L’été sans retour, Giuseppe Santoliquido.

L'été sans retour

@editionsfolio

« Le destin est une bête sournoise, il procède par touches légères, par strates infinitésimales, vous laissant accumuler mauvais choix et petites erreurs, vous autorisant à orienter le gouvernail de votre vie sur une longue suite de mauvais caps, puis, un beau jour, au lieu d’atteindre la destination tant convoitée, c’est le naufrage. Impossible de changer de trajectoire.« 

Italie, été 2005 au cœur de Ravina – petit village quelconque de la Basilicate, une jeune fille disparait lors de la fête traditionnelle locale. Tout le monde part à sa recherche – famille, voisins, amis, forces de l’ordre – mais elle reste introuvable et le malheur s’installe.
Ce drame devient, sous les yeux des médias prêts à tout pour faire durer le sujet, un feuilleton national où chaque comportement est disséqué, discuté et jugé.

Je ne sais plus chez qui j’ai pioché cette idée de lecture mais elle m’aura marquée.
Je me souviendrai de l’ambiance estivale – entre ennui et beauté – de ce village, des rivalités, rancœurs et désirs de ses habitant.es et de l’atmosphère oppressante du roman.
C’est ce mélange entre les fulgurances poétiques et le côté implacable du récit qui m’a emportée.