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    Octobre on voyage en imaginaire

    Je suis ravie de participer à la nouvelle initiative de @riendetelque qui, après #juilletjevoyageenlivres , lance #octobreonvoyageenimaginaire ! Je vous présente donc trois bouquins singuliers. Abattoir 5, Kurt Vonnegut.Kurt, auteur, invente Billy, alter ego littéraire auquel tout est possible. Il réchappe du bombardement de Dresde comme son auteur certes mais peut aussi naviguer dans le temps comme il le souhaite et rencontre un peuple extraterrestre qui l’observe pour mieux comprendre les humains.C’est loufoque, drôle et mélancolique à la fois : un OVNI fantastique ! Qui a peur de la mort ? Nnedi Okorafor.Dans une Afrique post apocalyptique deux peuples s’affrontent. Une jeune fille rejetée car née d’un viol découvre ses pouvoirs et sa force spirituelle. Son…

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    Les enfants s’ennuient le dimanche, Jean Stafford.

    Traduit de l’anglais par Jean-Gérard Chauffeteau et Veronique Beghain.Editions Do “Un jour, quelqu’un avait dit qu’elle avait un côté sec – ce qui est très prisé dans le bois de chauffage mais ce qui est beaucoup moins ravissant chez une si belle femme.“ Huit nouvelles pour découvrir l’univers assez froid et clinique de Jean Stafford.Une vieille femme solitaire et acariâtre accepte le cadeau d’un enfant, une promenade entre jeunes fiancés se termine en veillée mortuaire, une jeune femme accidentée se concentre sur la protection de son cerveau durant une intervention chirurgicale, deux sœurs âgées se remémorent leur enfance dans la crainte du jugement de leur tutrice, une femme d’une beauté…

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    Dernière saison avant l’amour, Marly Swick.

    // VACANCES// Traduit de l’anglais par Françoise du Sorbier.@editions1018 “Les petites filles se sont arrêtées de courir et se sont laissées tomber sur l’herbe, en levant vers moi un regard plein d’espoir, comme si elles s’attendaient à ce que je leur dise quelque chose de vraiment important. Mais je ne savais pas quoi leur dire d’autre – elles avaient l’air si jeunes et si confiantes-, alors je me suis dépêchée de retraverser la pelouse, comme si j’avais brusquement entendu le téléphone sonner ou ma mère m’appeler.” Des nouvelles comme en suspens, à la fois très justes et assez mélancoliques, qui s’attachent à des moments de basculement.L’attente d’un enfant, d’une amorce…

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    Tous les noms qu’ils donnaient à Dieu, Anjali Sachdeva.

    Traduit de l’anglais par Hélène Fournier.Editions Albin Michel “Elle est de retour dans la grotte, au bord de ce gouffre sombre où elle a vu danser les lumières bleues, et elle tient dans sa main une corde merveilleusement longue et légère. Elle noue solidement l’une des extrémités autour d’un rocher et jette l’autre dans les ténèbres ; la corde tombe comme une feuille morte.” 9 nouvelles singulières où les individus ont des vies doubles, troubles, entre monde réel et monde imaginaire.Un homme est fasciné par une sirène, une femme est irrésistiblement attirée par une grotte, des jeunes filles violentées envoûtent leurs maris, des septuplées partagent leur douleur, un homme quelconque…

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    Face à l’homme blanc, James Baldwin.

    Traduit de l’anglais par Jean-René Major.Publié aux Editions Gallimard. “Tout ce que je sais de la musique, c’est que bien peu de gens l’écoutent réellement. Et même là, lorsque, rarement, quelque chose s’ouvre en nous par où la musique peut pénétrer, ce que nous entendons surtout, ou ce que nous entendons confirmer, ce sont de fugitives évocations personnelles, intimes. Mais celui qui crée la musique entend autre chose. Il est attentif à la rumeur qui monte du néant et il lui impose un rythme au moment où elle éclate. Ce qui est évoqué en lui alors est d’un autre ordre, plus terrible parce qu’il n’a pas de mot – et…

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    Property, a collection, Lionel Shriver.

