• Photographie

    Bernard Plossu, tirages Fresson.

    Pour ce #jeudiphotographie, je vous présente un très beau livre qui me faisait de l’œil depuis sa sortie… et que j’ai donc décidé d’offrir à mon cher et tendre pour son anniversaire (ne me dites pas que vous n’avez jamais utilisé cette technique hein 😉).Il s’agit du livre paru chez @editions_textuel : Bernard Plossu, tirages Fresson. Un livre “de toute beauté” qui présente une série de photographies de Bernard Plossu interprétées et sublimées par les tirages de la famille Fresson qui a inventé une méthode particulière de tirage entretenue depuis le XIXème siècle. Les tirages sont doux, très sensuels, comme un peu flous parfois. Rien de théâtral, tout en subtilité et profondément sensible.…

  • Lectures

    Mes dix règles d’écriture, Elmore Leonard.

    Traduit de l’anglais par Johanne Le Ray et jeanne Guyon.Illustré Joe Ciardello. “Ne commencez jamais un livre en parlant de la météo.”“N’utilisez jamais de tournures telles que ‘soudain” ou ‘l’enfer se déchaîna’. Cette règle se passe d’explication. J’ai observé que les écrivains qui utilisent le mot ‘soudain’ ont tendance à se laisser un peu déborder par les points d’exclamation.““Si ça a l’air écrit, je réécris.” J’ai adoré ces 10 conseils plein de bons sens et d’impertinence, qui mêlent hommage aux auteurs admirés et coups de pied aux egos des “Grands qui Ecrivent” !Ecrire au plus près du réel, sans se faire mousser, sans renchérir sur les émotions, avec une économie…

  • Lectures

    Les Grâciées, Kiran Millwood Hargrave.

    Traduit de l’anglais par Sarah Tardy. “Sur le port, le pasteur trépigne, se réchauffe les mains en soufflant dessus. Maren ressent une certaine satisfaction à le voir ainsi frissonner, lui qui leur assène toujours que l’amour de Dieu est la seule chaleur dont elles ont besoin.“ Au XVIIème siècle, un petit village norvégien perd brutalement tous ses hommes lors d’une tempête mortelle. Les femmes sont hébétées puis s’organisent peu à peu pour survivre. Entre celles qui se réfugient dans la foi et le foyer et celles qui prennent les rames pour nourrir les survivantes, la trêve n’est que de circonstance. L’arrivée d’un “délégué” du roi, un Ecossais spécialiste reconnu de…

  • Lectures

    “La petite bête qui monte ça me terrorifie, paroles d’enfants à un psychanalyste”, Eric Didier

    Un #lundipoésie saisissant avec un petit livre singulier publié chez @lenouvelattila : “La petite bête qui monte ça me terrorifie, paroles d’enfants à un psychanalyste” par Eric Didier. Il ne s’agit donc pas d’un livre de poésie à proprement parler mais bien d’un recueil de mots d’enfants plus ou moins grands, saisis au vol par le psychanalyste dans toute la puissance du langage. Tour à tour émouvants, glaçants, enchanteurs ou sans appel ces mots laconiques ont une force d’évocation remarquable qui me donne envie d’en parler ce matin. Je vous partage ici quelques-uns de ces aphorismes pour qu’ils vous accompagnent en ce début de semaine. N’hésitez pas à vous procurer cet ouvrage. “L’existence me…

  • Les doux mots du dimanche

    Corrompre

    Pour #lesdouxmotsdudimanche un verbe sur lequel je me suis penchée dernièrement pour pourvoir l’expliquer à l’un de mes enfants : corrompre. Corrompre désigne l’action physique de changer l’état naturel de quelque chose en le rendant mauvais, généralement par décomposition. On peut ainsi corrompre une eau, une atmosphère…Au figuré, corrompre peut être le fait d’altérer, affaiblir ou détruire la valeur de quelque chose : on corrompt ainsi une institution, une œuvre… Dans un registre moral, c’est le fait de dénaturer quelque chose, de le dégrader ou bien celui de pousser quelqu’un à agir contre son devoir ou sa conscience par des dons ou des promesses. On corrompt donc ici une personne réelle ou…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Claire

