Gloria, gloria, Grégory Le Floch.


@editions_bourgois

Une jeune femme débarque sur une île italienne pour découvrir la grotte où son grand-père gérontophile a vécu caché pendant 7 mois pour fuir l’opprobre de ses contemporains.
Entre ses propres pensées et des extraits du journal de son grand-père, c’est toute une méditation sur l’amour et le désir, le bonheur d’être un corps dans la nature et la beauté du vieillissement qui se déploie.

J’ai été très bousculée par cette lecture. Certains passages ou descriptions m’ont répugné d’autres m’ont séduite par leur poésie.
Je suis très intéressée par les représentations – notamment littéraires – de la vieillesse et je suis allée vers ce roman notamment pour cela. Je crois que je n’ai pas pu vraiment l’apprécier car la vieillesse y est observée plutôt que rendue. Je m’explique : la vieillesse est racontée par un homme jeune dans ses carnets, ce récit est lu par une jeune narratrice qui elle-même en fait le récit et le lecteur ou la lectrice se retrouve donc en troisième position d’observation. Ce qui fait à mon avis que la voix des personnes âgées n’est pas audible et je m’aperçois que cela me dérange. Comme si la vieillesse était une grotte inexplorable cachée au fond d’une île italienne et luxuriante…

J’ai lu ce livre avec les amies @silence_on_lit @toutcequejaimais @palir_au_soleil @timesdontchange @lesvoyagesheures @on_ne_lit_pas_a_table_