• Portraits de femmes

    Portrait de femme : Raffaella

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir @lucioleetfeufollet pour un sixième #portraitsdefemme partagé!Elle a choisi de nous parler de Raffaella, une des héroïnes de la saga d’Elena Ferrante : “L’amie prodigieuse”. Ce roman retrace les vies parallèles et l’amitié d’Elena et Raffaella, de leur enfance à leurs soixante ans dans l’Italie de la fin du vingtième siècle. Tandis qu’Elena cherche à s’extraire de son milieu social pour en fuir la violence, Raffaella prend la décision d’y rester et s’emploie à y incarner la liberté. En quoi Rafaella est-elle un personnage féminin marquant ?C’est le complexe mélange de force et de fragilité de Raffaella qui en fait une héroïne marquante. Tour à tour épouse, mère et amante,…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Modesta

    Quatrième portrait de femmes de fiction qui m’ont nourrie : un personnage énergique et insubmersible dont le destin m’a fait perdre le fil du temps pour mon plus grand plaisir, Modesta l’héroïne L’art de la Joie de Goliarda Sapienza. Modesta est une toute jeune fille sicilienne dont pauvreté et le fait d’être née femme l’oriente vers une vie de soumission. Mais dès les premières pages il est évident qu’elle est surtout née pour transgresser! Entre famille, couvent, noblesse sa volonté la mènera loin, au cœur d’une vie trépidante et singulière. En quoi Modesta est-elle un personnage féminin marquant ?Modesta c’est la vie ! La vie qui remue, s’éparpille, se transforme……

  • Lectures

    Je reste ici, Marco Balzano.

    Traduit de l’italien par Nathalie Bauer.  “Je pensais, pour ma part, qu’il n’y avait pas de plus grand savoir que les mots, en particulier pour une femme. Evénements, histoires, rêveries, il importait d’en être affamé et de les conserver pour les moments où la vie s’obscurcit ou se dépouille. Je croyais que les mots pouvaient me sauver.”  Un paisible village rural autrichien se trouve pris dans la tourmente de l’Histoire et devient tour à tour le jouet de l’Italie fasciste puis de l’Allemagne nazie.  La narratrice est à la fois une mère éperdue à qui on a volé sa fille, une fille admirative de ses parents, une épouse éprise, une institutrice clandestine et surtout,…

  • Lectures

    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

  • Lectures

    Mr Gwyn, Alessandro Barrico.

    Traduit de l’italien par Lise Caillat. “Il n’avait jamais imaginé qu’un portrait puisse être une manière de reconduire quelqu’un chez lui, justement, il avait toujours cru que c’était le contraire, on faisait des portraits pour afficher une fausse identité, et la rendre comme vraie, évidemment. Qui accepterait de payer pour se faire démasquer par un peintre et pour suspendre chez lui les traits de sa personne qu’il s’escrime à dissimuler tous les jours ?“ Jasper Gwyn est un écrivain au faîte de sa carrière lorsqu’il annonce publiquement qu’il arrête d’écrire des romans. Après un temps de repos et de réflexion, il se rend néanmoins compte qu’il a toujours un besoin…

  • Lectures

    Ouvre les yeux, Matteo Righetto.

    Traduit de l’italien par Anne-Laure Gonin-Marquer “Tu imagineras vos deux silhouettes, toutes petites, infimes et inutiles dans cette beauté majestueuse et infinie. Tu imagineras vous découvrir et vous apercevoir, réfugiés dans le ventre de cette montagne, loin de tout. Tu ressentiras le poids et l’ivresse de votre solitude ; tu sentiras que vous êtes êtes isolés et dissimulés aux yeux du monde comme seule peut l’être une touffe d’herbe sous une épaisse couche de neige.“ Un homme et une femme se retrouvent, un certain temps après leur divorce, pour faire l’ascension du mont Latemar dans les Dolomites. Cette marche commune dans les montagnes est à la fois le fruit d’une…

  • Lectures

    Les poèmes de Primo Levi

    Un #lundipoésie très fort avec les mots de Primo Levi dont j’aime énormément la poésie.Ce recueil, “A une heure incertaine”, rassemble ses textes poétiques de début 1943 juste avant son arrestation et sa déportation à Auschwitz à 24 ans jusqu’à la fin janvier 1987 peu de temps avant sa mort.Vous y retrouverez le fameux “Si c’est un homme” qui donne son nom au texte le plus connu de l’auteur mais également beaucoup de poèmes tournés vers la vie. J’ai choisi de vous partager le poème “Au commencement” (écrit le 13 août 1970 et traduit ici par Louis Bonalumi) dont j’ai retrouvé toute la force vitale en le relisant dernièrement. “Frères humains pour…

  • Lectures

    Dévorer le ciel, Paolo Giordano.

    Traduit de l’italien par Nathalie Bauer. “A ce moment là, j’ai ressenti l’amour démesuré qu’il éprouvait. Ça ne concernait pas seulement les arbres, ça concernait tout et tout le monde, et ça l’empêchait de respirer, ça l’étouffait.“ Une jeune fille observe une nuit trois adolescents prendre un bain de minuit illicite dans sa piscine. Ils en sont chassés par son père et par le gardien mais cet instant singulier sera la fondation de relations complexes et passionnées.Les quatre personnages noueront en effet des liens profonds entre amour, religion, jalousie, militantisme le tout dans le décor sauvage des Pouilles.Le lecteur les suit au gré des entrelacs d’un récit savamment construit pour…

  • Lectures

    Un poème d’Erri de Luca

    // EN VACANCES // Aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous un poème d’Erri de Luca que j’ai découvert, encore une fois, lors mon initiation à la bibliothérapie (une formation nourrissante de bien des façons 😊). Il s’agit du poème qui ouvre le recueil de nouvelles “Le contraire de un”. “En toi j’ai été albumen, œuf, poisson,les ères sans limites de la terrej’ai traversé dans ton placenta,hors de toi je suis compté en jours.En toi je suis passé de cellule à squeletteun million de fois je me suis agrandi,hors de toi l’accroissement a été immensément mineur.Je suis éclos de ta plénitudesans te laisser vide parce que le videje l’ai emporté…

  • Lectures

    Les villes invisibles, Italo Calvino.

    // EN VACANCES // Traduit de l’italien par Jean Thibaudeau. “Je compris que je devais me libérer des images qui jusqu’ici avaient annoncé les choses que je cherchais : seulement alors je réussirais à comprendre le langage d’Ipazie.À présent il suffit que j’entende le hennissement des chevaux et le claquement des fouets pour que me prenne un tremblement amoureux : à Ipazie, tu dois entrer dans les écuries et les manèges pour voir les belles femmes qui montent en selle, cuisses nues, des jambières sur les mollets, et un jeune étranger s’approche-t-il qu’elles le renversent dans le foin ou la sciure et le pressent ferme contre leur téton. Et lorsque…