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    L’heure d’avant

    Cette semaine la proposition de @devenez_qui_vous_etes était de jouer avec certaines heures particulières dans nos vies … j’ai aussitôt pensé aux premières heures de la journée. “L’heure d’avantLa fraîcheurLe vert des arbresLe silenceQuelques chants d’oiseauxMes livresMon téléphoneLes pieds nus, pas ou peu d’habitsLa pensée qui se déplie et s’amuseUne grande respiration…L’horloge l’a dit : il est maintenant l’heure de plonger dans le monde.“

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    A partir d’une photo

    La proposition de @devenez_qui_vous_etes de s’appuyer sur cette image pour inventer la vie et les pensées de cette femme et de cet homme à suscité chez moi des réactions ambiguës.J’avais très envie d’écrire à partir d’une photo mais celle-ci m’exaspérait instantanément. Je n’y voyais que niaiserie et injonction à rechercher un bonheur dans un cadre étroit et imposé. Je me suis finalement laissée porter par le jeu du collage avant d’écrire le court texte ci-dessous. “Vous m’avez vu rayonnante courant dans les blés, faisant de la balançoire, allant au marché, enfourchant ma Vespa et aujourd’hui m’apprêtant à plonger dans les eaux délicieuses de la félicité maritale.Je suis dans tous vos magazines, dans…

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    Musique !

    Je continue à jouer avec les propositions hebdomadaires de @devenez_qui_vous_etes, cette semaine autour des musiques qui nous accompagnent. “Toutes les chansons que j’aime sont en anglais. En chacune d’elles je me retrouve, en chacune d’elles je me perds un peu. L’anglais me donne cet interstice précieux, cet entre-deux où je suis pleinement moi et déjà une autre. Qui sait le trouble fertile du changement de langue ? La mienne, je la maîtrise, j’en joue, je la travaille, je m’en barricade, je m’en enveloppe.Et puis, par la voix d’un autre ou d’une autre, l’anglais comme une deuxième maison, un peu plus mystérieuse, un peu plus risquée. Je m’y surprends, je m’y déforme,…

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    Les lieux où j’ai dormi

    Suite à la proposition de @devenez_qui_vous_etes de se remémorer les lieux où on a dormi puis d’en choisir un plaisant ou déplaisant pour l’illustrer et l’écrire, j’ajoute ici ma contribution de la semaine. “La chambre de Castelnau. Mon grand-père et son frère y ont dormi. J’y dors tous les étés, enfant, avec ma sœur. Les lits sont hauts et sombres. Il y fait frais en été, d’une fraîcheur qui repose. Le papier peint est doux à l’œil, la poussière volette dans le rayon de soleil. Le matin, quand on ouvre les volets pour aérer avant la grande chaleur, le vert éclatant du maïs en haut du talus et le ciel bleu intense…