• Lectures

    Shtum, Jem Lester.

    “If you have one foot in the past and the other in the future, you piss on the present.”  Le père d’un jeune garçon autiste se bat pour trouver une école appropriée pour son fils. Entre son travail qui lui déplaît, son couple qui bat de l’aile et ses problèmes de boisson il va se retrouver contraint d’habiter seul avec son père, juif rescapé de l’horreur nazie, et son fils.  Fiction fondée sur l’expérience personnelle de l’auteur, ce roman nous emmène dans le quotidien sans glamour mais plein d’amour d’un parent d’enfant autiste. Importance des routines, sentiment de ne jamais rien maîtriser, perte de soi dans le soin, addictions variées et logiques économiques à l’oeuvre autour des accompagnements sociaux… rien…

  • Lectures

    Une république lumineuse, Andrés Barba.

    Traduit de l’espagnol par François Gaudry.  “L’enfance est plus puissante que la fiction.”  En 1993, un jeune fonctionnaire des affaires sociales arrive dans la ville imaginaire de San Cristobàl enserrée par le fleuve Eré et la forêt tropicale. Alors qu’il a pour mission de travailler auprès des communautés indigènes Neê, il va être embarqué dans une histoire étrange. Des enfants inconnus, parlant une langue incompréhensible et se comportant de façon quasi-sauvage, arrivent de façon inexpliquée dans la ville où ils se comportent de façon agressive jusqu’au drame.  Le narrateur se remémore les différents épisodes de cette tragédie de façon à la fois distanciée, inquiète et méditative. Il emporte son lecteur dans un gouffre d’interrogations nous faisant réfléchir à…

  • Les doux mots du dimanche

    Zinzinuler

    Pour #lesdouxmotsdudimanche je vous souffle un verbe léger et rieur : zinzinuler.  Zinzinuler (que l’on peut également trouver sous la forme zinzibuler) c’est-ce que font les mésanges et les fauvettes 😊 – c’est à dire gazouiller, dans le langage commun.  Par extension le verbe peut être appliqué à toute personne gazouillant : les enfants comme les femmes (oui je sais c’est assez machiste cette affaire).  Bref, pour ce dimanche je vous souhaite tous – mesdames comme messieurs – de zinzinuler gaiement et de profiter du soleil ! 

  • Lectures

    Oracle : Rire

    Une dernière carte pour mon oracle #puiserdansleslivres : le maître-mot est donc cette fois-ci “Rire”. Rire allant du sourire intérieur au franc fou-rire qui vient du ventre et vous laisse totalement rincé(e) ensuite.  Cette carte est délicate car nous ne réagissons pas tous au même humour et ce qui séduit les uns peut laisser totalement de marbre les autres… créant souvent un désarroi profond dans une relation jusque-là fluide. 😊  Je me suis posé de nombreuses questions avant de la faire car je sais bien que je ris moi-même très peu en lisant un livre. J’ai des sourires occasionnels, je pouffe parfois mais guère plus et j’envie terriblement ceux qui rient…

  • Lectures

    Vango T2, Timothée de Fombelle.

    “Le trouble ressenti par Vango prouvait que sa vie entière tenait dans sa vengeance. Ce désir le faisait avancer. Il continuer à vivre pour cela. Certaines très vieilles maisons tiennent encore grâce au lierre qui les détruit.”  La quête de Vango se poursuit et l’emmène dans les Etats-Unis des années 30 où il recroisera la route de ses alliés et celle de ses ennemis avant qu’ils ne soient tous de nouveau emportés dans la tourmente de la guerre. Le jeune héros devra se poser de grandes questions sur les souvenirs, la vengeance, l’amour et les liens qui comptent.  J’ai autant adoré que le premier tome, ce roman est pour moi un vrai plaisir de…

  • Photographie

    Les photographies d’Alain Laboile

    Si vous ne les connaissez pas déjà il vous faut à tout prix filer découvrir les photographies @alainlaboile ! Cet artiste sculpteur s’est mis à la photographie il y a plus de 15 ans et s’attache à rendre compte de façon sincère de sa vie de famille. Dit comme ça cela peut paraître assez quelconque mais plongez-vous un instant dans son travail et vous découvrirez la “vraie vie” des enfants lorsque la liberté leur est laissée. Souvent nus, toujours en mouvements, tous singuliers ils nous ouvrent les portes d’un royaume naturel et intense… Je n’ai malheureusement pas de livre de son travail et j’ai donc pêché pour vous quelques photographies…

  • Lectures

    Sing, unburied, sing, Jesmyn Ward.

    “Sorrow is food swallowed too quickly, caught in the throat, making it nearly impossible to breathe.”  Jojo et sa petite sœur sont élevés par leurs grands-parents maternels noirs qui les entourent d’affection et tâchent de leur transmettre leurs connaissances tant pratiques que spirituelles pour les aider à grandir.  Cette transmission est essentielle pour de nombreuses raisons : leur mère est noire, elle se débat avec ses problèmes de drogue; leur père est blanc, il va bientôt sortir de prison; les enfants sont métis au cœur d’un Mississipi où le racisme est profondément ancré. Ils sont également le fruit d’une relation amoureuse sincère mais initiée par un drame fondateur.  Le trajet pour aller chercher leur père à sa sortie de prison sera l’occasion de…

  • Lectures

    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

  • Lectures

    Une colombe si cruelle, Federico Garcia Lorca.

    Traduit de l’espagnol par Carole Fillière.  Pour ce #lundipoésie je suis fière de vous présenter ce recueil de poèmes en prose dont la traduction est le fruit du travail passionné d’une amie très proche @carole.filliere  De Lorca vous connaissez sans doute les poèmes et l’engagement politique, la vie artistique vibrante et la postérité qui en a fait un classique parfois un peu ennuyeux. Dans ce recueil paru @editions.bruno.doucey vous découvrirez sa prose poétique, singulière, un peu folle, assez surréaliste et très différente à mon avis de l’imposante figure littéraire qui en a été faite.  Je vous partage quelque ligne du prologue d’un texte intitulé “Dans le jardin des pamplemousses de lune”. …

  • Les doux mots du dimanche

    Pacotille

    Pour #lesmotsdouxdudimanche je vous propose un mot léger et clinquant : pacotille.(Déjà, j’imagine qu’une bonne partie d’entre vous a enchaîné mentalement sur “Pas de pacotille, chemise ouverte, chaîne en or qui brille…” ne me remerciez pas 😉) La pacotille est un mot qui apparaît au XVIIIème siècle en droit maritime européen et qui désigne la marchandise que le capitaine ou les marins pouvaient embarquer sans payer de droit de fret pour en faire le commerce à titre personnel. Concrètement, il s’agissait de petits objets de valeur minime et qui pouvaient servir de monnaie d’échange pour le troc avec des populations locales dans les pays lointains. Par extension, la pacotille est devenue une…