en lui d’où qu’il se tienne, l’entraîner dans un voyage différent de celui qu’expérimentera son voisin. J’adorais ça, observer plusieurs personnes regarder un tableau au même moment. Parce que c’était la transformation qu’il provoquait : devant une œuvre de qualité un spectateur cesse de voir pour commencer à regarder, une action plus précise, une prise en chasse, une quête, comme on recherche le bateau d’un être aimé sur la ligne d’horizon, ou un élan entre les arbres. Devant un bon tableau, il cherche les indices de sa propre existence.“ Un peintre américain renommé…

  • Lectures

    La promo 49, Don Carpenter.

    Traduit de l’américain par Céline Leroy. @celine2405 “Je t’envie, dit Truscott. Tu es jeune, un petit con plein de sève. Tu vas travailler, écrire tes poèmes et peut-être que si tu as de la chance, tu seras témoin de la révolution. Moi, c’est terminé, tu sais. Ils nous ont bien lessivés et tout ce qu’on est encore capable de faire c’est de corrompre les jeunes dans ton genre.” 24 nouvelles pour dessiner le portrait d’une génération de lycéens de Portland s’apprêtant à basculer dans l’âge adulte en 1949. Drague, alcool, rêves, angoisses, soirées ratées, virées à la plage, aspirations secrètes, engagement dans l’armée tout est le début de quelque chose de…

  • Lectures

    Duo Poétique : Joy Harjo et Raymond Carver

    Un #lundipoésie “in english” ce matin (et sans traduction en plus !) avec un #duopoétique amérindien et américain : Joy Harjo, poétesse Muscogee et Raymond Carver poète américain.Les élans du cœur et ceux de la nature se croisent et s’ignorent parfois superbement… Cricket Song, Joy Harjo (2013) “Tonight I catch a cricket song,Sung by a cricket who wants the attention of another–My thinking slides in the wake of the cricket’s sweetLonging. It’s lit by the full moon as it makes a pathOver the slick grass of the whitest dark,I doubt the cricket cares his singing is swinging starlightTo the worry that has darkened my mind.It is mating season.They will find their way to each…

  • Portrait de femme/ Mon héroïne

    Portrait de femme : Scarlett

    Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir mon amie @auliedoe pour un cinquième #portraitsdefemme partagé; elle a choisi de nous parler de Scarlett O’Hara, l’héroïne de Margaret Mitchell.Autant en emporte le vent, c’est l’histoire de Scarlett O’Hara petite fille gâtée et capricieuse dont la vie va être bousculée par la guerre de Sécession. La jeune fille futile et romantique va au fil des pages laisser place à une femme tenace défiant les conventions de son époque : elle sort de son milieu, occupe la place qui revient aux hommes et assume même son désintérêt pour le rôle de mère. En quoi Scarlett est-elle un personnage féminin marquant ?Ce personnage féminin est à bien des égards discutable au regard de notre…

  • Lectures

    Les dépossédés, Ursula K. Le Guin

    Traduit de l’anglais par Henry-Luc Planchat. “Il est dans la nature de l’idée d’être communiquée : écrite, dite, faite. L’idée est comme l’herbe. Elle demande de la lumière, aime les foules, grandit par croisement, s’améliore pour qu’on la piétine enfin.” Deux planètes sont au cœur de ce roman : Urras et Anarres, chacune étant pour l’autre sa lune lointaine. 200 ans plus tôt des anarchistes syndicalistes, emmenés par leur inspiratrice, ont quitté Urras et sa société capitaliste pour émigrer sur Anarres et y fonder une société selon leurs principes révolutionnaires. Les deux planètes vivent en limitant au stritc minimum leurs échanges et en entretenant le rejet l’une de l’autre dans…

  • Lectures

    Ceux qui partent d’Omelas, Ursula K. Le Guin

    Croyez-le ou pas je continue de lire Ursula K. Le Guin (je suis au beau milieu des Dépossédés) après l’avoir découverte dans le bookclub #cemoiscionlit de @palir_au_soleil… Je me suis penchée sur une courte nouvelle qu’elle a publiée en 1973 et qui a eu un grand succès ; elle s’intitule : Ceux qui partent d’Omelas.Le principe en est simple : il existe une ville merveilleuse dont les contours sont un peu incertains car ils changent selon notre imaginaire. Il s’agit de la ville d’Omelas, une ville heureuse où chacun vit dans la sérénité et la joie, où les désirs s’épanouissent et où l’harmonie n’est plus un mirage. Toute la beauté et la tranquillité…

  • Lectures

    Ursula Le Guin

    Ça y est, c’est le bon jour ! Je me lance dans de grandes nouveautés : je vais pour la première fois lire un texte d’Ursula Le Guin et pour la première fois me joindre au club de lecture #cemoiscionlit mené par @expeditions_litteraires alias @palir_au_soleil 😊 Youpi tralala !Et vous, vous lisez quoi ?

  • Lectures

    Parable of the sower, Octavia E. Butler.

    “All that you touch You Change.All that you Change Changes you.The only lasting truth is Change.God is Change.“ Dans la Californie des années 2020, le monde tel qu’on le connaissait s’est écroulé entre désastre écologique, crises sanitaires, disparités immenses entre pauvres et riches et violences accrues. Lauren, fille de pasteur, vit dans une communauté fermée de pauvres un peu moins pauvres car ils ont toujours un toit et qu’ils ont réussi à maintenir une entraide leur garantissant de quoi se nourrir et se protéger de l’extérieur. Elle est hyperempathique, ce qui veut dire qu’elle ressent physiquement la douleur et le plaisir des autres. Il lui faut pourtant cacher cette singularité…

  • Portrait de femme/ Mon héroïne

    Portrait de femme, Harriet

    Cinquième portrait de femmes de fiction qui m’ont nourrie : un personnage d’artiste en lutte pour être reconnue comme telle, Harriet Burden l’héroïne d’Un monde flamboyant de Siri Hustvedt. Harriet Burden est plus connue sous le nom de Harry. Un prénom masculin porté autant comme un paravent que comme un fardeau (tel que l’indique son nom de famille). Elle est artiste plasticienne mais demeure méconnue de son vivant, son œuvre étant occultée par la carrière de son mari marchand d’art. A la mort de celui-ci, elle se lance dans une grande supercherie et organise trois expositions de son travail en les faisant présenter comme l’œuvre de trois hommes différents. Elle…