Bellefleur, Joyce Carol Oates.

Bellefleur

Traduit de l’anglais par Anne Rabinovitch.
Le livre de poche

« Cependant, les gens extérieurs à la famille, même ceux qui vivaient à des centaines de kilomètres de là, dans la plaine, et n’entendaient que les rumeurs les plus indirectes, les plus exagérées sur le clan des Bellefleur, n’hésitaient jamais à parler de la malédiction des Bellefleur, comme s’ils savaient exactement de quoi ils parlaient, et comme si aucun mystère ne l’environnait. Cette malédiction, disait-on, était très simple : les Bellefleur étaient destinés à être des Bellefleur, depuis le ventre de leur mère jusqu’au tombeau et au-delà.« 

Du XVIIIème siècle au XXème, la famille Bellefleur vit intensément et défraie la chronique depuis son immense château. Beaucoup d’argent, beaucoup de terres, beaucoup d’appétits et une galerie de caractères singuliers … des bases excellentes pour que de générations en générations les bizarreries se transmettent, s’exposent et se renouvellent souvent au détriment de leur voisinage.
Partant du personnage de Leah, maîtresse-femme qui a décidé de redorer le blason de la famille et de reconquérir son empire, c’est parti pour de multiples promenades temporelles …

Un immense merci @elo_lotte qui m’a offert ce pavé il y a plus de 4 ans lors d’un mémorable swap #alassautdespaves ! Il m’aura fallu du temps pour m’y attaquer mais on peut dire que je l’ai dégusté 😊
J’avoue, j’ai dû consulter des centaines de fois l’arbre généalogique au début de l’ouvrage pour me rappeler qui était qui et venait d’où et avait hérité de quoi … J’ai adoré cette ambiance gothique et mystérieuse, les motifs qui se répondent de générations en générations, les loisirs étranges de certains membres du clan et cette impression que tout peut constamment basculer dans la noirceur.