    // EN VACANCES//  ” But that was the nature of these stories. They were about what could have happened, or should have happened, but didn’t. They were nearly not stories at all.“ Autour de la notion de propriété, qu’elle soit littérale ou figurée, l’auteure raconte sans fard les travers humains. Le ton est à la fois humoristique, moqueur et parfois même assez cynique.  Une maison qui rejette sa nouvelle propriétaire, un fils trentenaire qui ne veut pas quitter celle de ses parents, un vol de courrier qui lance une histoire d’amour mais aussi comment le partage d’un souvenir intime peut devenir mortel ou une forte amitié l’origine d’une guerre personnelle … ces nouvelles sont saisissantes, très justes et parfois assez stressantes. 😅  Merci @un_bouquet_de_livres pour ce conseil de lecture qui m’aura permis…

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    Girl Trouble, Holly Goddard Jones.

    A travers 8 nouvelles déchirantes situées à Roma dans le Kentucky, l’auteure explore l’ambivalence de la violence faite aux femmes. Une violence physique ou psychologique qui blesse de toutes parts les victimes comme leur entourage, les hommes comme les femmes. J’ai apprécié la finesse de ces histoires où rien n’est jamais binaire, où des actes admirables naissent de situations noires et où les différents protagonistes vibrent d’une même humanité. J’ai lu ce livre grâce au chroniques du #maiennouvelles de @theflyingelectra et @hopsouslacouette … merci de m’avoir fait découvrir cette auteure! Le livre est paru en Français chez @editionsalbinmichel puis chez @livredepoche sous le titre “Une fille bien”.

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    Son corps et autres célébrations, Carmen Machado.

    Traduit de l’anglais par Hélène Papot. “Elle me fascine, c’est tout ce que je peux dire. Elle est accommodante, mais pas à la manière dont je l’étais – dont je le suis. Elle est comme de la pâte, avec une façon de se laisser pétrir qui masque sa robustesse, ses propriétés.“ 8 nouvelles qui enquêtent sur le rapport au corps et au désir entre homme et femme ou femme et femme. Des nouvelles féministes, parfois inquiétantes ou juste déroutantes… Elles ne m’ont pas toutes convaincues mais Le point du mari, Inventaire et Huit bouchées m’ont beaucoup plu et fait réfléchir. Merci @toutcequejaimais et @ledevorateur de m’avoir fait découvrir cette auteure !

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    Des raisons de se plaindre, Jeffrey Eugenides.

    Traduit de l’anglais par Olivier Deparis. “En mâchant son hamburger, Kendall avait compris que c’était ainsi que les gens parlaient dans le monde réel : ce monde qui était le sien et où paradoxalement il n’était pas encore entré. Dans ce monde-là, il y avait des logiciels sur mesure, des actionnaires qui touchaient des dividendes, et des grands groupes qui se livraient des luttes machiavéliques et toutes ces choses vous permettaient de vous garer dans votre allée pavée personnelle au volant d’une range rover vert feuillage d’une beauté déchirante.“ Dix nouvelles sur des personnages – souvent des hommes – entre deux, entre deux sentiments, entre deux vies… et plutôt cassés…

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    La loterie et autres contes noirs, Shirley Jackson / Miles Hyman.

    Traduit de l’anglais par Fabienne Duvigneau. “Le matin du 27 juin était clair et radieux, annonçant la chaleur d’une journée de plein été ; les fleurs s’épanouissaient à profusion et l’herbe était d’un vert luxuriant. La population commença à se rassembler sur la place, entre le bureau de poste et la banque, aux environs de dix heures. Dans certaines bourgades, il y avait tellement de monde que la loterie durait deux jours et devait être organisée dès le 26 juin, mais ici, avec seulement trois cents habitants, l’opération tout entière ne prenait que deux heures, de sorte qu’en débutant à dix heures du matin, elle se terminait à temps pour…