• Borgo Vecchio
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    Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura.

    Borgo Vecchio, Giosuè Calaciura.Traduit de l’italien par Lise Chapuis.Editions Noir sur Blanc “Mais le jour où naquit Mimmo, la brume avait la consistance des contes. C’est ce que lui avait raconté sa mère.” Coincé entre la ville et sa richesse hostile et la mer sur laquelle on ne peut s’échapper, le Borgo Vecchio est un quartier aux ruelles tortueuses. Mimmo et Cristofaro y grandissent entre la malhonnêteté et la violence de leurs pères. Ils rêvent de lendemains où ils seraient aimés et puissants. Un cheval de course, un bandit jamais attrapé, une prostituée liée à la Sainte Vierge et sa fille éclairent leurs journées. Deuxième lecture de cet auteur dans…

  • Le tram' de Noël
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    Le tram de Noël, Giosuè Calaciura.

    Traduit de l’italien par Lise Chapuis.Les éditions Noir sur Blanc “Quand le tramway passa, ces étincelles inattendues et festives apparurent comme la queue lumineuse d’une comète – si basse, si rasante, si peu cosmique, si humaine -, et ils décidèrent que cette nuit-là était celle qu’ils attendaient dans le silence de leurs logements pollué par le bruit blasphémateur des télévisions, les cris des disputes dans l’immeuble, le trouble sans sainteté de toute question, de tout commentaire.“ Pendant la nuit du 24 Décembre, le tram N°14 traverse la ville, ses lumières éteintes. Dans sa pénombre, entre une banlieue miséreuse et un centre-ville un peu trop bien nourri, montent à chaque station…

  • Le jardin des Finzi-Contini
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    Le jardin des Finzi-Contini, Giorgio Bassani.

    Traduit de l’italien par Michel Arnaud.Editions Folio “Je ne disposais pas de ce goût instinctif pour les choses qui caractérise les gens normaux. … Ce qui comptait c’était, plus que la possession des choses, le souvenir qu’on avait d’elles, le souvenir en face duquel toute possession ne peut, en soi, apparaître que décevante, banale, insuffisante…. Mon désir que le présent devînt tout de suite du passé, pour pouvoir l’aimer et le contempler à mon aise.” Le narrateur se souvient des Finzi-Contini, une riche famille d’intellectuels juifs vivant un peu à l’écart de la communauté et de la ville. A la fin des années 30 leur maison, la “magna domus”, est…

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    Aller simple, Erri de Luca

    Un #lundipoésie avec les mots d’Erri de Luca dans son recueil Aller simple, en version bilingue et traduit de l’italien par Danièle Varlin.Editions Gallimard Des textes assez mélancoliques, parfois même un peu amers, dont la simplicité et l’acuité sont touchantes.Je vous partage le poème Deux. “Quand nous serons deux nous serons veille et sommeil,nous plongerons dans la même pulpe comme la dent de lait et la deuxième après, nous serons deux comme sont les eaux, les douces et les salées,comme les cieux, du jour et de la nuit,deux comme sont les pieds, les yeux, les reins,comme les temps de la pulsationles coups de la respiration.Quand nous serons deux nous n’aurons pas de…

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    Ancestrale, poèmes de Goliarda Sapienza.

    Un #lundipoésie italien et féminin avec le tout nouveau recueil rassemblant les premiers écrits de Goliarda Sapienza : Ancestrale. Des poèmes des années 50 , publié en édition bilingue par @le.tripode et traduit par Nathalie Castagné. Depuis un mois que ce livre est sorti je lui tourne autour, un peu effarouchée par son prix. Et puis, mon anniversaire et le bookclub d’@palir_au_soleil #cemoiscilonlitgoliardasapienza aidant, j’ai suivi avec délice mon impulsion.Quel bonheur de retrouver les mots ardents de Goliarda, son impétuosité, sa vigueur ! Et toujours, passé le premier assaut des phrases, une douceur poignante.Je vous propose ici trois poèmes qui m’ont saisie et je vous encourage à découvrir les autres. “Si j’avais idée de ton visage,…

