Les sorcières de la République, Chloé Delaume.
« En magie, vous avez fini par le comprendre, demander, c’est toujours obtenir. Le problème, c’est que les gens demandent toujours de travers. Ils ne formulent pas bien, se méprennent sur leurs propres besoins et après, souvent, ils s’étonnent qu’il leur arrive n’importe quoi.«
Alors que prévue pour 2012, l’Apocalypse n’a pas eu lieu. Pour pimenter les années à venir et mettre à bas des années de patriarcat et de misogynie, les Déesses rejoignent la France en 2017, créent le parti du Cercle et installent Elisabeth Ambrose à la présidence. S’ensuivent trois années intenses, violentes et inventives. Tellement déstructurantes qu’en 2020, le choix politique est fait d’effacer des mémoires ces trois années d’échappée : c’est ce qu’on appelle le Grand Blanc.
En 2062, l’heure est au devoir de mémoire : la Sybille – témoin clé de ces folles années aux mains des sorcières de la République – va devoir répondre de ses actes au cours d’un long procès.
Mais quel kiff cette lecture ! C’est enjoué, impertinent, sarcastique, glaçant et pas si improbable.
Je n’ai pas fini de détricoter les différents niveaux de sens de ce texte …
