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    Sing, unburied, sing, Jesmyn Ward.

    “Sorrow is food swallowed too quickly, caught in the throat, making it nearly impossible to breathe.”  Jojo et sa petite sœur sont élevés par leurs grands-parents maternels noirs qui les entourent d’affection et tâchent de leur transmettre leurs connaissances tant pratiques que spirituelles pour les aider à grandir.  Cette transmission est essentielle pour de nombreuses raisons : leur mère est noire, elle se débat avec ses problèmes de drogue; leur père est blanc, il va bientôt sortir de prison; les enfants sont métis au cœur d’un Mississipi où le racisme est profondément ancré. Ils sont également le fruit d’une relation amoureuse sincère mais initiée par un drame fondateur.  Le trajet pour aller chercher leur père à sa sortie de prison sera l’occasion de…

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    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

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    Les falaises, Virginie De Champlain.

    “Des fois j’aimerais ça me rappeler des choses que je me rappelle pas. Comme ma naissance. La première chose que j’ai vue. La première chose qui m’a fait rire. Qui m’a fait pleurer pour vrai. La première fois que j’ai eu mal. J’aimerais aussi avoir pris une photo mentale de moi pendant des moments importants pour pouvoir me les rappeler quand je vais être vieille. Je prends pas la peine de me souvenir de moi. De quoi j’avais l’air en dedans quand je suis tombée en amour. À quel âge j’ai eu peur de mourir pour la première fois. Et toutes les autres. Les fois où je me suis perdue,…

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    L’ombre du chardon (T2), Aki Shimazaki.

    “Il floconne toujours. Un instant, je lève les yeux vers le ciel gris. La même scène me revient à l’esprit : je cours dans la neige en serrant un bébé. C’est un garçon nouveau-né. Il est enveloppé dans une couverture beige. Sa petite main tient fermement une tige de hozuki à deux fruits.“ Bouquiniste spécialisée en ouvrages de philosophie la semaine et entraîneuse le vendredi soir, Mitsuko élève son fils métis et autiste avec sa mère. L’arrivée d’une cliente et de sa fille vont transformer leur équilibre quotidien. Un très court livre tout en douceur et en poésie qui fait le portrait d’une femme forte et de son secret. Hôzuki…

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    Zarbie les yeux verts, Joyce Carol Oates.

    Traduit de l’anglais par Diane Ménard.  “Plus tard j’y repenserai comme à un passage. C’est peut-être ce que faisait ma mère aussi. Passer. D’un territoire connu à un territoire inconnu. D’un endroit où les gens vous connaissent à un endroit où les gens pensent seulement vous connaître. Comme si l’on traversait à la nage un vrai fleuve, un fleuve traitre et dangeureux, et que, réussissant à atteindre la rive opposée, on devienne une personne différente de celle qu’on était.“ Francesca préfère qu’on l’appelle Frankie et devient parfois Zarbie mes yeux verts lorsqu’elle se sent devenir indépendante et puissante. En pleine adolescence elle grandit entre un père commentateur sportif adulé des…

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    Vigile, Hyam Zaytoun.

    ” – Si tu reviens, mon amour, qu´est-ce qui en toi aura changé ? Et si je me prépare au pire, parce qu’on me l’a demandé, parce que c’est toujours comme cela que je fais, depuis toute petite, et sans pouvoir faire mieux, je sens, en même temps, tellement présent cet entêtement fou, cette énergie d’amour et de colère, que ces mots tant de fois chuchotés me donnaient à connaître, il y a presque vingt ans. En mon corps le même souffle, le même battement du cœur. Je vais me lever, longer le couloir, pousser la porte de la chambre. Je poserai la main sur ta poitrine et peut-être tu frémiras : – Je suis ta…

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    La poésie comme mode d’emploi du monde, Pascale Seys.

    “Quelqu’un te donne un livre  il est écrit dessus  voici le mode d’emploi du monde  tu ouvres le livre  il y a un poème  le poème est donc le mode d’emploi qui te permet d’habiter les sombres temps d’aujourd’hui  le poème qui pulvérise le langage  le poème qui travaille la chair du monde  le poème qui ouvre le sens, qui questionne la vie et la mort  le poème, main tendue à l’être et à l’autre  le poème, lieu d’hospitalité  le poème qui t’illumine au plus obscur de toi-même  le poème qui surgit entre boue et étoile  oui ce poème que tu as devant toi, de Rilke, de René Char, de…

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    Je t’aimerai toujours, R Munsch et Camille Jourdy

    Je fais le #jeudiphotographie buissonnier aujourd’hui pour vous parler d’un livre tout en délicatesse et en profondeur : Je t’aimerai toujours de Robert Munsch illustré par Camille Jourdy publié aux #editionsdeséléphants . Déjà, qu’on se le dise, je suis toujours béate devant la douceur et la justesse des dessins de @camillejourdy .Je ne connaissais pas le texte de Robert Munsch qui est manifestement un classique de la littérature anglo-saxonne. Il raconte la force de l’amour d’un parent pour son enfant et comment cette amour se perpétue et se renouvelle au gré des générations.Le principe est celui, toujours simple et efficace, d’une histoire circulaire et j’aime beaucoup sa structure autour d’une berceuse.Les dessins de Camille Jourdy viennent…

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    Dans la mansarde, Marlen Hausofer.

    Traduit de l’allemand par Miguel Couffon. “Mais après tant d’années passées à chasser ce que je connaissais de plus désagréable, c’est-à-dire le souvenir de cette époque révolue, je ne pouvais plus maintenant me permettre de perdre la moindre minute. Je montai dans la mansarde. Sans jeter un regard sur les crayons et les pinceaux tentateurs, je pris l’enveloppe dans le tiroir, en sortis les feuillets jaunis et commençai à les lire.“ Une femme au foyer bourgeoise dont les deux enfants ont quitté la maison raconte la routine de son quotidien. Celle-ci est soudainement modifiée lorsqu’elle se met à recevoir par la Poste, fragment par fragment, les pages d’un journal intime…

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    Les trois lumières, Claire Keegan.

    Traduit de l’anglais par Jacqueline Odin. “Ses mains ressemblent aux mains de ma mère mais il y a autre chose en elles, une chose que je n’ai jamais sentie avant et pour laquelle je n’ai pas de nom. Les mots me manquent terriblement mais c’est un nouvel endroit, et des mots nouveaux sont nécessaires. “ Au beau milieu de la campagne irlandaise, une toute jeune fille est déposée par son père pour une durée indéterminée chez des amis de sa mère. Celle-ci est en effet à nouveau enceinte et souhaite pendant quelques temps avoir une charge en moins.La jeune fille va découvrir à la fois le couple qui l’héberge, un…