• Lectures

    Sale temps pour les braves, Don Carpenter.

    Traduit de l’anglais par Céline Leroy. @celine2405. “Il but toute la matinée et toute l’après-midi. Le whisky ne le menait nulle part. Il continuait de boire uniquement pour ne pas être tiré vers l’arrière. Tout paraissait limpide à l’exception du premier pas. Il ne savait pas par quoi commencer.“ Jack Lewitt ne connait pas ses parents qui l’ont abandonné à la naissance, eux-mêmes perdus dans les errements de la Grande Dépression. Entre orphelinat et maison de correction, il a surtout appris à ne compter sur personne et à ne jamais passer pour faible sous peine de se faire arnaquer. Sa dégaine de balèze et sa violence latente le mèneront de prisons…

  • Lectures

    Anaïs Nin: sur la mer des mensonges, Léonie Bischoff.

    Au début des années 20, Anaïs Nin vit avec son mari banquier dans la banlieue parisienne. Pour une jeune femme éduquée, polyglotte et profondément créative, la routine est une menace mortelle. Entre l’écriture de son journal qui lui sert d’exutoire et de terrain de jeu, la pratique de la danse qui révèle son bouillonnement intérieur et la montée en puissance d’une sensualité qu’elle peine à domestiquer, tout est prêt pour que l’artiste en elle s’enflamme.L’étincelle sera la rencontre avec Henri Miller puis sa femme June… Une très belle bande dessinée que j’ai abordé de façon un peu dubitative uniquement car le dessin était trop floral à mon goût (oui je…

  • Lectures

    Kindred, Octavia E. Butler.

    Une jeune femme noire de 1976 se retrouve soudainement propulsée dans une plantation du Sud des Etats-Unis en 1815. Elle y sauve un jeune garçon blanc de la noyade, fils du propriétaire de la plantation et son lointain ancêtre.Elle va aller et venir entre son monde et l’univers esclavagiste du XIXème, irrésistiblement convoquée à chaque fois que la vie de son ancêtre blanc est menacée. Ses connaissances et convictions vont être brouillées. Elle découvrira dans la douleur l’absolue dépossession d’être Noire à cette période tout comme ce que la volonté de survivre peut conduire à faire. C’est le deuxième roman d’Octavia E. Butler que je découvre en excellente compagnie puisqu’il…

  • Lectures

    Poésie algérienne

    Happée par les mots de Jean Senac, je poursuis ma découverte de la poésie algérienne de langue française avec l’anthologie “Quand la nuit se brise” publiée @editionspoints.Un recueil choisi sur les bons conseils de @laweshlitteraire! Il rassemble des textes explicatifs permettant de mieux découvrir cette poésie marquée par l’Histoire ainsi que de nombreux poèmes d’auteur(e)s plus ou moins connu(e)s. Je continue de le lire peu à peu et d’en absorber la variété et l’intensité. J’ai choisi de vous faire découvrir le poème “L’angoisse” de Kamel Abdou publié en 1986. “Dis mèreDis-moi que nous avons le droit d’aimerLe droit de rencontrer d’autres yeuxSans avilir le RegardIl faut croire mèreQue toi et moi pourrons…

  • Les doux mots du dimanche

    Mandibule

    C’est la reprise avec un mot aux sonorités étonnantes pour #lesdouxmotsdudimanche : mandibule. La mandibule est “un os impair, médian et symétrique, qui constitue à lui seul le squelette de la mâchoire inférieure”. La mandibule c’est donc tout simplement la mâchoire inférieure; c’est aussi chacune des deux parties du bec d’un oiseau.Avec une explication pareille, j’imagine que vous vous en êtes décroché la mandibule non ? Le mot vient directement du latin “mandibula” voulant dire mâchoire lui-même dérivé du verbe “mandere” pour mâcher/manger. Rien de bien profond à ajouter si ce n’est que je vous conseille d’utiliser l’expression “jouer des mandibules” pour enchanter vos repas, avouez que c’est plus classe que de…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Cash

    Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir @theflyingelectra, grande lectrice de littérature américaine et amérindienne, pour notre septième #portraitsdefemme partagé ! Elle a choisi de nous parler d’un petit bout de femme d’à peine 1m60 qui fume des Marlboro et joue au billard dans un coin paumé du Minnesota… Mon héroïne s’appelle Cash. Elle vit au Minnesota dans les années 70.Passée de famille d’accueil en famille d’accueil comme bon nombre d’enfants indiens, elle a surtout servi de main d’œuvre gratuite dans les fermes avoisinantes. La jeune femme a réussi à s’émanciper à l’âge de 13 ans et depuis, elle travaille comme ouvrière agricole en journée et en soirée remporte de l’argent en jouant au billard.…

  • Lectures

    Dites à l’avenir que nous arrivons, Mathieu Baudin.

    Une combinaison de convictions personnelles et d’intérêts professionnels m’amène à réfléchir depuis un certain temps aux moyens de faire évoluer les comportements collectifs autour des questions environnementales.La menace, la culpabilité et l’anxiété ne m’ayant jamais semblé être des moteurs durables ou fertiles je cherche donc (au gré des rencontres et des lectures) des moyens drôles, ingénieux et joyeux. J’ai lu ce bouquin pour y trouver synthétisés et vulgarisés le cadre de réflexion et la méthode d’action de l’Institut des Futurs Souhaitables, organisme qui s’attache à imaginer et rendre possibles des futurs désirables. Et bien, j’ai trouvé ce bouquin simple et motivant : une bonne introduction pour changer de point de…

  • Lectures

    La montagne, Manuel Marsol et Carmen Chica.

    Un album jeunesse qui émerveille ! Un conducteur de poids lourd traverse tous les jours la montagne pour effectuer des livraisons.Un beau matin, pris d’une envie pressante, il s’arrête et s’enfonce dans les bois. Au moment de repartir, il ne retrouve plus son chemin et va peu à peu se laisser gagner par la magie de la nature qui l’entoure… Des dessins qui font rêver et le récit d’une échappée au cœur des sensations que la montagne éveille en nous, je vous le conseille vivement.

  • Lectures

    Over the Rainbow, Constance Joly.

    Une fille raconte son père, tâche d’attraper par les mots l’enchanteur insaisissable de son enfance, père divisé et homosexuel mort du SIDA. Avec un mélange de pudeur respectueuse et de sincérité déchirante, elle marche sur le fil du témoignage sans jamais chuter ni dans l’anecdotique ni dans le larmoyant. J’ai beaucoup apprécié ce texte émouvant sans être envahissant (alors que j’avais parfois eu du mal avec le lyrisme dans “Le matin est un tigre”). Il m’a aussi fait repenser avec plaisir au témoignage d’Alysia Abbott dans son livre FairyLand qui m’avait beaucoup apporté. Merci beaucoup @jolyconstance69 pour cet envoi inattendu et très apprécié !

  • Lectures

    Ethnologie du bureau, Pascal Dibie.

    “La feuille de présence souvent appelée “la sournoise” ou “la discrète épouse”, comme l’écrit Poisle Desgranges, “épiant les pas et démarches de son bureaucrate de mari in situ” fut sans doute le meilleur symbole de cette discipline restaurée. L’idée est déjà la rationalisation du travail.” (La citation évoque l’année 1805) Des scribes aux “cadres sup'” en passant par les fonctionnaires, du papyrus ou la tablette de cire à la tablette électronique en passant par la plume et la feuille, la machine à écrire puis l’ordinateur, les outils de l’écriture ont structuré les espaces de travail ainsi que nos postures physiques.La vie dans les bureaux a aussi évolué selon l’estime ou…