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir @papiercrepon pour notre huitième #portraitsdefemme partagé ! Elle a choisi de nous parler de Claire DeWitt, héroïne des romans policiers de Sara Gran. Mon héroïne s’appelle Claire DeWitt, une détective privée torturée, trash, limite fêlée. Elle a été formée avec des méthodes totalement hors sol, presque mystiques. Elle est surtout prisonnière de son passé compliqué que l’on découvre au fil des épisodes – trois jusqu’ici. En quoi Claire est-elle un personnage féminin marquant?C’est un personnage féminin badass et rock’n roll comme on n’en trouve pas assez dans la littérature contemporaine. Une femme dotée d’une acuité hors du commun. Pugnace, déterminée, elle ne recule devant aucune difficulté – bien au…

  • Lectures

    Sale temps pour les braves, Don Carpenter.

    Traduit de l’anglais par Céline Leroy. @celine2405. “Il but toute la matinée et toute l’après-midi. Le whisky ne le menait nulle part. Il continuait de boire uniquement pour ne pas être tiré vers l’arrière. Tout paraissait limpide à l’exception du premier pas. Il ne savait pas par quoi commencer.“ Jack Lewitt ne connait pas ses parents qui l’ont abandonné à la naissance, eux-mêmes perdus dans les errements de la Grande Dépression. Entre orphelinat et maison de correction, il a surtout appris à ne compter sur personne et à ne jamais passer pour faible sous peine de se faire arnaquer. Sa dégaine de balèze et sa violence latente le mèneront de prisons…

  • Lectures

    Anaïs Nin: sur la mer des mensonges, Léonie Bischoff.

    Au début des années 20, Anaïs Nin vit avec son mari banquier dans la banlieue parisienne. Pour une jeune femme éduquée, polyglotte et profondément créative, la routine est une menace mortelle. Entre l’écriture de son journal qui lui sert d’exutoire et de terrain de jeu, la pratique de la danse qui révèle son bouillonnement intérieur et la montée en puissance d’une sensualité qu’elle peine à domestiquer, tout est prêt pour que l’artiste en elle s’enflamme.L’étincelle sera la rencontre avec Henri Miller puis sa femme June… Une très belle bande dessinée que j’ai abordé de façon un peu dubitative uniquement car le dessin était trop floral à mon goût (oui je…

  • Lectures

    Kindred, Octavia E. Butler.

    Une jeune femme noire de 1976 se retrouve soudainement propulsée dans une plantation du Sud des Etats-Unis en 1815. Elle y sauve un jeune garçon blanc de la noyade, fils du propriétaire de la plantation et son lointain ancêtre.Elle va aller et venir entre son monde et l’univers esclavagiste du XIXème, irrésistiblement convoquée à chaque fois que la vie de son ancêtre blanc est menacée. Ses connaissances et convictions vont être brouillées. Elle découvrira dans la douleur l’absolue dépossession d’être Noire à cette période tout comme ce que la volonté de survivre peut conduire à faire. C’est le deuxième roman d’Octavia E. Butler que je découvre en excellente compagnie puisqu’il…

  • Lectures

    Poésie algérienne

    Happée par les mots de Jean Senac, je poursuis ma découverte de la poésie algérienne de langue française avec l’anthologie “Quand la nuit se brise” publiée @editionspoints.Un recueil choisi sur les bons conseils de @laweshlitteraire! Il rassemble des textes explicatifs permettant de mieux découvrir cette poésie marquée par l’Histoire ainsi que de nombreux poèmes d’auteur(e)s plus ou moins connu(e)s. Je continue de le lire peu à peu et d’en absorber la variété et l’intensité. J’ai choisi de vous faire découvrir le poème “L’angoisse” de Kamel Abdou publié en 1986. “Dis mèreDis-moi que nous avons le droit d’aimerLe droit de rencontrer d’autres yeuxSans avilir le RegardIl faut croire mèreQue toi et moi pourrons…