• Lectures

    L.A. Bibliothèque, Susan Orlean.

    Traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter.Editions du Sous-sol Le 29 avril 1986, la bibliothèque centrale de Los Angeles a brûlé pendant plus de sept heures d’affilée. 500 000 livres ont été détruits et plus de 700 000 abîmés et l’on ne sait toujours pas si l’incendie était criminel ou non.L’auteure part de cet événement très peu médiatisé – arrivé le même jour la catastrophe de Tchernobyl – pour “mener l’enquête”. Elle ne cherche pas tant à démêler ce qui a pu déclencher l’incendie (n’attendez donc pas de suspense véritable dans ces pages) qu’à rendre visible les multitudes de vies qui se croisent dans un tel lieu. Entre déclaration d’amour à…

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    Why indigenous literatures matter, Daniel Heath Justice.

    WLU Press “This is a book about stories, and how and why they matter. It’s about the stories we tell, and the stories others tell about us. It’s about how stories can either strengthen, wound or seemingly erase our humanity and shared connections, and how our stories are expressed or repressed, shared or hidden, recognized or dissmissed. Stories are bigger than the texts or the bodies that carry them.” Cet essai propose en quatre grandes questions et de nombreuses propositions une vision passionnante sur les littératures autochtones des Amériques.Comment apprendre à être humain ? Comment se comporter en bons membres de la famille ? Comment devenir de bons ancêtres ?…

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    Les végétariens ramènent leur fraise, entretiens, Mia Coiquaud et Caroline Guerin.

    Les végétariens ramènent leur fraise, entretiens, Mia Coiquaud et Caroline Guerin.Editions de l’Harmattan Un recueil qui rassemble les témoignages de plusieurs personnes sur leurs pratiques végétariennes, leurs raisons et leurs relations avec leur entourage. A chaque entretien est associé un portrait photo de la personne et une recette d’un plat qu’elle aime particulièrement ou recommande. J’étais attirée par ce livre car il me semblait fonctionner sur le même principe que “La Décroissance : vivre la simplicité volontaire” que j’ai énormément aimé et qui m’a beaucoup fait réfléchir. J’aime découvrir le cheminement d’autres personnes sur des sujets qui m’interrogent, cela me permet d’avancer pas à pas.Je n’ai finalement pas été très…

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    Le berceau des dominations, anthropologie de l’inceste.

    Dorothée Dussy. Editions Pocket “Dans le monde de l’incesteur, vous avez en permanence un goût de bizarre collé au cerveau, au point que vous finissez par vous demander si vous êtes cinglé(e) ou si ce que vous venez d’entendre ou de dire est normal. Les questions sont bizarres, les réponses aussi, et l’impression d’absurde vient parfois en parade au sentiment d’horreur qui pourrait vous assaillir.” Un essai terrifiant sur l’inceste et les mécaniques du silence qui le laissent prospérer.Je l’ai découvert en écoutant le podcast “Ou peut-être une nuit” de @louimedia mené par Charlotte Pudlowski sur le même sujet. Ce livre me hante, m’interroge encore plus peut-être que le podcast.Face aux chiffres,…

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    Le diable trouve à faire, James Baldwin.

    Traduit de l’anglais par Pauline Soulat.Publié chez Capricci “A quoi pensait-il ? Car je sentais qu’il avait envie de me parler, et je voulais lui parler. Mais aucun de nous n’y parvenait. Ce n’était pas de sa faute, ni de la mienne. Nous ne trouvions pas d’issue à notre trouble commun car on nous avait interdit – sous peine de mort – d’utiliser ou de faire confiance à notre humanité commune, cette confrontation et cette acceptation qui sont tout ce qui peut sauver un autre être humain.“ Un recueil d’essai en trois textes incisifs sur le cinéma américain et ses tentatives, souvent médiocres selon Baldwin, d’exprimer la complexité des rapports…

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    Où va l’argent des pauvres, Denis Colombi.

