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Et toujours en été, Jukie Wolkenstein.

A paraître en Janvier 2020.

Le canapé notamment, sur lequel personne à ce jour n’a réussi à s’étendre (pour y lire, par exemple) sans s’endormir aussitôt. Impossible de nier : le velours frappé des coussins laisse des empreintes accusatrices sur les joues (oui, les deux joues, lorsqu’on s’y retourne sans se réveiller) de ceux qui n’avaient pas prévu d’y faire la sieste).

L’auteure construit un roman biographique structuré comme un escape game video. Elle nous fait arpenter sa maison de famille, observer les pièces et les objets attentivement et laisse les souvenirs remonter progressivement à la surface. Cette navigation dans le temps et dans les mystères d’une demeure familiale lui permet d’évoquer le décès de son père et la disparition de son frère avec beaucoup de douceur, de force et de mélancolie.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre. Je connais les escape games et en ai pratiqué quelques-uns, l’explication préliminaire de leur principe m’a paru une démonstration assez laborieuse. J’ai ensuite vraiment apprécié certaines réminiscences et l’évocation de moments assez “universels” liés à la vie dans une maison de famille. Pour autant, je n’ai jamais vraiment cessé d’observer l’auteure écrire et je le regrette. J’ai même plutôt traînassé pour finir ce livre.
Je trouve le principe de la promenade dans la maison efficace et ingénieux . Il me semble qu’il peut tout à fait fonctionner sans être associé à la notion d’escape game qui n’apporte finalement pas grand-chose à part une lourdeur un peu lassante.

Livre lu dans le cadre du #grandprixdeslectriceselle2020

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