• Lectures

    La grande forêt, Robert Penn Warren.

    Traduit de l’anglais par Jean-Gérard Chauffeteau et Gilbert Vivier. “– Savez-vous ce que c’est que l’Histoire? demanda le vieillard après une pause. C’est l’ensemble des épreuves que les gens sont obligés de traverser afin que les choses tournent comme elles auraient tourné de toute manière.“ Une jeune homme juif quitte sa Bavière natale pour émigrer aux Etats-Unis durant la guerre de Sécession. Son objectif ? Combattre pour la liberté et participer à l’émancipation des Noirs, honorant en cela la mémoire de son père ayant lui-même combattu pour des idées avant de les renier. Jeune idéaliste plongé au cœur de la folie des hommes, ballotté au gré des rencontres il va…

  • Lectures

    Un peu de poésie mexicaine

    Un #lundipoésie avec une anthologie que je déguste peu à peu. J’ai décidé de vous faire découvrir deux poèmes. Le premier est d’Alberto Blanco, artiste protéiforme (chanteur, peintre, essayiste, romancier, poète…). Le texte est traduit de l’espagnol par Christine Balta et s’intitule “Plante”. “Je n’ai rien d’autre sous la mainque cette poignée de terre.Je n’ai rien d’autre à faireque boire de l’eau et chercher la lumière.J’occupe seulement l’espace qui me revient,le reste, je ne m’en soucie pas.Une vie sans complicationset un corps à la mesure, rien de plus.” Le deuxième poème s’intitule “Tiens ma robe” et il est de Jennifer Clément, une poétesse américano-mexicaine. II est traduit de l’anglais par Marie Evangéline…

  • Les doux mots du dimanche

    Martingale

    Un mot au ton très décidé pour #lesdouxmotsdudimanche : martingale. Une martingale c’est en premier lieu un élément du harnachement d’un cheval relié à la sangle et qui vise à limiter ses mouvements de tête intempestifs. Ensuite, sur un vêtement, c’est une patte placée dans le dos comme une demie-ceinture qui vise à marquer la taille.Si, si vous savez, la ceinture “repliée” sur un trench-coat qui lui donne ce petit côté cintré assez flatteur ?Enfin, dans les jeux de hasard, la martingale c’est une méthode sensée vous permettre de “prévoir” ce qu’il va se passer et donc d’assurer vos gains… autant vous dire que c’est le graal ou l’arlésienne selon vos références…

  • Lectures

    Ce genre de petites choses, Claire Keegan.

    Traduit de l’anglais par Jacqueline Odin. “Bientôt, il se ressaisit et conclut que rien ne se reproduisait jamais ; à chacun étaient donnés des jours et des occasions qui ne se présenteraient pas une seconde fois. Et n’était-ce pas doux d’être là où on était et, par exception, de laisser l’atmosphère vous ramener dans le passé, malgré le bouleversement, au lieu de toujours examiner la mécanique des journées et les difficultés futures, qui n’apparaîtraient peut-être jamais.“ En 1985, dans une Irlande marquée par la pauvreté, un homme s’affaire avant Noël. Le froid a saisi le pays depuis plusieurs jours et, en tant que marchand de bois et de charbon, il…

  • Lectures

    The History of Fire, Linda Hogan

    Un #lundipoésie auprès de la poétesse chickasaw Linda Hogan qui invoque la vie du feu pour parler de famille et de nature, d’énergie et de résistance, de transformation et d’espoir. Je vous présente son poème “The History of Fire” (non traduit en français malheureusement) que j’ai découvert dans l’excellente anthologie de poésie des Premières Nations “When the Light of the World Was Subdued, Our Songs Came Through: A Norton Anthology of Native Nations Poetry.”Je vous en avais parlé durant un autre #lundipoésie. “My mother is a fire beneath stone.My father, lava.My grandmother is a match,my sister straw.Grandfather is kindling like trees of the world.My brothers are gunpowder,and I am smoke with gray hair,ash…

  • Lectures

    Le chant de la frontière, Jim Lynch.

    Traduit de l’anglais par Jean Esch. “Faire parler Brandon était aussi difficile que de faire démarrer une tronçonneuse au printemps : vous ne saviez jamais combien de temps il mettrait à répondre, ni quand il allait s’arrêter.“ Brandon est un jeune homme singulier : il est très très grand et imposant, passionné et fin observateur d’oiseaux, dyslexique, artiste peintre aimant également le Land Art; il regarde le monde d’une façon différente. Il vit à la frontière avec le Canada et tout semble paisible lorsqu’il commence son travail au sein de la Bordel Patrol. Son sens aigu de l’observation l’amène cependant à cumuler les arrestations entre immigrants illégaux et trafiquants de…

  • Lectures

    L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux.

    “C’était un de ces moments paisibles et rares, presque parfaits, où l’enfance se fixe au plus profond de la mémoire, un de ces moments qu’on voudrait retenir, pour y rester comme dans une bulle, infiniment.” Alors qu’elle s’apprête à partir pour la fête du lycée, une adolescente de 16 ans se fait embarquer par sa mère pour se rendre en-tête à tête dans une maisonnette isolée de tout, au bord d’un lac et sans réseau téléphonique. Elles auront pour elles une nuit entière hors du monde pour que la mère révèle à la fille les secrets de leur famille… La douceur et la chaleur de ce livre m’ont fait du…

  • Les doux mots du dimanche

    Tituber

    C’est reparti pour #lesdouxmotsdudimanche avec un mot avec une patte en l’air : tituber. Tituber c’est d’abord vaciller, chanceler sur ses jambes ou pattes (selon si on est humain ou animal 😉). Le mot vient directement du latin titubare : chanceler. On peut tituber car le vent est fort, car on est affaibli par la maladie ou la fatigue…De façon figurée, tituber c’est hésiter, être incertain, être empêtré(e) dans des doutes.La pensée peut donc aussi tituber, tout comme le langage. J’aime ce mot car il me semble entendre son sens dans ses sonorités : “ti” un pas à gauche – “tu”- un pas à droite – “ber” une halte pour reprendre son…

  • Pensées

    Poésie découpée (5)

    J’essaie encore et je compose des textes hasardeux avec les mots tombés du livre abandonné….“J’ai resserré ma mainSur cette poussière liquideEn retenant mon souffle. Sous le soleil du plein été,Aucune ombre.”