• La juge de trente ans
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    La juge de trente ans, Céline Goux.

    @editionsduseuil Ce texte bref est un témoignage à grands traits de ce que c’est qu’être une jeune juge en France aujourd’hui.Premier dossier, place du métier dans la vie personnelle, interrogation sur la légitimité et la crainte de l’erreur, description du travail au quotidien … en quelques pages c’est tout un univers qui s’ouvre au lecteur. Ce titre fait partie d’une collection intitulée “Raconter la vie” et que je vais continuer de découvrir au gré des ressources de ma médiathèque.La connaissez-vous ? Me conseillez-vous un titre en particulier ?

  • Memorial Drive
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    Relecture de Memorial Drive, Natasha Trethewey.

    Et c’est une relecture pour le @prixbookstagram qui me permet de découvrir d’autres fils dans la trame profonde de ce récit… Memorial Drive, Natasha Trethewey.Traduit de l’anglais par Céline Leroy. @celine2405Editions de l’Olivier Un texte brillant qui noue le ventre et nous encourage à interroger la violence systémique et à user de la puissance du langage pour la combattre. Pour lire ma première chronique c’est ici

  • Qui t'aime ainsi
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    Qui t’aime ainsi, Edith Bruck.

    Qui t’aime ainsi, Edith Bruck.Traduit de l’italien par Patricia Amardeil.Editions Points Ce livre est le témoignage de l’auteure, juive hongroise, déportée à l’âge de 12 ans avec sa famille vers Auschwitz.Elle raconte d’abord son enfance dans une famille extrêmement pauvre et l’antisémitisme niché dans la culture hongroise puis violemment réactivé par l’arrivée des Allemands.Ensuite c’est la déportation, l’arrachement aux parents devant Auschwitz, la chance de rester à deux sœurs pour affronter les horreurs du camps, les transferts à marche forcée, l’incroyable survie.Enfin, c’est le retour au monde. Un retour tout aussi violent pour une qui a un besoin essentiel de famille tout en ne pouvant rester en place, un besoin…

  • Déracinée
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    Déracinée, Soledad et sa famille d’accueil, Tiffanie Vande Ghinste.

    Editions La Boite à Bulles La narratrice reçoit un appel de sa mère : sa sœur, suite à une décision de la justice, va repartir chez sa mère biologique. Toute la famille d’accueil en est ébranlée ainsi que la jeune fille en question. Cette situation est une porte d’entrée pour nous inviter à découvrir les enjeux et les réalités d’une famille d’accueil en Belgique.J’ai énormément aimé les dessins solaires de l’auteure qui montre avec délicatesse toute la palette des émotions ressenties et la richesse de cette famille particulière.

  • La fabrique des pervers
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    La fabrique des pervers, Sophie Chauveau.

    // VACANCES// Editions Folio ” Mais le grand principe familial règne en maître chez ces gens-là : on fait, mais on ne dit pas. Des enfants souffrent, qui s’en soucie ? Ils oublieront. On collectivise certaines femmes, belles-sœurs aujourd’hui divorcées, comme hier les vendeuses de l’épicerie, renvoyées ? Et alors, puisque tout le monde est consentant. On est entre soi, non ?“ Plusieurs générations d’incesteurs sûrs de leur impunité constituent les piliers de la famille de l’auteure, plusieurs générations de femmes qui ont su et se sont tues, plusieurs générations d’incesté(e)s dont la famille a étouffé la parole.Pour analyser ce système et y replacer son histoire personnelle, l’auteure a recours…

  • Lectures

    Dans la maison rêvée, Carmen Maria Machado.

    Traduit de l’anglais par Hélène Cohen.Editions Bourgois “Il m’est parfois arrivé de ne pas avoir l’impression d’écrire mais de lancer un couteau sur des fragments d’histoires pour les clouer au mur avant qu’ils ne s’envolent ou ne disparaissent.” L’auteure est amoureuse d’une femme qui se met progressivement à la maltraiter. Après un long travail notamment d’écriture, elle essaie ici de capturer l’essence de cette violence, sa malheureuse banalité, les dégâts persistants de l’emprise. Elle essaie de se souvenir, de s’approprier cette histoire et de la transmettre pour qu’elle puisse être utile à d’autres. Un sacré bouquin ! Entre essai, témoignage et autofiction l’auteure a choisi de tendre à son arc…

  • Lectures

    La vie pieds nus, Alan Pauls.

    Traduit de l’espagnol par Vincent Raynaud.Editions Bourgois “(…) le type de plaisir sublime que la plage ne fournit que lorsque deux corps brûlés au soleil se glisse dans un lit à peine fait et s’enlacent dans ce paradis propre, frais et simple, de draps de coton blanc.“ Une méditation sur la plage, seul lieu où les corps dénudés sont la norme, décor rêvé ou cauchemar touristique, espace de l’enfance et de la drague adolescente…L’auteur mêle ses souvenirs, réflexions historiques, sociologiques et culturelles. Bon ben c’est un flop pour moi. Je me suis ennuyée en lisant ce livre alors que j’espérais une lecture savoureuse. J’ai trouvé les propos assez convenus, plutôt…

  • Lectures

    Derniers témoins, Svetlana Alexievitch.

    Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard.@editions1018 “Le bruit court dans le village que c’est… la guerre ! Maman est perdue : comment faire ? Moi, je me dis : vivement que cette journée soit passée ! Personne ne m’a expliqué que la guerre, ce n’est pas un jour ou deux, que ça pourrait durer très longtemps.“ Ouvrir un livre de Svetlana Alexievitch est toujours saisissant et éprouvant. Entre journalisme et littérature, elle assemble des témoignages individuels et compose des textes qui révèlent la complexité d’expériences historiques vécues collectivement.Dans ce livre, elle associe des voix d’enfants ayant survécu à la Seconde Guerre Mondiale. Chacun d’entre est identifié par ses nom et…

  • Lectures

    L’analphabète, récit autobiographique, Agata Kristof.

    @editionszoe “Je lis. C’est comme une maladie. Je lis tout ce qui me tombe sous la main, sous les yeux : journaux, livres d’école, affiches, bouts de papier trouvés dans la rue, recettes de cuisine, livres d’enfant. Tout ce qui est imprimé.“ En quelques vignettes l’auteure brosse son portrait de lectrice et d’écrivaine. Passion vorace de la lecture, perte du lien à la langue natale et choix d’une identité nouvelle dans la langue française, rapport ambivalent aux mots et à leur pouvoir : l’essentiel est dit nettement. Quel plaisir de retrouver ce ton un peu “froid”, distant et pourtant vibrant dans ce texte d’Agota Kristof !J’apprécie sa maîtrise et son…

  • Lectures

    Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Corinne Morel Darleux.

    Editions Libertalia “Le refus de parvenir n’implique ni de manquer d’ambition ni de bouder la réussite. Juste de réaliser à quel point ces deux notions gagneraient à davantage de singularité : elles sont aujourd’hui normées par des codes sociaux qui n’ont que peu en commun avec les aspirations individuelles, ni d’ailleurs avec l’intérêt collectif.” Dans un témoignage aussi réfléchi que poétique l’auteure partage sa conviction profonde : il n’est pas nécessaire de réussir, de gagner, pour vivre pleinement. Elle décrit nos sociétés comme marquées par l’accumulation des biens et la surenchère des comportements. Pour elle, ce monde court à l’effondrement mais ce n’est pas tragique : ce désastre annoncé, c’est…