Les noces sauvages, Nikki Gemmell.

Les noces sauvages

Traduit de l’anglais par Dorothée Zumstein.
@editionsbelfond

« Aux yeux de Snip, les personnes sans curiosité sont comme les maisons sans livres : quelque chose en elles génère le malaise. »

Une jeune artiste peintre hérite de sa grand-mère et, sur la demande de celle-ci, part retrouver son père dans l’outback australien pour le questionner sur l’explosion de leur famille.
Entre son besoin viscéral d’indépendance et l’urgence de comprendre d’où elle vient, elle devra traverser plusieurs étapes initiatiques pour pouvoir imaginer un avenir qui lui ressemble.

Après le désert glacé de l’Antarctique dans « Traversée », je suis partie pour le désert de sable rouge de l’Australie!
J’y ai retrouvé une « héroïne » indépendante, forte, plutôt égoïste et assez fermée sur elle-même. Et le même cheminement qui passe, pour ce roman d’apprentissage, par la découverte de l’amour, une expérience déterminante en milieu naturel extrême et une perte brutale.
Ce coup-ci le charme de la première fois s’est estompé et ce roman m’a plus fait lever les yeux au ciel qu’autre chose.
Alors oui, le cadre est saisissant, il y a du rythme et des enjeux mais cela ne m’a pas permis d’oublier totalement l’empilade de clichés déprimants sur la relation aux hommes (le père ou l’amant) et le côté répétitif de certaines pages.
En fait, j’aurais adoré ce bouquin s’il était moins bavard sur les relations filiales et amoureuses. Cela aurait permis de creuser plus sur des sujets comme la solitude/la vie en communauté, la ville/l’outback, le besoin de se sentir libre/le besoin d’éprouver un attachement, les aborigènes/ les colons, l’écoute qui absorbe/ la création qui diffuse … toutes ces tensions passionnantes que le roman évoque sans y aller à fond.
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Comme je ne veux pas rester sur une frustration, je me suis lancée dans « Après » – un texte de l’auteure sur sa relation à sa mère et le décès de celle-ci.
Je tiens bon pour le bookclub #cemoiscionlitnikkigemmell avec @poissondunord 😊!