Lectures

La fabrique des pervers, Sophie Chauveau.

// VACANCES//

Editions Folio

Mais le grand principe familial règne en maître chez ces gens-là : on fait, mais on ne dit pas. Des enfants souffrent, qui s’en soucie ? Ils oublieront. On collectivise certaines femmes, belles-sœurs aujourd’hui divorcées, comme hier les vendeuses de l’épicerie, renvoyées ? Et alors, puisque tout le monde est consentant. On est entre soi, non ?

Plusieurs générations d’incesteurs sûrs de leur impunité constituent les piliers de la famille de l’auteure, plusieurs générations de femmes qui ont su et se sont tues, plusieurs générations d’incesté(e)s dont la famille a étouffé la parole.
Pour analyser ce système et y replacer son histoire personnelle, l’auteure a recours à ses lectures, la psychanalyse, les paroles de ses ami(e)s et ses souvenirs.

Un ouvrage glaçant, terrifiant, qui souligne la banalité de la violence dans les familles et les rapports de domination.
Ma lecture a été dure et l’écriture de l’auteure m’a souvent perdue. Les ponts entre ce titre et “Le berceau des dominations” de Dorothée Dussy sont nombreux.

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