    Publié aux Editions Payot “S’ils sont pauvres, c’est parce qu’ils ont un défaut ou parce qu’ils ont fait des erreurs, alors notre propre situation, si elle est plus favorable, est justifiée – et si nous sommes nous-mêmes pauvres, nous pouvons penser qu’au moins, nous ne sommes pas comme ça et que demain, nous nous en sortirons, contrairement aux ‘véritables pauvres’.“ Les pauvres manquent d’argent, de cela nous sommes certains. Mais le peu dont ils disposent qu’en font-ils ? La plupart d’entre nous en a une idée, résultant souvent plus de notre imagination ou de nos croyances que de nos connaissances.Les pauvres le sont-ils car ils ne savent pas maîtriser l’argent…

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    Le plaisir de vivre, Anne Ancelin-Schützenberger.

    “Pour la plupart des médecins psychosomaticiens français, le mauvais moral pourrait entraîner la maladie, mais ils hésitent à accepter l’inverse, qui est qu’en rétablissant l’amour de la vie et l’espoir, le fonctionnement du corps peut s’améliorer, pour arriver éventuellement même jusqu’à la guérison.“ L’auteure est une psychologue et psychothérapeute connue pour avoir développé la pyschogénéalogie en France. La psychogénéalogie interroge les effets sur un individu des secrets ou traumatismes vécus par ses parents, grands-parents ou aïeux. Elle s’appuie notamment sur la notion d’inconscient collectif élaborée par Jung et sur une vision de l’individu comme partie d’un tout familial et sociétal.Dans ce livre, Anne Ancelin-Schützenberger partage surtout sa conviction qu’il y…

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    Journal de deuil, Roland Barthes.

    “Je ne souhaite rien d’autre que d’habiter mon chagrin.” L’auteur tient ce journal après la mort de sa mère. Il pose ses saisissements, son chagrin, ses questionnements et tâtonne pour mettre en mots ce qui relève pour lui de l’expérience émotive brute. Le propos est universel, le flux et le reflux de la peine sont perceptibles. C’est un livre-compagnon, une sorte de memento accessible pour naviguer les méandres du deuil.C’est en même temps un témoignage d’une pensée à l’œuvre, une pensée qui essaie de donner forme au maelström de la perte. L’exemple d’un philosophe/sémiologue aux prises avec une expérience intime et qui se sert de ses outils (la pensée et…

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    Libérez votre créativité, Julia Cameron.

    Traduit de l’anglais par Chantal Duchêne-Gonzalez. J’ai décidé de lire ce livre (dont le sous-titre “La bible des artistes” agissait comme un répulsif très efficace jusqu’à lors…) après que @ma_petite_bibliotherapie l’ait mentionné lors d’un stage. Elle en parlait comme d’un livre qui lui avait appris à nourrir son propre artiste en elle avant d’aller nourrir ou aider à développer celui des autres. En Octobre dernier je me suis donc lancée dans la lecture de ce guide pratique qui combine séquences “philosophiques” permettant de se questionner et de mieux connaître l’artiste en soi et exercices pratiques pour jouer, se confronter à ses pensées limitantes et donner de l’espace à sa créativité. Le tout…

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    Mes dix règles d’écriture, Elmore Leonard.

    Traduit de l’anglais par Johanne Le Ray et jeanne Guyon.Illustré Joe Ciardello. “Ne commencez jamais un livre en parlant de la météo.”“N’utilisez jamais de tournures telles que ‘soudain” ou ‘l’enfer se déchaîna’. Cette règle se passe d’explication. J’ai observé que les écrivains qui utilisent le mot ‘soudain’ ont tendance à se laisser un peu déborder par les points d’exclamation.““Si ça a l’air écrit, je réécris.” J’ai adoré ces 10 conseils plein de bons sens et d’impertinence, qui mêlent hommage aux auteurs admirés et coups de pied aux egos des “Grands qui Ecrivent” !Ecrire au plus près du réel, sans se faire mousser, sans renchérir sur les émotions, avec une économie…