• Lectures

    Les mots de Cesare Pavese

    Un #lundipoésie italien à nouveau avec un texte extrait d’un livre que je vous ai déjà présenté et que j’aime beaucoup de Cesare Pavese. Ce coup-ci, le poème provient de la section “Travailler fatigue”. J’ai choisi de vous présenter “Maternité” mais les textes se répondent beaucoup dans ce recueil et je vous conseille de le feuilleter ! “C’est un homme qui a fait trois enfants ; un grand corpsvigoureux, qui se suffit à soi. Quand on le voit passer,on se dit que ses fils ont la même carrure.Ils sont sortis sans doute des membres de leur père(la femme ne compte pas) complètement formés,trois gaillards comme lui. Mais quel que soit leur corps,pas un…

  • Lectures

    Choses dernières, Umberto Saba.

    Un #lundipoésie profond, charmeur et mélancolique avec les poèmes d’Umberto Saba dans le très beau recueil bilingue “Choses Dernières” paru chez Ypsilon et traduit par Bernard Simeone. Ce poète juif italien a une histoire personnelle intense et douloureuse qui nourrit son attention à la beauté du monde. Entre une enfance marquée par l’absence de son père et l’arrachement à sa nourrice et une vie adulte marquée les deux guerres mondiales (dont une l’aura obligé à fuir de façon répétée avec femme et fille) il aurait pu devenir amer. Sa foi dans la force de l’art et sa découverte de la psychanalyse lui donneront au contraire la force de parler avec simplicité de…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Raffaella

    Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir @lucioleetfeufollet pour un sixième #portraitsdefemme partagé!Elle a choisi de nous parler de Raffaella, une des héroïnes de la saga d’Elena Ferrante : “L’amie prodigieuse”. Ce roman retrace les vies parallèles et l’amitié d’Elena et Raffaella, de leur enfance à leurs soixante ans dans l’Italie de la fin du vingtième siècle. Tandis qu’Elena cherche à s’extraire de son milieu social pour en fuir la violence, Raffaella prend la décision d’y rester et s’emploie à y incarner la liberté. En quoi Rafaella est-elle un personnage féminin marquant ?C’est le complexe mélange de force et de fragilité de Raffaella qui en fait une héroïne marquante. Tour à tour épouse, mère et amante,…

  • Portraits de femmes

    Portrait de femme : Modesta

    Quatrième portrait de femmes de fiction qui m’ont nourrie : un personnage énergique et insubmersible dont le destin m’a fait perdre le fil du temps pour mon plus grand plaisir, Modesta l’héroïne L’art de la Joie de Goliarda Sapienza. Modesta est une toute jeune fille sicilienne dont pauvreté et le fait d’être née femme l’oriente vers une vie de soumission. Mais dès les premières pages il est évident qu’elle est surtout née pour transgresser! Entre famille, couvent, noblesse sa volonté la mènera loin, au cœur d’une vie trépidante et singulière. En quoi Modesta est-elle un personnage féminin marquant ?Modesta c’est la vie ! La vie qui remue, s’éparpille, se transforme……

  • Lectures

    Je reste ici, Marco Balzano.

    Traduit de l’italien par Nathalie Bauer.  “Je pensais, pour ma part, qu’il n’y avait pas de plus grand savoir que les mots, en particulier pour une femme. Evénements, histoires, rêveries, il importait d’en être affamé et de les conserver pour les moments où la vie s’obscurcit ou se dépouille. Je croyais que les mots pouvaient me sauver.”  Un paisible village rural autrichien se trouve pris dans la tourmente de l’Histoire et devient tour à tour le jouet de l’Italie fasciste puis de l’Allemagne nazie.  La narratrice est à la fois une mère éperdue à qui on a volé sa fille, une fille admirative de ses parents, une épouse éprise, une institutrice clandestine et surtout,…

  • Lectures

    3ème voyage de juillet…

    C’est parti pour le #juilletjevoyageenlivres ! Je suis ravie d’apporter ma contribution pour la troisième année consécutive à cette belle idée @riendetelque 😊  Et, pour changer un peu, au lieu de vous présenter un pays je vais plutôt vous présenter un lieu, une atmosphère spécifique : des livres se passant sur une île !  J’ai choisi pour vous Plus haut que la mer de Francesca Melandri, Faire surface de Margaret Atwood et Une ile trop loin d’Annika Thor. Trois îles très différentes mais qui ont en commun d’être racontées par des femmes…  Je vous détaille un peu plus les trois titres ci-dessous pour vous mettre l’eau à la bouche et j’attends vos idées…

  • Lectures

    Mr Gwyn, Alessandro Barrico.

    Traduit de l’italien par Lise Caillat. “Il n’avait jamais imaginé qu’un portrait puisse être une manière de reconduire quelqu’un chez lui, justement, il avait toujours cru que c’était le contraire, on faisait des portraits pour afficher une fausse identité, et la rendre comme vraie, évidemment. Qui accepterait de payer pour se faire démasquer par un peintre et pour suspendre chez lui les traits de sa personne qu’il s’escrime à dissimuler tous les jours ?“ Jasper Gwyn est un écrivain au faîte de sa carrière lorsqu’il annonce publiquement qu’il arrête d’écrire des romans. Après un temps de repos et de réflexion, il se rend néanmoins compte qu’il a toujours un besoin…

  • Lectures

    Ouvre les yeux, Matteo Righetto.

    Traduit de l’italien par Anne-Laure Gonin-Marquer “Tu imagineras vos deux silhouettes, toutes petites, infimes et inutiles dans cette beauté majestueuse et infinie. Tu imagineras vous découvrir et vous apercevoir, réfugiés dans le ventre de cette montagne, loin de tout. Tu ressentiras le poids et l’ivresse de votre solitude ; tu sentiras que vous êtes êtes isolés et dissimulés aux yeux du monde comme seule peut l’être une touffe d’herbe sous une épaisse couche de neige.“ Un homme et une femme se retrouvent, un certain temps après leur divorce, pour faire l’ascension du mont Latemar dans les Dolomites. Cette marche commune dans les montagnes est à la fois le fruit d’une…

  • Lectures

    Les poèmes de Primo Levi

    Un #lundipoésie très fort avec les mots de Primo Levi dont j’aime énormément la poésie.Ce recueil, “A une heure incertaine”, rassemble ses textes poétiques de début 1943 juste avant son arrestation et sa déportation à Auschwitz à 24 ans jusqu’à la fin janvier 1987 peu de temps avant sa mort.Vous y retrouverez le fameux “Si c’est un homme” qui donne son nom au texte le plus connu de l’auteur mais également beaucoup de poèmes tournés vers la vie. J’ai choisi de vous partager le poème “Au commencement” (écrit le 13 août 1970 et traduit ici par Louis Bonalumi) dont j’ai retrouvé toute la force vitale en le relisant dernièrement. “Frères humains pour…

  • Lectures

    Dévorer le ciel, Paolo Giordano.

    Traduit de l’italien par Nathalie Bauer. “A ce moment là, j’ai ressenti l’amour démesuré qu’il éprouvait. Ça ne concernait pas seulement les arbres, ça concernait tout et tout le monde, et ça l’empêchait de respirer, ça l’étouffait.“ Une jeune fille observe une nuit trois adolescents prendre un bain de minuit illicite dans sa piscine. Ils en sont chassés par son père et par le gardien mais cet instant singulier sera la fondation de relations complexes et passionnées.Les quatre personnages noueront en effet des liens profonds entre amour, religion, jalousie, militantisme le tout dans le décor sauvage des Pouilles.Le lecteur les suit au gré des entrelacs d’un récit savamment construit pour…