• Réticence
    Les doux mots du dimanche

    Réticence

    Allez, un mot qui y va un peu à reculons pour #lesdouxmotsdudimanche : réticence. Une réticence c’est, au tout début, une omission. Du coup, parler sans réticence c’est tout simplement parler sans rien omettre de significatif. Et dans le langage du droit, une réticence était l’omission d’un fait qu’on se doit de révéler. La réticence est aussi une figure rhétorique qui consiste à ne pas “finir” son propos pour laisser à l’audience le soin de le compléter (et donc de stimuler son imagination ou de flatter sa capacité de raisonnement). Ce n’est que dans un deuxième temps que la réticence est devenue une réserve, d’ailleurs souvent teintée de désapprobation. On a de…

  • Bibliothèque rose
    Pensées

    Bibliothèque rose

    Dans la vieille maison de vacances, je feuillette à chaque séjour ces anciens volumes de la Bibliothèque Rose (plutôt rouge de mon point de vue mais bon…). A chaque fois pourtant, un ennui profond me saisit ainsi que l’impression que ces lectures ne sont faites que pour être édifiantes.Je me demande bien comment les enfants d’il y a quelques temps pouvaient apprécier ces ouvrages ! Je crois bien que les livres qui sont écrit avec l’intention (aussi louable soit-elle) d’éduquer les enfants m’horripilent presque systématiquement. La manœuvre, souvent assez grossière, me semble une injure à leur subtilité, leur complexité et leur imagination. Des idées de chouettes livres à me conseiller…

  • Les noces sauvages
    Lectures

    Les noces sauvages, Nikki Gemmell.

    Traduit de l’anglais par Dorothée Zumstein.@editionsbelfond “Aux yeux de Snip, les personnes sans curiosité sont comme les maisons sans livres : quelque chose en elles génère le malaise.” Une jeune artiste peintre hérite de sa grand-mère et, sur la demande de celle-ci, part retrouver son père dans l’outback australien pour le questionner sur l’explosion de leur famille.Entre son besoin viscéral d’indépendance et l’urgence de comprendre d’où elle vient, elle devra traverser plusieurs étapes initiatiques pour pouvoir imaginer un avenir qui lui ressemble. Après le désert glacé de l’Antarctique dans “Traversée”, je suis partie pour le désert de sable rouge de l’Australie!J’y ai retrouvé une “héroïne” indépendante, forte, plutôt égoïste et…

  • L'art de lire
    Lectures

    L’art de lire, ou comment résister à l’adversité, Michèle Petit.

    Editions Belin Cet essai rapporte et analyse différentes expériences (principalement en Europe et en Amérique Latine) qui s’appuient sur la lecture collective pour protéger les individus en leur donnant un espace de liberté et pour retisser les liens de collectifs abîmés.Lire et parler de ce qu’on lit pour prendre soin les uns des autres ou imaginer une vie autre que la sienne peut être un acte créatif et politique.L’auteure s’attache à décrire les différentes expériences et les rôles déterminants des animateurs/médiateurs de ces cercles de lecture multiples. Un échange avec @lectures_sur_ordonnances sur la bibliothérapie m’a fait me souvenir que je n’avais jamais terminé ce livre très intéressant.Je suis bien contente d’en avoir…

  • Histoire d'une vie
    Lectures

    Histoire d’une vie, Aharon Appelfeld.

    Traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti.Editions Points “Cette séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l’imaginons. C’est juste un changement de lieu, et le gravissement d’un degré.” Dans ce texte autobiographique, l’auteur revient sur son passé de jeune enfant juif en Roumanie au début de la Seconde Guerre Mondiale et comment cette enfance est la racine de toute son œuvre.En 1939, il a 7 ans et vit heureux avec ses parents. La guerre est déclarée, sa mère assassinée, son père et lui retenus dans le ghetto puis déportés en camp de concentration. Il réussit à s’en échapper, seul.…

  • Traversée
    Lectures

    Traversée, Nikki Gemmell.