  • Lectures

    Les mots de Cesare Pavese

    Un #lundipoésie italien à nouveau avec un texte extrait d’un livre que je vous ai déjà présenté et que j’aime beaucoup de Cesare Pavese. Ce coup-ci, le poème provient de la section “Travailler fatigue”. J’ai choisi de vous présenter “Maternité” mais les textes se répondent beaucoup dans ce recueil et je vous conseille de le feuilleter ! “C’est un homme qui a fait trois enfants ; un grand corpsvigoureux, qui se suffit à soi. Quand on le voit passer,on se dit que ses fils ont la même carrure.Ils sont sortis sans doute des membres de leur père(la femme ne compte pas) complètement formés,trois gaillards comme lui. Mais quel que soit leur corps,pas un…

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    Choses dernières, Umberto Saba.

    Un #lundipoésie profond, charmeur et mélancolique avec les poèmes d’Umberto Saba dans le très beau recueil bilingue “Choses Dernières” paru chez Ypsilon et traduit par Bernard Simeone. Ce poète juif italien a une histoire personnelle intense et douloureuse qui nourrit son attention à la beauté du monde. Entre une enfance marquée par l’absence de son père et l’arrachement à sa nourrice et une vie adulte marquée les deux guerres mondiales (dont une l’aura obligé à fuir de façon répétée avec femme et fille) il aurait pu devenir amer. Sa foi dans la force de l’art et sa découverte de la psychanalyse lui donneront au contraire la force de parler avec simplicité de…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Raffaella

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir @lucioleetfeufollet pour un sixième #portraitsdefemme partagé!Elle a choisi de nous parler de Raffaella, une des héroïnes de la saga d’Elena Ferrante : “L’amie prodigieuse”. Ce roman retrace les vies parallèles et l’amitié d’Elena et Raffaella, de leur enfance à leurs soixante ans dans l’Italie de la fin du vingtième siècle. Tandis qu’Elena cherche à s’extraire de son milieu social pour en fuir la violence, Raffaella prend la décision d’y rester et s’emploie à y incarner la liberté. En quoi Rafaella est-elle un personnage féminin marquant ?C’est le complexe mélange de force et de fragilité de Raffaella qui en fait une héroïne marquante. Tour à tour épouse, mère et amante,…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Modesta

    Quatrième portrait de femmes de fiction qui m’ont nourrie : un personnage énergique et insubmersible dont le destin m’a fait perdre le fil du temps pour mon plus grand plaisir, Modesta l’héroïne L’art de la Joie de Goliarda Sapienza. Modesta est une toute jeune fille sicilienne dont pauvreté et le fait d’être née femme l’oriente vers une vie de soumission. Mais dès les premières pages il est évident qu’elle est surtout née pour transgresser! Entre famille, couvent, noblesse sa volonté la mènera loin, au cœur d’une vie trépidante et singulière. En quoi Modesta est-elle un personnage féminin marquant ?Modesta c’est la vie ! La vie qui remue, s’éparpille, se transforme……

  • Lectures

    Je reste ici, Marco Balzano.

    Traduit de l’italien par Nathalie Bauer.  “Je pensais, pour ma part, qu’il n’y avait pas de plus grand savoir que les mots, en particulier pour une femme. Evénements, histoires, rêveries, il importait d’en être affamé et de les conserver pour les moments où la vie s’obscurcit ou se dépouille. Je croyais que les mots pouvaient me sauver.”  Un paisible village rural autrichien se trouve pris dans la tourmente de l’Histoire et devient tour à tour le jouet de l’Italie fasciste puis de l’Allemagne nazie.  La narratrice est à la fois une mère éperdue à qui on a volé sa fille, une fille admirative de ses parents, une épouse éprise, une institutrice clandestine et surtout,…