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Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-Allard.

Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.”

La narratrice élève sa fille seule et flotte dans une vie sur pilote automatique… jusqu’au jour où elle rencontre Sarah et où la passion la percute et la pulvérise. Le roman raconte cet impact, l’amour débordant comme une renaissance, la joie d’un nouveau printemps, l’avidité des corps, l’obsession et le cataclysme de la brûlure.

J’ai beaucoup apprécié le début de ce roman et la capacité qu’a l’auteure de faire sentir les émois du début d’une relation amoureuse puis l’urgence et l’intensité d’une passion. Autant ce rythme “haletant” me semblait approprié et significatif autant l’écriture de la suite du roman m’a perdue voire ennuyée. Au-delà de certaines longueurs que j’aurais pu supporter, je me suis surtout désintéressée du sort de la narratrice alors que l’idée de la perte de soi est un sujet qui m’intéresse profondément.
Bref, une rencontre littéraire qui tient plus du feu de paille pour moi que de la passion ardente 😉

Merci quand même @pauline_boet pour ce prêt !

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