• Lectures

    La souplesse des os, D. W. Wilson.

    Traduit de l’anglais par Madeleine Nasalik.@editionsdelolivier “On s’accroche et on s’accroche encore – il connaissait cela par cœur. On s’accroche et les choses tournent bien, ou mal, mais on ne lâche rien, on tente encore le coup parce qu’on n’a pas le choix. Mitch ne sortit pas tout de suite du Ranger, il resta assis là à écouter les chansons rock de sa jeunesse, les yeux fixés sur ces deux fenêtres obscures.“ Dans une petite ville isolée de la Colombie Britannique, les hommes bossent dur ou boivent des bières, observent la vie ou se coltinent avec elle, construisent des maisons, aiment des femmes, élèvent des fils tant bien que mal……

  • Lectures

    Les poèmes de Leonard Cohen

    Un #lundipoésie sous la pluie c’est un retour aux sources qui s’impose avec un poème de Leonard Cohen. Je crois qu’à chaque situation un de ses poèmes me sert de boussole comme seuls peuvent le faire les textes aux sens multiples qu’on apprend, avec le temps, à déchiffrer et à charger de ses propres symboles.Je pourrais piocher à l’infini dans son œuvre mais je vous partage aujourd’hui “True love leaves no traces” écrit en 1977. “As the mist leaves no scarOn the dark green hillSo my body leaves no scarOn you and never willThrough windows in the darkThe children come, the children goLike arrows with no targetsLike shackles made of snowTrue love…

  • Lectures

    Les poèmes de Marie Uguay

    Un #lundipoésie avec une poétesse québécoise dont je découvre le talent grâce @editionsboreal : Marie Uguay. Je veux retenir d’elle l’incandescence et la justesse de ses mots au-delà du “mythe” que sa mort précoce a pu construire. Je vous présente un poème extrait du recueil “L’Outre-vie”, puisse sa beauté réchauffer votre début de semaine. “maintenant nous sommes assis à la grande terrasseoù paraît le soir et les voix parlent un langage inconnude plus en plus s’efface la limite entre le ciel et la terreet surgissent du miroir de vigoureuses étoilescalmes et filantes plus loin un long mur blancet sa corolle de fenêtres noires ton visage a la douceur de qui pense à autre choseton…

  • Lectures

    Shuni, Naomi Fontaine.

    “On m’a demandé quel était le plus beau mot de la langue française. Le voici. Liberté. C’est un mot qui n’existe pourtant pas dans ma langue. La liberté est un concept intrinsèque à tout ce qui existe dans notre vision du monde. Nous sommes issus d’un espace sans clôtures, sans frontières. Des êtres libres dès l’enfance, dès que le petit devient autonome. Même les animaux, on ne les capturait pas pour en faire un élevage. C’est un état qui n’a jamais eu besoin d’être nommé. La seule manière de dire la liberté en innu-aimun c’est nommant la fin d’un enfermement. Apikunakanu.“ Naomi Fontaine écrit à son amie Julie, jeune québécoise…

  • Lectures

    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

  • Lectures

    Les falaises, Virginie De Champlain.

    “Des fois j’aimerais ça me rappeler des choses que je me rappelle pas. Comme ma naissance. La première chose que j’ai vue. La première chose qui m’a fait rire. Qui m’a fait pleurer pour vrai. La première fois que j’ai eu mal. J’aimerais aussi avoir pris une photo mentale de moi pendant des moments importants pour pouvoir me les rappeler quand je vais être vieille. Je prends pas la peine de me souvenir de moi. De quoi j’avais l’air en dedans quand je suis tombée en amour. À quel âge j’ai eu peur de mourir pour la première fois. Et toutes les autres. Les fois où je me suis perdue,…

  • Lectures

    Zarbie les yeux verts, Joyce Carol Oates.

    Traduit de l’anglais par Diane Ménard.  “Plus tard j’y repenserai comme à un passage. C’est peut-être ce que faisait ma mère aussi. Passer. D’un territoire connu à un territoire inconnu. D’un endroit où les gens vous connaissent à un endroit où les gens pensent seulement vous connaître. Comme si l’on traversait à la nage un vrai fleuve, un fleuve traitre et dangeureux, et que, réussissant à atteindre la rive opposée, on devienne une personne différente de celle qu’on était.“ Francesca préfère qu’on l’appelle Frankie et devient parfois Zarbie mes yeux verts lorsqu’elle se sent devenir indépendante et puissante. En pleine adolescence elle grandit entre un père commentateur sportif adulé des…

  • Lectures

    Soucougnant, David Chariandy.

    Traduit de l’anglais par Christine Raguet. “Il y a longtemps qu’elle a commencé à oublier. Au début, avec des choses de tous les jours. Les listes de courses et les recettes, la monnaie pour le bus et les livrets d’épargne, les stylos pour oter toutes les tâches ménagères qui s’arrangent toujours pour disparaître. Seulement ensuite manman s’est mise à oublier de façon bien plus créative. Elle a commencé à oublier les noms et les lieux, les objectifs et le sens des choses. Elle a commencé à oublier les lois de la langue et les chemins du salut et les choses que l’on doit faire avec son corps. Elle a commencé…

  • Lectures

    Les enfants de cœur, Heather O’Neill.

    Traduit de l’anglais par Dominique Fortier. “Chaque jour, une personne est témoin de six miracles en moyenne. Ce n’est pas que nous ne croyons pas aux miracles – nous ne croyons simplement pas que les miracles sont des miracles. Il y a tant de miracles partout autour de nous.“ A Montréal de 1914 à la fin des années 30, deux orphelins s’étant rencontrés et liés chez les bonnes sœurs grandissent et traversent tant bien que mal la Grande Dépression.Leur imaginaire et leurs dons (le piano pour lui, le mime pour elle) leur permettront de continuer à avancer là où le désespoir s’empare de ceux à qui l’inventivité fait défaut. Entre…

  • Lectures

    Moon of the crusted snow, Waubgeshig Rice.

    “He kicked up frozen shrapnel each time he raised a foot. A fine powder lay underneath. The conditions made him think of the specific time of year. There’s a word for this, he thought, trying to remember with each high step across the hard snow. His knees raised as if to rev his mind into higher gear. He looked up to the lumpy clouds in the hope that the word would emerge like a ray of sunlight through overcast sky. “Onaabenii Giizis,” he proudly proclaimed out loud. “The moon of the crusted snow.” His words fell flat on the white ground in front of him and he wondered which month…