    Traduit de l’anglais par Michèle Valencia.@editions1018 Une jeune journaliste australienne, lassée du glauque des faits-divers, saisit l’occasion qui lui est donnée de quitter la ville et d’embarquer pour l’Antarctique.Elle va passer 6 semaines en mer avec des inconnus pour couvrir une expédition scientifique et découvrir le “désert blanc”.La promiscuité imposée par le bateau et l’espace immense autour du campement vont tour à tour faire tomber ses écorces et ses protections pour l’amener au cœur d’elle-même. Je pense vraiment avoir déjà lu ce livre, probablement il y a plus de 15 ans… du coup cette lecture a été étrange car à la fois je “découvrais” le texte et à la fois…

  • Orange en poésie
    Non classé

    Orange en poésie

    Pour changer un peu la tournure de mes #lundipoésie je vous propose deux ou trois poèmes que j’aime ayant en commun une couleur : aujourd’hui, le orange! Un jour, un jour, Louis Aragon (1963)“(…) Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orangeUn jour de palme un jour de feuillages au frontUn jour d’épaule nue où les gens s’aimerontUn jour comme un oiseau sur la plus haute branche“ Arbre au dedans, Octavio Paz (1987)Traduit de l’espagnol par Frédéric Magne.“Dans mon front a poussé un arbre.Il a poussé au-dedans.Ses racines sont des veines,des nerfs ses branches,ses feuillages confus des pensées.Tes regards l’enflammentet ses fruits d’ombressont orange de sang,grenades de lumière.              …

  • Ribambelle
    Les doux mots du dimanche

    Ribambelle

    Un mot qui rigole pour #lesdouxmotsdudimanche : ribambelle ! Une ribambelle c’est une longue file de personnes, souvent d’enfants, ou bien d’un grand nombre d’objets.On parlera ainsi d’une ribambelle d’enfants (ou une ribambelle de bambins si vous aimez rebondir en “b”) qui s’éparpille dans une cour d’école ou bien d’une ribambelle de petites choses à faire avant de partir en vacances…Une ribambelle c’est aussi ce découpage qu’on a tous fait dans notre enfance : on découpe un bonhomme sur une feuille de papier repliée puis on la déplie et tous les bonshommes se tenant par la main forment une guirlande amicale. Le mot vient de la prononciation dialectale de ruban et du…

  • Le crayon du charpentier
    Non classé

    Le crayon du charpentier, Manuel Rivas.

    Traduit du galicien par Ramón Chao et Serge Mestre.@editionsfolio “Ainsi que la musique est liée à l’instrument, l’injustice qui provoque les inégalités et les souffrances sociales constitue la plus terrible machine à détruire les âmes.“ Après le coup d’état de Franco, artistes et intellectuels républicains sont enfermés dans une prison de Galice. Herbal est un des gardes civils qui les surveillent. Sans argent et sans éducation, il observe avec attention ces hommes d’idées et de création puis les exécute de façon sommaire à la nuit tombée. Lorsqu’il doit abattre un jeune peintre qu’il a vu dessiner les prisonniers sous les traits des saints de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle,…

  • Lumière d'été puis vient la nuit
    Lectures

    Lumière d’été, puis vient la nuit, Jón Kalman Stefánsson.

    Traduit de l’islandais par Eric Boury.@editionsfolio “Certains affirment cependant que toute existence est en premier lieu mentale, ce qui signifie que ce que vous avez dans la tête existe fatalement. Si nous creusons un peu cette idée, elle implique que toutes les créations qui sont engendrées ici font partie intégrante du réel, a-t-il expliqué en se frappant la tête de son index.” Les drames, les joies, le quotidien et le singulier d’un petit village islandais. On s’aime, on se déteste, on s’observe, on travaille, on parlotte, on fait la fête, on songe, on fait des choix … comme partout ailleurs en somme mais sans doute sous une lumière un peu…