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    Les poèmes de Marie Uguay

    Un #lundipoésie avec une poétesse québécoise dont je découvre le talent grâce @editionsboreal : Marie Uguay. Je veux retenir d’elle l’incandescence et la justesse de ses mots au-delà du “mythe” que sa mort précoce a pu construire. Je vous présente un poème extrait du recueil “L’Outre-vie”, puisse sa beauté réchauffer votre début de semaine. “maintenant nous sommes assis à la grande terrasseoù paraît le soir et les voix parlent un langage inconnude plus en plus s’efface la limite entre le ciel et la terreet surgissent du miroir de vigoureuses étoilescalmes et filantes plus loin un long mur blancet sa corolle de fenêtres noires ton visage a la douceur de qui pense à autre choseton…

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    Shuni, Naomi Fontaine.

    “On m’a demandé quel était le plus beau mot de la langue française. Le voici. Liberté. C’est un mot qui n’existe pourtant pas dans ma langue. La liberté est un concept intrinsèque à tout ce qui existe dans notre vision du monde. Nous sommes issus d’un espace sans clôtures, sans frontières. Des êtres libres dès l’enfance, dès que le petit devient autonome. Même les animaux, on ne les capturait pas pour en faire un élevage. C’est un état qui n’a jamais eu besoin d’être nommé. La seule manière de dire la liberté en innu-aimun c’est nommant la fin d’un enfermement. Apikunakanu.“ Naomi Fontaine écrit à son amie Julie, jeune québécoise…

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    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

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    Les falaises, Virginie De Champlain.

    “Des fois j’aimerais ça me rappeler des choses que je me rappelle pas. Comme ma naissance. La première chose que j’ai vue. La première chose qui m’a fait rire. Qui m’a fait pleurer pour vrai. La première fois que j’ai eu mal. J’aimerais aussi avoir pris une photo mentale de moi pendant des moments importants pour pouvoir me les rappeler quand je vais être vieille. Je prends pas la peine de me souvenir de moi. De quoi j’avais l’air en dedans quand je suis tombée en amour. À quel âge j’ai eu peur de mourir pour la première fois. Et toutes les autres. Les fois où je me suis perdue,…

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    Zarbie les yeux verts, Joyce Carol Oates.

    Traduit de l’anglais par Diane Ménard.  “Plus tard j’y repenserai comme à un passage. C’est peut-être ce que faisait ma mère aussi. Passer. D’un territoire connu à un territoire inconnu. D’un endroit où les gens vous connaissent à un endroit où les gens pensent seulement vous connaître. Comme si l’on traversait à la nage un vrai fleuve, un fleuve traitre et dangeureux, et que, réussissant à atteindre la rive opposée, on devienne une personne différente de celle qu’on était.“ Francesca préfère qu’on l’appelle Frankie et devient parfois Zarbie mes yeux verts lorsqu’elle se sent devenir indépendante et puissante. En pleine adolescence elle grandit entre un père commentateur sportif adulé des…

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    Soucougnant, David Chariandy.

    Traduit de l’anglais par Christine Raguet. “Il y a longtemps qu’elle a commencé à oublier. Au début, avec des choses de tous les jours. Les listes de courses et les recettes, la monnaie pour le bus et les livrets d’épargne, les stylos pour oter toutes les tâches ménagères qui s’arrangent toujours pour disparaître. Seulement ensuite manman s’est mise à oublier de façon bien plus créative. Elle a commencé à oublier les noms et les lieux, les objectifs et le sens des choses. Elle a commencé à oublier les lois de la langue et les chemins du salut et les choses que l’on doit faire avec son corps. Elle a commencé…

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    Les enfants de cœur, Heather O’Neill.

    Traduit de l’anglais par Dominique Fortier. “Chaque jour, une personne est témoin de six miracles en moyenne. Ce n’est pas que nous ne croyons pas aux miracles – nous ne croyons simplement pas que les miracles sont des miracles. Il y a tant de miracles partout autour de nous.“ A Montréal de 1914 à la fin des années 30, deux orphelins s’étant rencontrés et liés chez les bonnes sœurs grandissent et traversent tant bien que mal la Grande Dépression.Leur imaginaire et leurs dons (le piano pour lui, le mime pour elle) leur permettront de continuer à avancer là où le désespoir s’empare de ceux à qui l’inventivité fait défaut. Entre…

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    Moon of the crusted snow, Waubgeshig Rice.

    “He kicked up frozen shrapnel each time he raised a foot. A fine powder lay underneath. The conditions made him think of the specific time of year. There’s a word for this, he thought, trying to remember with each high step across the hard snow. His knees raised as if to rev his mind into higher gear. He looked up to the lumpy clouds in the hope that the word would emerge like a ray of sunlight through overcast sky. “Onaabenii Giizis,” he proudly proclaimed out loud. “The moon of the crusted snow.” His words fell flat on the white ground in front of him and he wondered which month…

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    Les lunes de Jupiter, Alice Munro.

    Traduit de l’anglais par Colette Tonge. “Quand on commence réellement à lâcher prise, voici ce qui se passe : d’abord une petite douleur furtive, qui vous étreint là où vous ne l’attendez pas ; ensuite, une sensation de légèreté. Ce n’est pas un simple soulagement. Il y entre un étrange plaisir, sans méchanceté ni masochisme, qui n’a rien de personnel. C’est un plaisir injustifié, ressenti lorsque l’on s’aperçoit que les plans ne collaient pas, que l’édifice ne pouvait tenir …“ Un recueil de nouvelles structuré autour de personnages féminins et qui se concentre sur un moment de leur vie qui les a marquées. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer…

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    Les étoiles s’éteignent à l’aube, Richard Wagamese.

    Traduit de l’anglais par Christine Raguet.  “Les étoiles dessinaient des figures et se chargeaient de significations; il sentait leur attraction comme une convocation et il pénétra plus profondément dans la coupe perlée de la nuit, il y vit une multitude de mondes potentiels, suspendus hors du temps, et il ferma les yeux pour essayer de les ressentir au fond de lui-même, mais il ne sentit rien d’autre que du vide.”  Un jeune homme a été élevé dans la solitude relative des montagnes par un homme qui lui a transmis le plaisir du travail et le goût des échanges francs. Il se retrouve face à face avec son père, un presque inconnu qui…