Le chant de la Tamassee, Ron Rash.
Titre original : Saints at the river. (2004)
Traduit de l’anglais par Isabelle Reinharez.
Editions Points.
« Wolf Cliff est un lieu où la nature s’est donné un mal fou pour que les humains se sentent insignifiants.«
La Tamassee est une rivière protégée de Caroline du Sud, labellisée « Rivière sauvage ».
Lorsque que la fille d’un homme de pouvoir se noie et que son corps y reste prisonnier deux camps s’affrontent : la famille endeuillée et ses soutiens qui veulent intervenir sur le cours de la rivière pour y repêcher le corps et lui donner une sépulture contre les écologistes locaux qui tiennent à préserver l’inviolabilité de la rivière de peur que son label ne soit caduc et qu’elle ne devienne un lieu de commerce.
Envoyée par son rédac-chef pour accompagner le journaliste qui couvre le sujet, Maggie – photographe chevronnée – rentre au pays avec appréhension. Le chant de la Tamassee dont elle connaît les moindres recoins vibre encore dans son cœur.
L’écriture de Ron Rash est puissante et limpide, comme la rivière qu’il décrit. Elle sait aussi peindre par petites touches les relations tortueuses et troubles des protagonistes du drame sans prendre parti.
J’ai beaucoup aimé le premier tiers de ce roman. Il a perdu ensuite de ses effets lorsque la romance s’en est mêlée. Elle n’apporte rien au texte à mon sens et le dilue alors que la rivière et le dilemme posé était suffisants pour nourrir mon intérêt.
Mon avis sur d’autres livres de l’auteur : Une terre d’ombre, Par le vent pleuré.
