Nos jours brûlés (T1,2,3), Laura Nsafou.

Jours brûlés

Albin Michel. 2021 pour le tome 1.

« Ma mère m’a dit que la Nuit n’avait pas toujours été là, qu’il fut un temps où une gigantesque boule de lumière éclairait le monde et révélait ses couleurs. Elle me parle souvent de teintes que je n’ai jamais vues, d’une saison où il faisait si chaud qu’elle changeait l’odeur du blé, de l’herbe et des arbres, et la couleur du ciel en fin de soirée. » 

Voilà plus de vingt ans que le soleil a disparu et que le monde vit dans une demie nuit perpétuelle. Tout a changé : s’éclairer devient une priorité, les relations sociales en sont transformées, de nouvelles espèces sont apparues (pas toujours pacifiques) et les frontières avec le monde spirituel sont poreuses.
Elikia est née après la Grande Nuit et ne connaît qu’elle. Sa mère lui raconte le monde d’avant mais aussi son espoir de rallumer le soleil, d’en finir avec les jours brûlés. Pour cela, elles partent en quête de la cité mythique de Juddu où la magie pourrait bien les sauver. Le chemin et les apprentissages seront ardus.

J’ai été déçue par cette trilogie qui me faisait très envie : de l’afro futurisme à la française, c’était pourtant bien parti ! J’ai trouvé le texte certes plein d’action mais relativement plat en termes de psychologie (même si l’idée d’une héroïne ayant des difficultés à se connecter à ses émotions l’explique en partie).

Pour découvrir un afro futurisme de choc, anglo-saxon- cherchez plutôt vers Nnedi Okorafor.