• Lectures

    Duo poétique : Jacques Prévert et Yannis Ritsos.

    Un #duopoétique sans doute improbable à première vue : Jacques Prévert et Yannis Ritsos. Entre le poète parisien à la gouaille populaire et le poète grec militant pourtant, les ponts se font sans difficultés notamment autour de leur soif de liberté.Je vous partage deux poèmes contrastés où les rôles semblent inversés. Celui qu’on connait léger penche vers le dramatique et celui qu’on sait éprouvé trouve l’énergie de vivre dans un détail.Ce ne sont pas des poèmes joyeux mais ils me touchent beaucoup. Je vous souhaite une semaine pleine de beauté. Sang et Plumes, Jacques Prévert (1951)“Alouette du souvenirc’est ton sang qui couleet non pas le mienAlouette du souvenirj’ai serré mon poingAlouette du…

  • Lectures

    Ursula Le Guin

    Ça y est, c’est le bon jour ! Je me lance dans de grandes nouveautés : je vais pour la première fois lire un texte d’Ursula Le Guin et pour la première fois me joindre au club de lecture #cemoiscionlit mené par @expeditions_litteraires alias @palir_au_soleil 😊 Youpi tralala !Et vous, vous lisez quoi ?

  • Photographie

    Guide des Arts, Repères Iconographiques.

    Pour ce #jeudiphotographie je triche encore et je vous présente quelques titres d’une collection que j’aime feuilleter : la collection Guide des Arts, Repères Iconographiques publiée chez @editionshazan Le principe en est simple : autour d’une thématique, plusieurs œuvres visuelles traversant les âges sont rassemblées et analysées pour donner à voir et à comprendre comment se construit une iconographie. Le corpus est toujours majoritairement occidental, ce que l’on peut regretter, mais constitue une introduction pédagogique à un système de références culturelles très efficace. Chaque œuvre est rapidement présentée et des détails soulignés pour leur signification. C’est un très bon support pour regarder différemment des œuvres d’art classiques et comprendre comment elles se répondent.On…

  • Lectures

    Tamanoir, Jean-Luc A. d’Asciano.

    “Un clochard ne meurt jamais de mort naturelle, coupe Malscazoni. Il meurt assassiné par le froid, le manque de logement, la spéculation. Il meurt assassiné par le Grand Capital.“ Au cœur du Père Lachaise, deux hommes -membres d’une association d’aide aux SDF- sont assassinés. Un clochard, témoin des faits, s’enfuit dans la nuit avec son chat. Le lendemain, le Tamanoir – enquêteur privé pour le moins singulier et pourvu d’un nez mémorable – découvre le fait-divers dans le journal.Il va s’immerger dans le monde interlope de la rue, découvrir un business mafieux autour des sans domicile fixe et basculer joyeusement dans un occultisme saisissant. Si ce bouquin commence comme un…

  • Lectures

    Le prix des âmes, Emmanuelle Pol.

    “Mi-amusée, mi-horrifiée, elle s’était précipitée dans la salle de bain pour scruter longuement son reflet dans le miroir, s’attendant à y découvrir dieu sait quoi de sale, de déchu, de flétri. Mais elle n’y avait rien trouvé d’autre qu’une jeune femme un peu décoiffée, un peu cernée par l’heure tardive. Se pouvait-il que rien ne transparaisse ? Dans un éclair elle s’était souvenue du jour où elle avait perdu sa virginité. Elle avait tout juste seize ans. Rentrant sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller ses parents, elle avait eu exactement le même réflexe et couru s’observer dans la glace, avide de découvrir sur son visage les marques…

  • Lectures

    Duo poétique : Jim Harrison et Kenneth White.

    Après un dimanche bien pluvieux et bien novembresque revoici une double dose de poésie et de nature avec le #duopoétique : Jim Harrison et Kenneth White. Deux grands poètes contemporains liés à la terre et amoureux du mouvement, un écossais et un américain, deux observateurs occidentaux marqués par l’Orient et ses enseignements. L’île sans nom, Kenneth White (2005)Traduit par Marie-Claude White. “Le bruit du silence iciEst un kerrak-rrok-rrokPrononcé par des oiseaux noirsLe vide sans fin du cielEst empli de nuages lentsVenus du fond de l’océanMéditation est et n’est pas le mot qu’il fautUne lumineuse concentrationTandis qu’un millier de vagues bleuesSe brisent sur l’horizon. “ In Après Ikkyu, Jim Harrison (1996).Traduit par Jean-Luc…

  • Les doux mots du dimanche

    Truculent

    Un des mots qui fait que j’aime les mots pour #lesdouxmotsdudimanche (ça va vous aimez les répétitions de mots ? 😉) : truculent. Truculent, c’est un adjectif qui caractérise un personnage ou des propos frappant par leur liberté de ton, leur gaillardise et leur aspect tapageur. Une personne truculente a le verbe haut, est très expressive, ne fait pas toujours dans la finesse mais peut aussi charmer par son côté encombrant et pittoresque.On le sait moins, par contre, mais le mot truculent qualifiait en premier lieu une personne féroce, se comportant avec brutalité et dont la tenue ou les propos agressaient l’œil ou l’oreille. Le mot vient directement du latin “truculentus” –…

  • Portrait de femme/ Mon héroïne

    Portrait de femme : Moll.

    Bienvenue @manonlitaussi qui a choisi de nous parler Moll Flanders de Daniel Defoë pour ce premier #portraitsdefemme partagé. “C’est un roman que j’ai lu il y a quelques années. J’ai la mémoire courte mais en réfléchissant aux héroïnes qui m’ont marquées je n’ai pas hésité à arrêter mon choix sur cette femme tant ses aventures m’ont passionnées. Moll Flanders a été abandonnée à six mois et cela ne sera que le début d’une vie de déception, d’abandon, de plusieurs mariages ratés. Elle sera emprisonnée, déportée en Amérique. Elle sera au plus haut puis dégringolera, mais toujours de l’avant elle ira pour survivre.” En quoi Moll est-elle un personnage féminin marquant ?“J’aime les héroïnes revêches,…

  • Lectures

    Des jours sans fin, Sebastian Barry.

    Traduit de l’irlandais par Laëtitia Devaux. “Jouer un rôle, c’est pas que de l’apparence. C’est aussi une magie étrange qui a le pouvoir de changer le destin. À force d’imiter quelque chose, on finit par le devenir. Alors qu’on file dans les plaines, Winona blottie contre ma poitrine, j’ai enfin compris que j’étais entièrement et tout simplement une femme. Dans cette tête ouverte à tout vent. Même si mes seins étaient faits de mes chaussettes de l’armée roulées en boule.“ Un jeune irlandais émigre pour les Etats-Unis afin de fuir le désastre de la Grande Famine. Il devient soldat et rencontre dans l’armée l’amour de sa vie, John Cole. Entre…

  • Lectures

    Rendez-vous à quatre heure et demie, Claire Franek.

    Un livre jeunesse tout simple et familier pour ce mercredi férié, brumeux et confiné 😊 Rendez-vous à quatre heure et demie de Claire Franek. On y suit les activités de différents adultes dans leur quartier, en famille, au travail, discutant, s’agaçant et vaquant à leurs routines. Au fur et à mesure que la journée avancent les adultes se déplacent pour finir par tous se retrouver à 16h30 devant l’école où ils vont chercher leurs enfants.Le livre présente chaque adulte au début du livre et les enfants à la fin : l’occasion de faire un va et vient pour reconstituer les paires et les retrouver dans les pages. J’adore ce bouquin…