Lectures

J’aimerais bien être autiste, Héloïse Breuil.

A présent je t’aime mieux, plus profondément, sans plus me juger à travers le regard que je porte sur toi.

Un court texte écrit à deux voix par une mère et son fils autiste Asperger. Elle se souvient de son cheminement pour faire le deuil de son fils imaginaire et découvrir la riche complexité de son fils réel. Il raconte comment les réactions de certains adultes lui semblent insensées et comment le juste diagnostic lui a ouvert des portes pour mieux se faire entendre.

Ce témoignage tout simple et sans pathos fait beaucoup, avec finesse, pour donner à voir de l’intérieur une singularité et donner envie d’écouter mieux les différences de ceux qui nous entourent.

Merci @agathocroustie pour ce conseil de lecture !

4 Comments

  • Autist Reading

    Le titre me choque énormément [comment peut-on souhaiter être porteur d’un handicap ? Même si je tente de gérer au mieux ma situation, j’échange sans problème mon autisme avec un(e) neurotypique !], mais à lire ton billet, ce livre n’invite pas à la polémique mais plutôt à l’ouverture.

    De tels témoignages ont l’avantage de montrer aux familles qui se sentent souvent isolées et démunies que leur parcours n’est pas unique et que d’autres sont également passées par là. Mais surtout, pour des parents qui se posent des questions, ils peuvent être un déclencheur pour engager un parcours diagnostic.

    • Ju

      Oui le titre m’avait aussi désarçonnée ! Ce témoignage est, comme tu le dis, essentiel pour donner à voir des expériences et, sans doute, se sentir moins seul si on rencontre les mêmes difficultés. En tout cas, l’auteure insiste sur l’aspect déterminant du parcours de diagnostic et le présente comme salvateur pour elle et son fils.

  • Electra

    ah je rejoins Laurent sur le titre ! quand je l’ai vu sur IG j’ai cru tomber à la renverse !
    je suis contente de voir qu’il est venu aussi te lire car sans ta chronique, j’aurais pu très mal interprété le sujet.

    Ce handicap est tellement unique. Ici c’est un Asperger. Bien loin d’enfants qui ne parlent pas, s’auto-mutilent… du coup, tant mieux si la mère et le fils ont pu développer une véritable relation. Mais je sais que ce n’est malheureusement pas le cas pour toutes les familles.

    • Ju

      J’ai lu ce livre sur les conseils d’une personne que j’apprécie sur IG donc j’y allais plutôt confiante, sinon le titre m’aurait braquée aussi d’avance…

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *